Éditos

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lundi, novembre 18 2013

Ils ont des chapeaux ronds, vive la Bretagne ?

Hou là là ! Ça va vraiment mal ! De toutes parts montent les hurlements furieux du citoyen contribuable. A l’assassin ! Au meurtre ! On nous vide le gousset ! On nous pompe le sang, on épuise le sel de la terre, on tue chez notre belle jeunesse le goût d’entreprendre…
La triste rengaine servie il y a peu par des pigeons de sinistre mémoire reprend partout du service. Les Bretons, pourtant portés à la modération (on les voit voter depuis trois républiques en faveur d’une mélasse socialo-centripète), se coiffent tout à coup du bonnet rouge des vieilles révoltes paysannes du xviie siècle alors que défilent au coude à coude représentants du Médef, responsables syndicaux et même, stupeur et tremblement, militants des franges les plus aimables de l’extrême gauche. Tous unis pour en finir avec l’impôt, en l’occurrence une taxe dite « éco » dont on devrait surtout s’inquiéter qu’elle soit accompagnée de tout un bazar géré par une société privée italienne que l’on va devoir, maintenant que les carottes sont cuites, désintéresser aux environs de huit cents millions d’euros…

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jeudi, octobre 24 2013

LA CROISSANCE POURQUOI, POUR QUI ?

On n’est jamais déçu par l’actualité : du local au global, jamais une journée, une heure, voire même une minute sans qu’une horreur proche ou lointaine ne nous tombe sur le crâne. Une abomination dont on ne peut nier qu’elle plonge le plus souvent ses racines dans la machinerie économique et sociale effroyable que nous nous sommes mise sur le dos avec la complicité quasi unanime de nos élus et le soutien militant très intéressé des fameux 1% qui formaient, on s’en souvient, la fameuse « base » de l’ex-président Bush. Mais comment diable tout cela commença-t-il ? Quel fut l’acte fondateur qui servit de détonateur à l’explosion de mercantilisme qui ruine tous les fondements de nos sociétés ?

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dimanche, juillet 21 2013

Exception culturelle, y es-tu, que fais-tu, m'entends-tu ?

Le bruit fait autour de la polémique est sans doute arrivé jusqu’à vous. Il fut, le mois dernier, beaucoup question de l’exception culturelle. Cette étrange engeance qui permet aux êtres encore humains de voir encore sur les écrans autre chose que des blockbusters. Ce fut, en effet, une véritable levée en masse qui s’opéra en sa faveur, au point que même des Américains, dissidents peu ou prou de la planète Hollywood, n’hésitèrent pas à chanter ses louanges. C’est à l’occasion de l’ouverture des discussions pour un traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis que le problème, apparemment sensible, fut posé. Il fallut bien évidemment secouer un brin au collet nos alliés Anglais et Allemands qui étaient prêts à sacrifier l’image animée pour bâfrer enfin dans l’auge à cochons des producteurs de bidoche hormonée Yankee…

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mardi, avril 2 2013

ANGELA, STILL FREE, ALWAYS FREE

Angela DavisOn aurait pu la croire oubliée, rangée sur l’étagère « beaux souvenirs » dans le grenier de l’histoire… Que nenni ! La voilà qui nous revient en plein cœur, et l’avant première du film documentaire Free Angela and all political prisoners (à l’affiche chez nous dès le 3 Avril) à Utopia Toulouse a pulvérisé l’idée que les « gens sont oublieux ». Dès huit heures du matin, des spectateurs faisaient la queue devant la porte fermée du ciné, attendant l’ouverture des préventes. En l’espace de ¾ d’heure les places les deux séances prévues en présence d’Angela Davis étaient englouties. De mémoire d’Utopia-Toulouse on n’avait jamais vu une telle passion…

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dimanche, février 3 2013

Mauvais calcul !

2013 : cesser d’engraisser à mort certaines vaches sacrées de notre cinéma national…
Cela fait-il partie des bonnes résolutions du producteur Vincent Maraval * pour l’année nouvelle quand, dans une tribune publiée dans Le Monde le 29 décembre 2012, il entreprend sans ménagements de tailler un méchant costard au modèle cinématographique français, généralement considéré pourtant, dans les sphères les plus éclairées, comme le plus intelligent et le plus performant au monde. Ce qu’il est, ce modèle, même pour nous à Utopia, puisque jusqu’à ce jour, il a permis non seulement de sauver de la disparition notre cinéma national, qui fait jeu égal sur son territoire avec l’ogre américain, mais de voler même parfois au secours des cinématographies étrangères sinistrées mises à mal par la déferlante dévorante des productions américaines sur le monde.

