LE FEU QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS

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Il y a sept ans nous apprenions avec effroi l’explosion de 3 réacteurs nucléaires dans la centrale de Fukushima au Japon. Au pays du shintoïsme – un culte dédié à la nature -, le choc fut terrifiant. Il venait implacablement raisonner avec la mémoire traumatique d’Hiroshima et Nagasaki.

Grand perdant de la seconde guerre mondiale, le pays entreprit de devenir une puissance incontournable en quelques décennies. Cette croissance phénoménale s’articulait à un parti pris énergétique, la multiplication de centrales nucléaires dans l’archipel nippon. La même énergie qui l’avait terrassé serait utilisée pour redresser le pays. Les États-Unis, les mêmes qui avaient commis le crime d’expérimenter la première bombe nucléaire sur des populations civiles, assureraient la construction et la vente des réacteurs sur le territoire le plus sismique de la planète.

Sept ans plus tard, 100 000 personnes sont toujours déplacées et le nombre de cancers augmente de façon exponentielle dans la région. Sur le chantier, des robots « décèdent » compte tenu de l’intensité des radiations. Et pendant ce temps le lobby nucléaire bataille pour une augmentation des seuils de radioactivité admissibles par l’être humain.
Quotidiennement ce sont plusieurs milliers de litres d’eau qui refroidissent le combustible usagé des piscines, les cœurs de réacteurs en fusion. Une fois contaminée cette eau est ensuite stockée. Tepco (exploitant de la centrale) a obtenu l’autorisation - l’été passé -, d’en déverser 700 000 litres dans l’océan Pacifique.

De Montélimar à Aix en Provence, l’Est de la Région Paca est cerné par l’atome. Fort heureusement et « grâce » à Fukushima, nous sommes passés de la logique du confidentiel défense à la transparence. Ce qui permet au président de l’Autorité de Sureté Nucléaire de contredire 50 ans de propagande en déclarant : un accident majeur comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima, ne peut être exclu nulle part.

Il est bon de rappeler que le Japon a vécu ces dernières années avec ses 54 réacteurs à l’arrêt (seuls 5 réacteurs ont été remis en service depuis 2 ans). 
Avignon Mon Amour
avignonmonamour.wordpress.com

Petit rappel : La France a aujourd’hui 
58 réacteurs nucléaires.

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