Mais encore… Le Gaucho, que l’on croit souvent disparu de nos champs, reste toujours utilisé pour l’enrobage des céréales, comme pour le blé, soit-disant que les abeilles, et autres insectes pollinisateurs – ou non d’ailleurs (trop souvent oubliés) – n’y vont pas ! Alors que non seulement la guttation y est également présente, mais lors des semis, des transports des semences et des récoltes et surtout comme en ce moment lors des moissons, de fines particules de poussières polluent tout l’environnement autour. Et puis n’oublions pas que ces produits restent rémanents dans la terre et dans l’eau un grand nombre d’années, polluant ainsi les cultures à venir sur ces parcelles, les nappes phréatiques et les cours d’eau.
Malheureusement ce ne sont pas là nos seuls soucis. Bon nombre d’autres dangers nous menacent comme l’épandage massif d’insecticides pour la démoustication de la vallée de la Garonne contre le moustique tigre ou contre la mouche du brou de noix ici en Dordogne, toujours autorisé malgré l’interdiction faite par la Directive européenne 2009/128/CE. Situation folle ou ubuesque quand on sait, et la chose est démontrée scientifiquement, que les molécules utilisées ont un impact négatif sur les abeilles et personne ne s’alarme que certains de ces produits, utilisés par exemple dans les Landes, portent la mention « risque possible pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant »…
Le 4 mai 2012, à la veille du second tour, le gouvernement reconnaissait officiellement le lien entre les pesticides et la maladie de Parkinson chez les agriculteurs.
« Selon la loi Grenelle 2, l’épandage aérien ne devait être autorisé que dans le cadre de dérogations exceptionnelles. À voir la multiplication des arrêtés préfectoraux signés ces dernières semaines un peu partout, il semblerait que ces dérogations deviennent la règle », écrit Le Monde dans son édition du 23 Juillet 2012.
C’est le précédent gouvernement, par l’intermédiaire de la circulaire du 5 mars 2012 de son ministre de l’agriculture, Bruno Lemaire, qui a souhaité assouplir l’interdiction de pulvériser par voie aérienne sept pesticides utilisés comme fongicides et insecticides. Les préfets sont donc invités à autoriser les épandages de ces pesticides à titre dérogatoire.

Et bien sur les OGM sont de plus en plus utilisés, légalement ou non. C’est pourquoi il est primordial pour les générations futures de réfléchir à l’impact de nos actes sur la nature, car c’est la consommation qui guide la production !
Ici à St Julien de Bourdeilles, nos jachères mellifères continuent d’apporter une biodiversité pour nos abeilles, mais jusqu’à quand ? Nous sommes dans un milieu encore plutôt préservé et les fleurs sauvages sont très présentes, comme la marjolaine en pleine floraison actuellement. Notre volonté de fuir les grandes cultures pour s’isoler dans les forêts périgourdines nous permet d’être un peu plus tranquilles envers le poids des menaces pour l’abeille même si cela diminue la quantité de la production. Mais ainsi nous sommes fiers de la qualité…
Nous venons de finir la récolte de miel de châtaignier dans certains secteurs. Dans d’autres, nous le récolteront en Août où il sera mélangé avec la ronce, le miellat, si la météo le permet, et bien d’autres fleurs sauvages. Les résultats des analyses des miels de printemps viennent d’arriver.
De nouveaux miels seront donc proposés à la rentrée pour PCA aux saveurs aussi différentes que notre environnement.
Nous vous disons à mercredi, à partir de 18h30, salle de la cheminée au cinéma Utopia.

Salutations apicoles