3 nouveautés Vidéo en Poche

7e cielVidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIdéo En Poche


Septième Ciel (VOSTF)
Réalisé par Andreas Dresen

Coup de coeur du Jury de la sélection Un Certain Regard à Cannes en 2008 (Pour lui, son nouveau film, sera dans nos salles au mois d’avril, et a obtenu le Prix Un Certain Regard à Cannes en 2011)
C’est rare de voir un film sur la vieillesse aussi ouvert, aussi libre et aussi peu enclin à la pitié. Septième ciel n’est pas « un film sur la vieillesse », c’est un film qui raconte l’histoire de personnages qui sont vieux, nuance qui change tout. Parce qu’on est jamais dans le registre « sujet de société » avec discours globalisant, on est dans le portrait sensible et mouvant d’individus qui vivent, qui aiment, qui désirent, qui souffrent, qui font souffrir… toutes activités exaltantes qui ne disparaissent pas sous prétexte qu’on a dépassé la soixantaine.
Pour arrondir les fins de mois, Inge fait de la couture à domicile et c’est comme ça qu’elle va rencontrer Karl : il lui apporte un pantalon à retoucher et boum ! Un regard, un frôlement, un sourire, on sent de l’électricité dans l’air. Le coup de foudre, c’est vraiment une péripétie classique au cinéma, pour ne pas dire un procédé largement éventé. Sauf qu’ici, la femme a 65 ans et l’homme 75 ! Et on y croit à fond ! Ça nous touche bien plus que dans nombre de comédies romantiques avec des stars glamour. Et la relation entre Inge et Karl va sacrément bousculer leur entourage…

Following SeanFollowing Sean (VOSTF)
Film documentaire de Ralph Arlyck
Following Sean est une œuvre splendide et bouleversante sur les utopies, sans nostalgie ni amertume, mais avec la sincérité du vécu, un témoignage de grande valeur qui évolue entre l’intime et l’universel, entre l’instant volé et l’Histoire.
En 1969 à San Francisco, dans un célèbre court-métrage, un petit garçon de quatre ans, Sean, assis pieds nus sur un canapé, parle de fumer de l’herbe, d’habiter avec des accros aux amphets et de sa haine des flics qui « cassent des têtes ». Le réalisateur de ce court métrage, Ralph Arlyck, était étudiant au milieu des années 60 et San Francisco vivait alors au rythme de la révolution culturelle des États-Unis. Ce court-métrage va secouer les spectateurs. Le film, primé dans des festivals du monde entier, sera disséqué dans la presse, présenté lors d’une conférence à la Maison-Blanche, ouvrira moult débats, incarnant un esprit de liberté et une promesse de possibilités infinies…
Quand Ralph décide de retourner à San Francisco, en 1994, pour retrouver le personnage qu’il croit être le centre de sa quête, il n’imagine pas à quel point la vie de ce petit garçon, devenu adulte, reflètera la sienne. Trente ans après, le réalisateur retrouve le gamin, ses parents libertaires et sa mamie communiste. Mais les choses ne tournent jamais comme on le pense. Son documentaire est l’histoire de deux familles, une sur chaque côte des États Unis, et de trois générations. C’est passionnant parce que ça brasse, en mêlant l’intime et le collectif, toutes les idées, les utopies, les rêves qui ont agité la société américaine depuis cette époque.


Mundo gruaMundo grúa (VOSTF)
Écrit et réalisé par Pablo Trapero,
Prix de la Critique à Venise en 2000
(premier long métrage de ce cinéaste argentin à qui l’on doit depuis notamment Leonera qui avait obtenu 8 nominations à Cannes en 2008).
Avec son noir et blanc qui rappelle un certain cinéma qu’on a tant aimé dans les années soixante-dix, Mundo grúa est une chronique superbement mélancolique, une histoire très belle, très forte dans sa simplicité qui vous accroche sans jamais dramatiser, ancrée dans une réalité scrupuleusement observée et restituée, mais qui s’en éloigne par une rêverie volontiers malicieuse, par des trouvailles qui piquent la curiosité et provoquent l’émotion. Pour tourner son film, réalisé avec un budget riquiqui, Pablo Trapero a fait appel à des comédiens pour la plupart amateurs. Le résultat, est formidablement attachant, d’une justesse de ton constante. Pablo Trapero, âgé de 28 ans au moment du tournage, est l’un des fers de lance d’une nouvelle génération de cinéastes argentins en pleine éclosion. Mundo grúa est resté trois mois à l’affiche à Buenos Aires, succès inespéré pour un petit film « néo-réaliste » en noir et blanc.
Rulo tombe amoureux d’Adriana, une veuve vendeuse de sandwiches qui va illuminer sa vie et qu’il présente à ses copains de chantier. Malheureusement Rulo n’obtient pas le job de grutier qu’il convoitait et, plutôt que continuer à vivoter à Buenos Aires, il accepte un boulot bien payé en pleine pampa, à quelques 2000 kilomètres de la capitale. Est-ce la fin de son histoire avec Adriana, est-ce la fin des virées avec les bons copains et des échanges musicaux avec son fils ?…