3 nouveautés Vidéo en Poche : LOULOU ET AUTRES LOUPS, LES ADIEUX À LA REINE et PLEIN SUD

Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : Vidéo en Poche


Loulou et autre loups

Loulou et autres loups

Loulou et autres loups est composé de cinq films d’animation sur le thème du loup, Le programme est particulièrement destiné aux enfants de 3 à 7 ans, mais il ravira aussi les plus grands, les parents et de façon générale tout public amateur d’animation et de contes humoristiques.

La pierre angulaire de ce programme original est évidemment Loulou, un moyen métrage de 27 minutes, véritable petit bijou adapté du célèbre album de Grégoire Solotareff, réalisé par Serge Elissalde. Temps d’été au pays des lapins, mais tandis que Tom se prélasse sur la plage, un drame se joue dans le sous-bois : Loulou, le jeune loup, se retrouve seul au monde. Comment survivre quand on ne sait ni ce qu’on est, ni ce qu’on est censé manger ? Adopté puis rejeté par des lapins, Loulou va faire son apprentissage entre le confort douillet du terrier et les périls de la forêt.


En complément, vous aurez droit à quatre autres courts-métrages tout à fait épatants d’une durée totale de 25 minutes. T’es où Mère Grand ? de François Chalet : c’est l’heure du goûter, Mère-Grand a disparu, Loup et Chaperon partent à sa recherche, ça va swinguer sur la planète. Marika et le loup de Marie Caillo : top-model, joli boulot, mais qui part à la chasse perd sa place. Pour faire le portrait d’un loup de Philippe Petit-Roulet : hommage à Jacques Prévert… Il faut des poils, des yeux, des pattes, des oreilles, une queue, sans oublier les dents, sûrement le plus important. Micro loup de Richard McGuire : montrer le plus petit loup du monde dans une capitale, d’accord, mais encore faut-il veiller à ce que le goulu ne croque pas tout le monde.


Les adieux à la reineLes Adieux à la Reine

Un film de Benoît Jacquot, avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen, Noémie Lvosky, Xavier Beauvois, Michel Robin, Julie-Marie Parmentier, Lolita Chammah… Prix Louis Delluc en 2012. Scénario de Gilles Taurand et Benoît Jacquot, d’après le roman de Chantal Thomas.


« 14 juillet 1789 - aujourd’hui : rien »… L’histoire raconte que ce sont les mots que Louis XVI fit inscrire dans son journal ce jour-là… Ils résument à eux seuls le gouffre qui sépare alors le peuple qui a faim aux portes de Versailles et l’insouciance qui règne encore, mais plus pour longtemps, dans le château des rois de France. 14 juillet 1789… Quelques jours avant, quelques heures après… Quelques jours dans l’intimité d’un monde qui se meurt et vit sans le savoir son ultime souffle. Chronique des derniers instants d’une royauté malade de son arrogance, de sa frivolité et de son insouciance, d’un pouvoir qui pense encore que le remède est à portée de sceptre et que l’on peut faire taire la rumeur qui monte depuis Paris.


Ce sont ces derniers jours qui nous sont ici racontés, le calme inquiétant avant la tempête. Mais l’effondrement de ce monde, de ses certitudes, de ses valeurs, de ses comportements, de ses modes de pensées se fera ici sans fracas. Benoît Jacquot traite ce brutal changement d’époque en creux, en douceur, à hauteur d’un personnage somme toute secondaire : une servante, une liseuse. Sidonie Laborde n’a qu’un désir : plaire à sa reine, Marie-Antoinette. Sidonie est certes une servante mais pas tout à fait comme les autres : elle aime lire, elle aime les livres, elle les connaît et surtout connaît ceux qui pourraient plaire à la reine. En ce mois de juillet 1789, alors que le grondement de la révolte s’insinue des cuisines aux chambres des bonnes, Sidonie refuse d’entendre, persuadée qu’auprès de la reine, rien ne pourra jamais lui arriver. Marie-Antoinette, quant à elle, ne désire qu’une seule chose : retrouver la duchesse de Polignac, sa tendre amie, sa confidente, celle qui a su se rendre indispensable, et dont l’éloignement provoque chez elle un grand vide amoureux. Pourtant, la reine entend elle aussi la rumeur de Paris et sait, ou pressent, que le peuple réclame sa tête haut piquée sur une baïonnette… Mais la seule pensée qui la fait frémir, c’est de savoir que le nom de « la Polignac » est lui aussi sur la funeste liste de ceux qu’il faut éliminer pour que naisse la République. Dès lors, elle n’a qu’une idée : sauver celle qu’elle croit aimer d’un amour fidèle, pur et absolu.


Sidonie est le vecteur de cette histoire où toutes les certitudes viennent à vaciller ; certitudes du pouvoir, de l’amour, de la dévotion. Benoît Jacquot filme Versailles comme une ruche où les vibrations de la reine, atteinte par le tumulte du dehors, se répandent comme une traînée de poudre sur l’ensemble de ce microcosme qui est ici merveilleusement peint : du jaune doré des appartements royaux au gris crasse des couloirs des serviteurs… un palais de courant d’airs peuplé par les notables aussi bien que par les rats. Ballet sublime où la sensualité s’égare dans les méandres d’une ronde amoureuse traversée par les grondements de l’histoire, Les adieux à la reine a la virtuosité, l’élégance, l’intelligence, la subtilité, la profondeur qui font les grands films, la perfection n’est pas loin.


Plein sudPlein Sud

Un film de Sébastien Lifshitz, avec Yannick Rénier, Léa Seydoux, Nicole Garcia, Théo Frilet, Pierre Perrier… Scénario de Stéphane Bouquet, Vincent Poymiro et Sébastien Lifshitz.

Les quatre personnages principaux, serrés bon gré mal gré dans une voiture qui descend de la Normandie vers l’Espagne au cours d’un bel été, transpirent le désir. Réfréné pour certains, exacerbé pour les autres. Pour ce qui est du désir libéré, il y a Léa qui, dans une scène générique d’une extraordinaire sensualité, tente ouvertement de mettre Sam, le conducteur taciturne, dans tous ses états, par une danse à réveiller les morts, sur fond de rock’n roll sauvage. Il faut dire que Léa, c’est Léa Seydoux, croisement sauvage entre Bardot et Ludivine Sagnier.


On comprend peu à peu que Sam a pris en stop Léa et son frère Matthieu, alors qu’il descendait seul dans le Sud pour une raison secrète qu’on va lentement découvrir. On comprend par contre assez vite, au vu de la manière dont Sam se referme comme une huître face aux questions, que le voyage n’est pas pour lui une partie de plaisir, et que son but n’est pas la recherche de la meilleure vague à Lacanau, ou la fête du piment à Espelette. Léa et Matthieu, eux, vont où le vent les mène, pour une vie libre et précaire dont on ne sait pas vraiment s’ils l’assument totalement. Ils sont rejoints par Jérémie, un beau surfer dragué par Léa lors d’un arrêt au supermarché…