BAMBI et JULIEN DONKEY BOY en Vidéo En Poche

Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : Vidéo en Poche


BambiBAMBI
Documentaire de Sébastien Lifshitz

avec Marie-Pierre Pruvot alias Bambi
Film 58mn, plus en bonus 35 mn de scènes inédites (durée totale 1h33)

« On ne naît pas femme, on le devient. » (Simone de Beauvoir). C’est le magnifique portrait d’une très grande dame. Devenue sublime depuis le moment où elle s’est faite femme jusqu’à aujourd’hui, au soir de sa vie, quand, toujours aussi élégante et radieuse, elle raconte avec lucidité, avec sérénité et avec une classe folle son parcours hors norme, unique, fait de courage tranquille et d’intelligence tenace. Un destin qui est une leçon de liberté pour chacun.
Marie-Pierre est née Jean-Pierre dans l’Algérie française des années quarante. Un petit garçon timide et légèrement introverti, coupable d’une passion immodérée pour les robes de ses sœurs. Une fille dans un corps de garçon, qui se révèle définitivement quand le célèbre « Carrousel » de Paris, fameux cabaret de travestis qui faisait la joie de tous, y compris des familles, passe par Alger. Jean-Pierre/Marie-Pierre a dix-sept ans. Sa décision est prise, elle doit devenir comme ces garçons/filles qui déroulent sur scène les standards du music-hall avec plumes et paillettes, plus belles que certaines danseuses nées sans zizi entre les jambes.
Sébastien Lifshitz, réalisateur du formidable Les Invisibles qui nous a tous bouleversés au plus profond, aurait pu faire de Marie-Pierre/Bambi un de ses personnages gays et lesbiens parvenus à un âge vénérable qui racontaient leur vie et leur combat à une période où l’homophobie était la norme. Mais Bambi, au-delà de sa célébrité, était tellement singulière qu’il a préféré lui consacrer un nouveau film. Un film formidable, qui nous captive, nous émeut, nous rend heureux en déboulonnant tous les préjugés et les idées fausses.


Julien donkey boyJULIEN DONKEY BOY
Ecrit et réalisé par Harmony Korine

avec Ewen Bremner, Chloé Sévigny, Werner Herzog, Evan Neumann, Joyce Korine

Avertissement préliminaire : Julien Donkey Boy est un film résolument bizarre, absolument étrange, délibérément trouble… Autant dire que certains pourront le trouver malsain, amoral, voire repoussant. Question de regard. Donc sachez-le, en entrant dans la salle, vous entrez dans la cinquième dimension. Ceci précisé, c’est très beau. D’une beauté tordue, écorchée, presque monstrueuse mais bien réelle. Harmony Korine filme des personnages marginaux, en souffrance, des paumés qu’il serait facile de mépriser, qu’on pourrait avoir envie de fuir en courant mais non : il y a une tendresse dans son regard, un respect dans son approche qui forcent l’attention, qui gagnent la sympathie, qui ouvrent les vannes, un peu coincées au début, de l’émotion.
On découvre la vie quotidienne de Julien et de ses proches par bribes, par morceaux bruts pas forcément liés entre eux, en tout cas pas de manière logique. Le film avance par à coups, à l’image des existences cahotiques que nous partageons. Le grain de l’image vidéo (nous sommes dans un film du Dogme) ajoute un drôle de climat, à la fois rugueux et poétique. Des séquences émergent et frappent immédiatement, d’autres nous atteignent de manière plus souterraine, en différé. Peuplé de personnages excentriques, débordant de sentiments incongrus… Le film est surtout touchant, et même déchirant dans son dénouement. Expérience étrange, sensations fortes, c’est ça aussi le cinéma.


et plus de 100 autres films au catalogue : Vidéo en Poche