Tandis
que les réserves de gaz naturel conventionnel
décroissent (estimation à 60 ans de consommation), un certain nombre de
pays se tournent de plus en plus vers l’extraction de gaz non conventionnels nichés dans des réservoirs particulièrement difficiles à exploiter comme le charbon et les schistes.
En
Europe, les compagnies pétrolières
commencent à s’intéresser sérieusement à cette ressource en passe de devenir le nouvel eldorado énergétique.
Avec
les gaz non conventionnels, la Russie
a perdu en 2009 son statut de premier producteur mondial au profit des
Etats-Unis où la production a atteint
601 Gm3 (contre 575 pour la Russie).
Plusieurs
compagnies, Total et GDF principalement, alliés à des sociétés américaines ont obtenus des permis de recherche en France, dans le sud principalement, 1% du territoire en tout est concerné ! La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental.
La « fracturation hydraulique horizontale », consiste à provoquer des failles à
l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le
pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois
« ingrédients » sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités
phénoménales d’eau (entre 15 000
et 20 000 m3), des produits
chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des micro-billes pour maintenir ouvertes les failles. Aux Etats-Unis, le bilan de l’extraction
de ces énergies fossiles est
catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc.
Leur
exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à
des émissions accrues de gaz à
effet de serre, alors même que
notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.
Plus
de précisions (cartes, analyses)
www.deleaudanslegaz.com
www.amisdelaterre.org/Les-Amis-de-
la-Terre-lancent-l.html
www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci