Éditos

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mardi, novembre 3 2015

Le côté obscur de la farce…

À moins d’être exilés seuls sur Mars, aux confins de la galaxie, à des années-lumières de la Terre, hors de l’attraction de l’indépassable civilisation occidentale, il est impossible depuis des semaines d’échapper au bruit médiatique provoqué par la déferlante Starwars. Mais si, vous savez bien: cette série de films plutôt malins, initiée avec des bouts de ficelles, peu de scénario et beaucoup d’ingéniosité dans les année 70 (au 20ème siècle, il y a une éternité) et qui recyclent à la sauce intergalactique – et il faut bien le dire avec de moins en moins de bonheur – les grandes sagas mythologiques d’antan… bref. Starwars 007 déboule aujourd’hui, en 2015, sur les écrans. Le petit space-opera sympatoche est devenu une franchise lucrative et un produit d’appel faramineux pour vendre du temps de cerveau disponible, le mastodonte Disney a investi un pognon colossal pour se l’approprier (on souhaite à l’heureux vendeur des droits de ne pas étouffer sous son matelas de billets craquants), il n’est donc pas imaginable, mesdames et messieurs, que la sortie du nouvel opus ne soit pas un événement planétaire. Et de fait…

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lundi, octobre 19 2015

Libéralisme Gabegie Vanité

Alors donc, reprenons : parce que ce n’est pas pour dire, on peine un peu à comprendre la logique… On peine un peu à comprendre tout court. Ainsi donc la SNCF perd des voyageurs… elle prévoyait 15 millions de voyageurs en 2015 et elle peine à atteindre les 13 millions. Et on en devine les causes : tandis que le co-voiturage va bon train, on favorise le transport par autocar : de plus en plus d’usagers choisissent plus long et moins cher, surtout les jeunots, vu que la société n’évolue pas dans le sens d’une prospérité grandissante pour tous… Pour les très pressés, les avions vont nettement plus vite et continueront d’aller plus vite. Quand les partisans de la LGV nous jurent que gagner 50 minutes entre Paris et Bordeaux devrait suffire à faire basculer la tendance et procurer 20 % de passagers en plus pour le transport par train… on rigole ! D’autant que, par ailleurs, on projette de nouveaux aéroports, on agrandit les existants, on multiplie les rotations d’avion, les compagnies aériennes cassent les prix… pas la peine d’avoir inventé l’eau tiède pour comprendre que l’argument temps jouera toujours au profit de l’avion…  
« Alternatives économiques », dont on vous recommande la lecture, raconte que l’Etat souhaite diminuer les subventions aux activités ferroviaires, ce qui induit l’augmentation des péages perçus par l’investisseur sur les TGV… ce qui plombe l’équilibre global de la SNCF : les TGV les plus rentables ne peuvent plus subventionner les trains Intercités et les TGV les moins rentables… 

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mardi, septembre 15 2015

Le Pape prêche pour notre paroisse

On aurait presque envie de se rappeler que ce petit cinoche a été une des premières églises de Bordeaux consacrée à un des phares de la pensée mystique (Siméon le stylite) en relayant avec jubilation la dernière encyclique du pape François, « Laudate si ». 