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mardi, décembre 25 2012

Non à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Gendarme NDDLSurveillez la prochaine gazette, aux alentours du 15 Février,
Soirée-Projection suivie d’un débat avec les opposants au projet !

Le projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes, configuré à une époque, les années 60, où on rêvait Concorde et augmentation exponentielle du trafic aérien, une époque où l’on n’évoquait pas encore la crise énergétique et écologique, peut-il encore aujourd’hui être d’actualité ? Est-il un investissement d’avenir ? D’autant plus que le gouvernement, paraît-il, cherche à réaliser 50 à 60 milliards d’euros d’économies sur 5 ans et qu’il y a déjà en France plus de 150 aéroports !
(À propos d’économie et pour parler de tout autre chose, en l’occurrence de notre bonne ville de Bordeaux, on ne comprend toujours pas l’urgence qu’il y avait à couler Jacques Chaban-Delmas dans le bronze, tel un dignitaire de l’ancienne URSS, et à le faire marcher d’un pas aussi lourd que sa silhouette – pas sûr qu’il aurait apprécié le Chaban, lui si sportif, si svelte, si sautillant – sur la place Pey-Berland qui n’avait vraiment pas besoin de ça pour être tristement minérale. Combien, pour cette œuvre malheureusement impérissable ? 500 000 euros !).

Revenons au stupide aéroport. Au-delà des enjeux, la lutte met également en lumière des aberrations démocratiques. Comment se fait-il que des projets de dépenses publiques qui datent, surtout des projets d’équipement en complet décalage avec l’époque de leur concrétisation, contraires à la préservation de l’environnement, tiennent encore debout ? Mais encore, peut-on se fier à des enquêtes remontant à plusieurs années pour valider un tel projet ? Surtout… lorsque l’on apprend que les chiffres ne sont pas forcément fiables… Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Atlantique, a dit : « Lors de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, l’État a manipulé les chiffres. Au moment de calculer la valorisation en euros des gains de temps permis par le nouvel aéroport, les sommes ont été au moins doublées. Sans cela, l’enquête coût -bénéfice aurait été négative. Cela a été fait sous la responsabilité du préfet de l’époque, Bernard Hagelsteen, aujourd’hui conseiller chez Vinci… Cela contribue à l’extrême fragilité de la légitimité démocratique du projet… »… Un tour de passe-passe drôlement gonflé qui a permis à l’État de faire croire que le projet serait rentable. Vous trouverez tous les détails et explications sur le site de Reporterre
Pour toutes autres infos, connaître les actions, consulter : ACIPA

lundi, décembre 17 2012

TVA et cinéma

Branle bas de combat à tous les postes de l’industrie cinématographique. La TVA, passée au 1er Janvier 2012 de 5,5 à 7%, augmentera de nouveau au 1er Janvier 2014 pour passer à 10%. Hurlement général de tout un petit peuple d’exploitants, pire que s’ils étaient passés à la gégène du colonel Bigeard – récemment honoré par notre « gauche » au pouvoir – ou livré à la torture de l’inquisiteur Torquemada.
Ainsi, au lieu de s’honorer en participant plus encore au redressement économique d’une patrie durement ébranlée par les turpitudes de la finance, on gémit, on ergote sur trois petits points de TVA en ajoutant des imprécations aux suppliques. Et pourtant, avant d’en arriver à ce que la patrie en danger nous étouffe de ces trois points de TVA supplémentaires, les pistes étaient multiples dans lesquelles nos sans-culotte du cinéma auraient pu s’engouffrer au son de la Carmagnole, pour faire rendre gorge à la canaille néo-libérale.

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lundi, novembre 26 2012

Pigeons et vautours

PigeonsBien sûr, on se l’était parfois glissé à l’oreille, mais à voix très basse pour éviter de se porter la poisse : ces présidentielles allaient-elles permettre à la gauche de se montrer, cette fois-ci, à la hauteur des circonstances ? La question, vu le merdier économique ambiant, avait en effet de quoi faire trembler dans les chaumières anti-capitalistes mais, faut-il l’avouer, le rejet de Sarkozy, de ses pompes et de ses œuvres était si fort que les dites chaumières étaient prêtes à tout, y compris à croire une nouvelle fois au Père Noël pour se débarrasser de celui qui ne nous avait rien épargné, y compris les mesures les plus vulgaires et les plus infamantes. Facile de faire mieux dans tous les domaines, se rassurait-on en fantasmant sur l’arrivée au pouvoir d’un Gorbatchev mâtiné d’un Roosevelt, lançant à la surprise générale un new deal ou une glasnost énergiques pour mettre en ordre de marche un peuple écrasé de médiocrité et privé depuis longtemps de toute espérance

Que pouvait-on craindre en effet d’un grand vent de raison et d’audace, puisque nous courons de toute façon à la catastrophe ? Un grand vent de folie démocratique qui nous aurait portés, seuls contre tous, sur les hauteurs d’un Valmy anti-libéral, comme à l’époque où l’Europe monarchique tout entière coalisée contre la République naissante, s’était fait ratatiner de belle manière parmi les moulins à vent.

