PCA Paysans et Consommateurs Associés

ÂneBordeaux-Vallée de l’Isle

site PCA

Qui aurait parié ces derniers deniers et ses chaussures en peau de zebi, il y a plus de 10 ans, sur les Amap ? Ces fameuses Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. Qui aurait dit qu’elles existeraient encore aujourd’hui, voire même se multiplieraient en France et dans le monde entier ?
Introduites et créées pour la première fois en France en 2001 par les copains, copines du Var – pour ne pas les nommer : Daniel et Denise Vuillon, Annie Weidkennet, Fabienne Lauffer-Neffe, François Blanc et bien d’autres –, les Amap aujourd’hui sont devenues la règle, la grande distribution, l’exception. Enfin, presque.

2004 : PCA, notre formule d’Amap qui tient ses quartiers au ciné, une Amap pas trop comme les autres, voyait le jour, lancée par une poignée d’irréductibles, et c’est le 18 Juin 2014 que les producteurs et consommateurs de cette heureuse alliance ont fêté leur dixième année !
2015 : 11 ans aura très bientôt PCA ! L’âge des premiers boutons sur le nez, des premières interrogations existentielles… Où suis-je, qui suis-je, que fais-je, dans quel état j’erre ? Un âge où l’on se pose tout plein de questions, du genre de celles qui vous font grandir, réfléchir sur votre avenir, qui vous font vous remettre en question, peser le pour et le contre, bref, qui vous font voir les choses d’un œil nouveau, parce que plus mûr, plus expérimenté. Et on se dit que, ma foi, tout bien pesé, on ne s’est pas mal débrouillé et d’en conclure : purée ! qu’elle était bonne, l’idée des Amap, et même super bonne ! Car avec PCA, non seulement on se régale toujours, mais nous avons réussi à maintenir des prix équitables et justes qui conviennent toujours aux producteurs ainsi qu’aux consommateurs. Et pour tout vous dire, aujourd’hui, on serait drôlement embêté si PCA n’existait pas ou plus… Quand bien même quelquefois ça ne roule pas toujours comme on le souhaiterait, on s’en fout parce que c’est très chouette, tout y est délicieux et qu’on rigole bien. Et que nous sommes heureux de ces petits dysfonctionnements, de ces petits trous dans les carottes, qu’il y ait souvent du chou-fleur, que ça ne plaise pas à tout le monde ! Sinon, quel machin aurions-nous créé si la perfection que cherche à atteindre sans cesse ce monde guidé par la soif du toujours plus était notre objectif !
La question cruciale à se poser maintenant, à l’aube de nos 11 années, c’est : où irions-nous, nous, citadins des bords de la Garonne, faire le plus gros de nos courses si nous n’avions plus PCA ? C’est à dire où trouverions-nous, dans la ville, des légumes ramassés ou cueillis la veille ! Des œufs tout frais sortis du cul de la poule ! Des poulets tout frais pareil élevés dans la pampa ? Du miel cristallisé d’abeilles chouchoutées ? Du pain au levain fait maison ? Du fromage de chèvre uniquement quand il y a du lait pour en faire ? Et tout ça en se connaissant les uns les autres, producteurs et consommateurs. Quelle chance, oui, quelle chance avons-nous ! Mais au fond, est-ce vraiment de la chance ? Car après tout, ne l’avons-nous pas aidée un peu, cette chance ?

Quoi qu’il en soit, sachez que vous pouvez encore vous inscrire à PCA, il reste de la place, des étudiants sont partis, d’autres ont déménagé et intégré une autre Amap.
PCA, c’est une livraison tous les Mercredis soir de 18h30 à 20h dans la salle de la cheminée au ciné et une commande chaque dernier Mercredi du mois pour le mois suivant. C’est tout simple et si vous n’osez pas sauter le pas, vous pouvez toujours vous renseigner. À bientôt, avec notre salut amical