Ben oui, au milieu de la bouillie tiède des discours politiciens, à l’approche d’une COP 21 qui risque bien d’accoucher de mesurettes plus qu’insuffisantes, le pape François se montre d’une radicalité à laquelle ses prédécesseurs ne nous avaient pas habitués. Parce qu’il faut tout de même le savoir : une encyclique, c’est pas de la gnognotte, c’est l’autorité de l’Église qui est engagée dans un message auquel il faut prêter la plus grande attention sous peine de ne plus du tout avoir la cote avec l’Eternel barbu… D’ailleurs le pape l’envoie à tout le monde : du plus imposant cardinal au plus infidèle des mécréants et il n’y va pas de main morte, rappelant, sans mâcher ses mots, que l’homme s’est foutu dans un sacré merdier en salopant la planète comme un gros pourri qu’il est et qu’il a intérêt à faire fissa pour nettoyer cette petite boule pleine de couleurs, de forêts, de nuages, de rivières… dont Dieu lui avait confié la garde en espérant qu’il la transmette encore plus jolie à ses descendants alors que, tout au contraire, il l’a mise à feu et à sang, pourrissant les eaux, les cieux et la terre nourricière… Même que ça mérite bien les foudres de l’enfer. « Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à la planète que depuis ces deux derniers siècles » et il nous invite, vivement, à changer de fond en comble notre façon de penser et nos comportements : « si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats… » L’encyclique fait l’inventaire de tous les dégâts causés par l’homme : perte de la biodiversité, artificialisation des zones humides, dégradation des océans, cruauté envers les êtres vivants « contraire à la dignité humaine »… Et tout ça pour quoi ? Pour qu’une petite poignée se gave alors que le plus grand nombre survit ou crève, privé du minimum nécessaire à une vie décente.

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mardi, juillet 14 2015

DÉJÀ DIX ANS…

On est tombé par hasard sur cet édito d’une gazette de Mai 2005. Cette triste année où la victoire du Non au référendum portant sur la « libéralisation du commerce et des services » se vit transformée miraculeusement par nos parlementaires en Austerlitz du Oui. Titré opportunément La bourse où la vie ? on vous le ressort pour le fun de la naphtaline… A « l’effet de peur sur les passants » déjà souhaité à l’époque pour manipuler l’électeur, s’ajoute aujourd’hui la volonté ardente de réduire à néant une petite chose encore fragile et qui témoigne qu’une autre politique est possible en Europe… L’acharnement contre Syriza dont fait preuve l’Europe libérale en est la manifestation, alors qu’en Novembre menace Podemos…

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mercredi, juin 17 2015

UNE POLICE ENTRE INCOMPÉTENCE ET COLLUSION AVEC LES DANGEREUX AGITÉS DU SIONISME

C’est une histoire de fous… une histoire qui s’est répétée à plusieurs reprises et qui laisse perplexe: étaient-ils seulement mal informés, voire un poil incompétents, ou est-ce délibérément, pour des raisons non avouables, que les policiers « d’élite » du Raid ont déboulé en pleine nuit chez un militant pacifiste, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix, dans son petit appartement de Marseille, juste la veille du soir où il devait intervenir à Toulouse dans une réunion-débat sur la campagne de boycott des produits israéliens en provenance des territoires occupés de Palestine?…

A 3 heures du matin dans la nuit du 8 au 9 Juin, une vingtaine de types armés jusqu’aux dents cassent la porte d’entrée du lotissement où habite Pierre Stambul, puis celle de son appartement, le brutalisent, le menottent à une chaise, fouillent les pièces à la recherche d’armes… C’est qu’un hacker agissant impunément depuis Israël – il a déjà plusieurs fois défrayé la chronique pour le même genre de faits – se faisant passer pour Pierre a appelé la police pour déclarer qu’il venait de tuer sa femme et attendait les forces de l’ordre fusil à la main… Sarah, la femme de Pierre, a beau être à ses côtés et bien vivante, les hommes du Raid ont beau ne pas avoir déniché le moindre pistolet à bouchon, ni arc, ni flèches… ils ne désarment pas et passent la main à leurs collègues de la police nationale qui embarquent sans ménagement notre malheureux Pierre, qu’ils maintiendront pendant plus de 6 heures en garde à vue avant de finir par le relâcher à 11h30, sans explications, sans excuses, sans même lui offrir un café allongé…

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lundi, juin 15 2015

Mais qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?

