Les amants électriques sur Vidéo En Poche

Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : Vidéo en Poche


Amants-electriques.jpgLES AMANTS ÉLECTRIQUES
Écrit et réalisé par Bill Plympton (en HD)

On ne présente plus aux amateurs de cinéma d’animation le génial Bill Plympton, l’homme qui revisite à travers chacun de ses films l’imagerie de l’Amérique de la fin des fifties, celle de son adolescence, celle des pin-up et des rockers machos, des grosses bagnoles qui se moquent de la crise énergétique, de la conquête de l’espace, des monstres de SF, de la peur nucléaire et des communistes (l’intégrale de ses films est disponible en Vidéo en Poche !)… Un monde faussement insouciant dont il traite de manière volontairement excessive les us et les travers, avec une ironie cinglante teintée d’une irrépressible tendresse, et avec un penchant affirmé pour les choses du sexe…
Dans le premier long plan séquence extraordinaire qui ouvre Les Amants électriques, on suit en toute fluidité virtuose une jolie fille aux formes vertigineuses qui marche élégamment tout en tentant de lire coûte que coûte un livre semble-t-il absorbant et en retenant son chapeau prêt à s’envoler, tout cela sous le regard médusé des hommes fascinés sur son passage. Plus tard, à la fête foraine, la belle Ella va avoir un accident spectaculaire d’auto-tamponneuse et Jake, un homme, un vrai, garagiste aux muscles saillants, va la secourir, n’hésitant pas à risquer l’électrocution… Résultat : coup de foudre immédiat, les deux amants ne quittent plus leur lit d’amour puis, peu à peu, s’installent dans la routine, le linge pour madame, la tondeuse pour monsieur. Mais le couple s’aime… jusqu’à ce que, à cause des manigances d’une jalouse, s’installe le soupçon d’infidélité réciproque et à partir de là rien ne va plus… Ça devient même carrément le chaos : Jake, persuadé que son épouse le trompe, enchaîne du jour au lendemain les conquêtes, plus par dépit que par réel désir. Et je ne vous parle pas du bordel quand une machine de téléportation des esprits s’en mêle… Vous vous dites que c’est complètement dingo ? Normal, ça l’est, il faut le voir pour le croire !
Comme dans chacun de ses films, mais cette fois ci peut-être de manière encore plus aboutie et avec une invention graphique prodigieuse, Bill Plympton détourne de manière hilarante les codes du sentimentalisme mièvre des romances années 50, se permettant tous les excès, tant dans la narration que dans le dessin et les mouvements de ses personnages déformés par la passion. Et quand on sait que Bill Plympton travaille de manière totalement artisanale on se dit que la prouesse est d’autant plus exceptionnelle. Et on se laisse embarquer sans résistance dans l’histoire d’amour mouvementée de Jake et Ella, jusqu’à l’apothéose aussi finale qu’apocalyptique.