Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?

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Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.
Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver et 22h00 l’été (là, on ne connaît pas encore l’heure exacte à laquelle les services de fermeture du passage officieront réellement).
Plus de 20000 signataires d’une pétition plus tard et la création du Collectif 23h59 nous sommes peut-être en train de trouver la solution et vous annoncer un heureux événement : séparer le passage du jardin et donc créer deux entités !
Le jardin fermerait donc aux horaires des jardins et le passage à 23h59, pour le bien-être des habitants, des passants, occasionnels ou pas, et aussi bien sûr de vous, usagers de la Manutention. 
Une réunion a lieu le mardi 2 avril (voir le texte du collectif ci-dessous) pour, nous l’espérons, concrétiser cette décision. À l’heure du bouclage, cette réunion n’a pas encore eu lieu, mais soyons optimiste… 
Il ne resterait plus alors qu’à décider de qui reprendrait les clés pour fermer le passage le soir. Nous, Utopia, sommes toujours disposés à assumer cette délégation, étant présents en permanence et tous les soirs à proximité du fameux passage. Et ainsi nous, toutes et tous, pourrions vaquer où bon nous semble et nous adonner à de bien plus primordiales occupations…

 

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Lundi 15 avril, réunion du Collectif 23h59 

où nous espérons vous donner des informations toutes fraîches sur les décisions prises pour la réouverture du passage.

Communiqué du Collectif 23h59 :

Il était une fois un domaine enchanté – on l’appelait la « Manutention » - où régnaient musique, danse, théâtre et lanterne magique. Situé à l’ombre d’un immense château où fut prise, Dieu sait pourquoi !, un jour, la décision funeste de fermer les grilles du chemin menant sous le ciel étoilé au dit pays merveilleux… 
Et que croyez-vous qu’il arriva ?
Les travailleurs de diverses corporations, les artisans et manufacturiers, ou encore les bourgeois du cru, s’en émurent. Un clerc transcrivit leur incompréhension et leur dépit sur un parchemin où furent apposées plus de 20 000 croix manuscrites en guise d’assentiment. Et après moult péripéties et plusieurs mois de labeur tenace dont on t’épargnera le récit détaillé, ô gentil lecteur, un ambassadeur dépêché par tout ce petit monde prit langue avec le connétable du château. Il fit tant et si bien que se convint une rencontre impliquant, entre autres notables locaux, le connétable, le Maître-architecte du fort de la Drac*
et l’ambassadeur, ceci sur les lieux cause du différend, pour y trouver une issue – car c’est bien de cela qu’il s’agit, littéralement.
Cette rencontre aura eu lieu en l’an de grâce 2019 du calendrier grégorien, une poignée de jours après l’équinoxe de printemps. Gageons, par Sainte-Rita**, que ce colloque tenu entre soustet et rue pavée, sera gros des ingrédients nécessaires au règlement du litige. Mais n’allons pas trop vite : le conte est en train de s’écrire. Espérons donc plus sagement pouvoir annoncer la vente de la peau de l’ours dans la prochaine gazette… 

* Drac : Direction régionale des affaires culturelles  
** Sainte-Rita : patronne des causes désespérées