On ne s’ennuie décidément jamais à Utopia ! Nous voici aujourd’hui embarqués dans le grand bain de l’état de droit. Nous avons en effet demandé à un avocat spécialisé en droit public d’introduire une requête auprès de la cour administrative d’appel de Bordeaux en annulation de la décision de la Commission Nationale d’Aménagement Cinématographique d’autoriser la création de 13 salles UGC supplémentaires de 2394 fauteuils, à quelques encablures de leurs 18 salles de la rue Georges Bonnac.
Tout recours épuisé, certains pourraient dire que nous sommes mauvais joueurs. Sans doute, mais peut-être admettront-ils qu’il est courant, pour qui se noie, de s’accrocher au plus petit esquif.
On se souvient en effet que nous avons été recalés par les deux commissions chargées de délivrer ou pas les autorisations de construire de nouveaux multiplexes. La première, locale, présidée par le Préfet et composée de tout un panel de représentants économiques et d’élus locaux, ne pouvait, on s’en doute, que porter au pinacle un de ces grands projets dits « structurants » qui font les profits des aménageurs et les petits bonheurs des poseurs de première pierre et des coupeurs de ruban. Notre commission de première instance était si convaincue d’ailleurs de l’impérieuse nécessité de son choix qu’elle n’avait même pas jugé bon de consulter les cinémas locaux sur l’opportunité d’un tel projet et les conséquences économiques et culturelles qu’elles produiraient dans le landernau local.

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mardi, juin 9 2015

Comme une étoile dans la nuit…

C’était le titre d’un de ses films : comme son personnage principal, René Féret est mort le 28 avril et ça nous fracasse le cœur. Des années qu’on le suivait à Utopia, film à film, depuis son tout premier, formidable Histoire de Paul, qui racontait l’asile psychiatrique avec une force et une humanité qui lui avaient valu d’emblée une reconnaissance critique et le prix Jean Vigo. Dans la foulée, La Communion solennelle avait eu droit à la sélection cannoise et un beau succès public (500 000 entrées)… mais après quelques échecs commerciaux, il repensa complètement sa façon de faire : désormais il allait prendre ses films en main de la première ligne du scénario jusqu’à sa diffusion en salle. Budgets gérés à l’économie, films délicats et sensibles, sorties modestes, des choix radicaux, pas faciles à assumer mais qui lui valurent des soutiens fidèles, dont le nôtre.

On aime ses films, mais si on le suivait avec une assiduité et une tendresse particulières, c’était aussi parce qu’on estimait profondément ses choix de vie et de cinéma, exigeant et bienveillant à la fois. En se mettant en marge du marché, son œuvre devenait plus personnelle encore, plus belle, plus intéressante. Il fabriquait ses films en famille, avec l’amour de Fabienne sa femme, monteuse et productrice et on y voyait grandir ses filles, embarquées dans ses films avec une poignée de comédiens fidèles (Stevenin père, fille et fils…), et aussi son fils Julien, lui-même comédien et réalisateur… Malade, il a pu résister à cette saloperie de cancer jusqu’à la sortie en salles de son dernier ouvrage, particulièrement réussi et beau : Anton Tchéckhov 1890, produit et monté par Fabienne, avec Marie, Lisa, Julien… et Nicolas Giraud à qui Féret avait déjà confié plusieurs beaux rôles : Comme une étoile dans la nuit, Nannerl, la sœur de Mozart…

