Des nouvelles de Ben et Arouna.

Vous avez été nombreux à signer la pétition pour Ben, jeune ivoirien hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon suite à son Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) du 19 octobre. Contrairement à nos espoirs raisonnables, le tribunal administratif (TA) vient de confirmer l’OQTF concernant Ben. Les conditions mêmes de cette décision sont inquiétantes ; Ben devait recevoir dans les jours qui viennent son nouveau passeport, ce qui aurait pu changer la donne. Alors qu’il met en général un mois et demi pour donner sa décision, seuls quinze jours ont suffi. Coupant ainsi l’herbe sous le pieds du collectif de soutien, même s’il y a toujours la possibilité de faire un appel non suspensif de la décision prise. Le recours pourrait durer entre un an et un an et demi, Ben est à présent à la merci du moindre contrôle policier, qui pourrait l’envoyer dans l’avion. 

L’apprentissage envisagé pour lui n’est donc plus à l’ordre du jour. De plus, le juge pour enfant a averti qu’elle n’irait pas à l’encontre de la décision du TA. A l’heure d’aujourd’hui le juge n’a pas pris de décision, Ben attend encore le passeport qui doit arriver d’Abidjan.

Arouna, jeune ivoirien de 16 ans,  pris en charge par l’ASE depuis août 2017 et dont la minorité était contestée depuis son arrivée, a été emmené de force le 3 janvier à la police des frontières sans être accompagné par un éducateur. Il a fait l’objet d’une OQTF avec mise en rétention immédiate au centre de rétention de Nîmes. Trois jours après, il a été libéré sur décision du juge des libertés, sa situation est encore très problématique car l’OQTF reste valable. Comme pour Ben, sa minorité est mise en cause essentiellement par les tests osseux, dont l’usage est encore prédominant dans le Vaucluse alors qu’il a été abandonné par de nombreux départements, vu la mise en cause scientifique générale de leur validité. Arouna a repris l’école, sa scolarité avait été mise en place par le réseau RESF et l’éducation nationale contre l’avis de l’ASE. Nous ne manquerons pas de faire appel à votre solidarité si l’existence d’Arouna en France est menacée.
 

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