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mercredi, novembre 14 2012

Non à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Samedi 17 Novembre 2012 à 11h
rendez-vous sur place pour une réoccupation des lieux !

Notre-Dame-des-Landes, au Nord de Nantes, là où Jean-Marc Ayrault veut construire, avec l’aide de la multinationale Vinci, une gigantesque plate-forme aéroportuaire (ce sera le troisième…), est aujourd’hui au cœur de l’actualité citoyenne et cybernétique ! Tapotez sur internet « aéroport Notre-Dame-des Landes » et vous saurez tout !
Qui a vraiment envie de cet aéroport en pleine débâcle agricole, environnementale et climatique ? Depuis 40 ans il en est question et depuis 40 ans, grâce à une résistance locale extrêmement opiniâtre et bien informée sur les tenants et les aboutissants d’un tel projet, il n’a pu se faire. Pourquoi le réactiver maintenant alors que l’opinion publique locale et bien au-delà, les organisations telles que Les Amis de la terre, Attac, la Confédération paysanne, Droit au logement, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, Générations futures, Greenpeace, Paysages de France, Réseau action climat, l’Union syndicale solidaire, plein d’AMAP… sont farouchement contre et qu’il va à contre-sens de toutes les expertises, rapports et autres nouvelles données sur notre environnement ? On étouffe sous le CO2 et le diktat de l’économie compétitive ! Et ce n’est pas tout ! L’aéroport est prévu en pleine zone humide, sur 2 000 ha, là où les écosystèmes se régulent et où se développe la biodiversité ! Et que ces zones, essentielles à notre vie sur terre, sont de plus en plus en rares selon le Programme des Nations unies pour l’environnement ! Mais encore : plus aucune terre agricole, aucune ferme sur cette vaste et fertile étendue, alors que chaque jour on déplore officiellement leur disparition, ni de population gage de vie et de prospérité des petits villages ! Tous vont être expropriés ! Qui voudrait être l’artisan d’un tel massacre à l’aune d’un futur qui plus est, ironie de l’histoire, sans pétrole, que l’on voudrait exempt de saloperies pour les générations tout aussi futures ? Pourquoi cette obstination de la part des politiques, de droite comme de gauche, ce silence des quelques écolos au gouvernement ? Entre obstination purement politico-économique et réalité, raison écologique et désir de démocratie, laquelle des deux propositions est la plus excitante ? Celle qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et satisfait quelques lobbies publics/privés pour quelques années ou celle qui se soucie de tous et du long terme ? Laquelle des deux invite vraiment au décollage et à l’atterrissage dans des contrées de rêve ?

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dimanche, octobre 7 2012

FAIT COMME UN RAT AUX OGM

Tous cobayes ?Mais pourquoi donc les médias tombent-ils tous à bras raccourcis sur l’étude menée par Gille-Eric Séralini sur les OGM,en même temps que sur le film que Jean-Paul Jaud lui a consacré, Tous cobayes ?… ? Le Canard enchainé, qui reste un de nos volatiles préférés, donne dans son numéro du 26 septembre un point de vue on ne peut plus sain et pertinent sur le mauvais tour joué à une multinationale sans foi ni loi et à des pouvoirs publics toujours complaisants dans l’expertise sanitaire de très nombreux produits jetés en pâture au cochon de citoyen… On rappellera que ce vilain Canard est un des rares à pouvoir conserver une liberté de ton qui doit beaucoup à sa totale indépendance économique… Une indépendance rare dans les médias d’aujourd’hui…



De toute façon il n’a pas choisi les bons rats. Deux ans de travail, mais en se trompant de cobayes ! Ce professeur Séralini est décidément bien niais. Il n’y connait rien. D’ailleurs, c’est un mi-li-tant, puisqu’il se revendique anti-OGM. Donc il est de parti pris. Alors que tous les autres, les pro-OGM, font preuve d’une impartialité qui les honore. Non seulement ce Séralini a choisi la mauvaise souche de rats, mais il n’en a pas pris assez : 200 rats, ça ne suffit pas pour faire de bonnes statistiques…

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