samedi, mai 2 2015

Longtemps, longtemps, longtemps… après que les centrales aient disparu…

29 ans déjà… la catastrophe de Tchernobyl continue à produire ses effets. Plus de 100 000 morts, plus de 200 000 invalides, plus d’un million de personnes sans doute contaminées à travers le monde : l’Académie des Sciences de New York vient de publier un état des lieux, le plus complet qui ait été fait jusqu’à ce jour sur la question. Sur les 830 000 « liquidateurs » employés sur le site, plus de 125 000 sont déjà morts des suites de leur intervention et le chiffre continue à augmenter. Sans parler des mutations génétiques qui se produisent dans la région de Tchernobyl en particulier : cochons sans tête ni extrêmités, déformations monstrueuses… et les parents stressent en se demandant à quoi va ressembler leur descendance…
Depuis le 14 Février 2014, un accident nucléaire est en cours au centre de stockage profond de déchets radioactifs militaires et issus de la recherche au Nouveau Mexique. La radioactivité la plus terrible – plutonium, americium – s’est échappée et s’échappe encore. Le WIPP (Waste Isolation Pilot Plan) en cause, c’est comme le CIGEO à Bure, mais en plus gros et plus profond. Pour le coup on s’interroge du côté des USA : est-ce bien la solution d’enfouir les déchets ? Ne les surveille-t-on pas mieux en les stockant en surface ? Toujours cette lancinante question qui reste sans réponse : que faire des déchets ?
Quant à recycler les matériaux contaminés en les mélangeant avec d’autres… Depuis belle lurette une mobilisation a lieu pour empêcher l’ajout délibéré de substance radioactives dans les aliments, les biens de consommation, de construction… non sans succès, mais des propositions de dérogation font régulièrement surface pour que soient allégés les critères autorisant le recyclage.
Et on ne vous parlera pas de Fukushima pour ne pas vous plomber complètement le moral, mais il est clair que la dissémination radioactive se moque des frontières et même si les retombées sont plus faibles lorsqu’elles parviennent jusqu’en France, elles sont néanmoins bien réelles… La Criirad continue a donner d’excellentes informations sur la question et sur plein d’autres choses…

INFO NUCLÉAIRE
CRIIRAD
OBSERVATOIRE DU NUCLÉAIRE

samedi, mars 7 2015

L'enfer est à lui…

Pourquoi y a-t-il des anniversaires à la célébration desquels il serait quasiment sacrilège de manquer et des anniversaires sur lesquels on pourrait s’assoir avantageusement pour conjuguer plus aisément oubli et pseudo pardon ? Que le premier concerne un attentat contre les tours jumelles aux USA et le second une fuite de gaz meurtrière sur le continent indien pourrait laisser penser, si on a très mauvais esprit, qu’en matière de vies humaines, le poids d’un Américain salement trucidé pèse infiniment plus lourd que le poids d’un Indien non moins salement trucidé.

Qui se souvient en effet parmi vous, chers spectateurs, de la tragédie de Bhopal, où une fuite de gaz meurtrière de l’usine de pesticides de l’Union Carbide, société américaine, fit en une nuit, peu avant Noël 1984, plusieurs dizaines de milliers de victimes dans la capitale de l’état du Madhya Pradesh, dans le centre de l’Inde ? Cette nuit d’horreur-là, l’usine installée en pleine ville relâcha dans les airs 40 000 tonnes d’un pesticide infernal. Ceux qui tentèrent de fuir en courant s’effondrèrent au bout de quelques mètres, succombant à l’inhalation du gaz. D’autres, qui espéraient survivre en se couvrant le visage d’un mouchoir humide et en se calfeutrant comme à Pompéi, moururent plus lentement mais aussi sûrement. Le produit était d’une telle toxicité que les trains qui passèrent dans la ville cette nuit-là virent leurs voyageurs décimés. Il fallut des jours aux militaires pour ramasser 25 000 morts, selon les associations de défense des victimes. Mais pire encore, la société responsable du massacre entreprit de fuir ses responsabilités en fusionnant avec le géant de la chimie américaine Dow Chemical, qui parvint, fort de sa puissance, à réduire à l’inaction les autorités indiennes et à freiner les actions en justice jusqu’à les rendre interminables. Il s’en suivit un désastre plus grand encore : cancers, malformations, maladies de peau, atteintes du système nerveux, problèmes respiratoires et gynécologiques… sont aujourd’hui le lot des survivants et de leur descendance.

