Non à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Gendarme NDDLSurveillez la prochaine gazette, aux alentours du 15 Février,
Soirée-Projection suivie d’un débat avec les opposants au projet !

Le projet de l’aéroport de Notre Dame des Landes, configuré à une époque, les années 60, où on rêvait Concorde et augmentation exponentielle du trafic aérien, une époque où l’on n’évoquait pas encore la crise énergétique et écologique, peut-il encore aujourd’hui être d’actualité ? Est-il un investissement d’avenir ? D’autant plus que le gouvernement, paraît-il, cherche à réaliser 50 à 60 milliards d’euros d’économies sur 5 ans et qu’il y a déjà en France plus de 150 aéroports !
(À propos d’économie et pour parler de tout autre chose, en l’occurrence de notre bonne ville de Bordeaux, on ne comprend toujours pas l’urgence qu’il y avait à couler Jacques Chaban-Delmas dans le bronze, tel un dignitaire de l’ancienne URSS, et à le faire marcher d’un pas aussi lourd que sa silhouette – pas sûr qu’il aurait apprécié le Chaban, lui si sportif, si svelte, si sautillant – sur la place Pey-Berland qui n’avait vraiment pas besoin de ça pour être tristement minérale. Combien, pour cette œuvre malheureusement impérissable ? 500 000 euros !).

Revenons au stupide aéroport. Au-delà des enjeux, la lutte met également en lumière des aberrations démocratiques. Comment se fait-il que des projets de dépenses publiques qui datent, surtout des projets d’équipement en complet décalage avec l’époque de leur concrétisation, contraires à la préservation de l’environnement, tiennent encore debout ? Mais encore, peut-on se fier à des enquêtes remontant à plusieurs années pour valider un tel projet ? Surtout… lorsque l’on apprend que les chiffres ne sont pas forcément fiables… Ronan Dantec, sénateur EELV de Loire-Atlantique, a dit : « Lors de l’enquête coût-bénéfice sur le projet, l’État a manipulé les chiffres. Au moment de calculer la valorisation en euros des gains de temps permis par le nouvel aéroport, les sommes ont été au moins doublées. Sans cela, l’enquête coût -bénéfice aurait été négative. Cela a été fait sous la responsabilité du préfet de l’époque, Bernard Hagelsteen, aujourd’hui conseiller chez Vinci… Cela contribue à l’extrême fragilité de la légitimité démocratique du projet… »… Un tour de passe-passe drôlement gonflé qui a permis à l’État de faire croire que le projet serait rentable. Vous trouverez tous les détails et explications sur le site de Reporterre
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