Trente ans après l’accident, l’usine reste aujourd’hui une bombe à retardement au cœur de la ville et la même question revient sans cesse : combien faudra-t-il de victimes supplémentaires pour que le site soit enfin nettoyé ? Les ONG à l’œuvre sur place en 2014 estiment in fine, en ce 30e anniversaire, à 570 000 le nombre total de personnes intoxiquées à des degrés divers… En 1989, cinq ans après les faits, Union Carbide, avant d’être absorbée par Dow Chemical, accepta de verser aux survivants 470 millions de dollars, soit 550 dollars en moyenne par victime. La somme exacte dépensée la même année par Exxon Valdez pour hélitreuiller des milliers d’otaries américaines menacées par une marée noire dans l’Alaska. Depuis cette année-là, la force de frappe de Dow Chemical aidant, rien n’a bougé sous le ciel indien, à l’exception de la condamnation en 2010 de sept lampistes à deux ans de prison et à 2000 dollars d’amende, l’équivalent de la peine encourue par un chauffard. Quand au PDG d’alors de l’entreprise Union Carbide, Warren Anderson, décédé à 92 ans l’année dernière dans une maison de retraite aux USA, les États Unis ont toujours refusé son extradition pour qu’il comparaisse, comme l’Inde le demandait, devant un tribunal indien… L’enfer est à lui.

jeudi, février 19 2015

99 NON ! Un OUI… Le oui l'emporte…

C’est tout frais, ça vient de sortir pour illustrer la dernière conférence de presse de notre cher Président : il paraît qu’on va nous refiler une couche de démocratie participative, dans la foulée de l’élan national de l’après « 11 Janvier ». Ça tombe bien, car on vient juste de mesurer, à travers nos aventures, combien l’opinion du citoyen et de l’acteur de terrain compte aujourd’hui pour du beurre quand il est question de gros sous. Nous venons d’en faire les frais avec le multiplexe UGC des Bassins à flots qui vient de se voir plébiscité, seul contre tous, par la Commission Nationale d’Aménagement Cinématographique.

Éternels optimistes que nous sommes, il nous était pourtant apparu, à la publication d’un certain rapport Lagauche, il y a un an, que nous pouvions enfin rêver d’une forme de régulation dans le domaine de l’exploitation cinématographique. Il s’agissait en effet pour ce gentil sénateur, missionné par notre autorité de tutelle, de prendre acte du développement exponentiel des multiplexes et d’en fixer enfin les limites pour éviter tout sur-équipement préjudiciable à l’équilibre économique du marché : rien de plus raisonnable on le voit dans le cadre d’un semblant d’aménagement harmonieux du territoire.
Plus accessoirement, puisqu’il ne s’agissait que de politique culturelle, était évoqué dans le rapport en question le sort de la poignée de salles indépendantes classées Recherche qui, les pauvrettes, n’encombrent pas vraiment les rues de nos cités. On les devinait, entre les lignes, promises à être confinées dans des réserves protectrices, un peu à la manière des derniers Indiens d’Amérique du Nord à la fin du xixe siècle. Une protection permettant de ne pas attenter trop clairement à la sacro sainte culture de l’exception culturelle, qui vaut d’ailleurs à nos multiplexes de s’acquitter d’une TVA minorée sur le prix des places et d’une TVA à taux sympa sur la confiserie. Tout cela ne cassait pas trois pattes à un canard et ne faisait pas de ce rapport un brûlot léniniste, mais cela nous laissait espérer que pour deux raisons au moins, le rapport en question nous permettrait d’échapper à ce nouveau et mortifère projet de multiplexe aux Bassins à flots. Il était en effet facile de constater, rapport Lagauche en main, qu’avec 52 salles en centre ville, Bordeaux était déjà la métropole la plus sur-équipée de France (par comparaison : 34 salles à Toulouse), comme il était évident qu’avec 18 salles UGC au pied de notre réserve d’indépendants du cinéma, il était inutile pour notre santé d’en rajouter 13 autres…

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