Deux chef d’oeuvres de Nuri Bilge Ceylan (en HD) sur Vidéo En Poche

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Winter-sleep.jpgWINTER SLEEP
PALME D’OR, FESTIVAL DE CANNES 2014 


Après une demi-douzaine de films de très haute volée, ce magnifique Winter sleep, confirme le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan dans son statut de grand auteur de cinéma. Winter Sleep est un film long (3h16), qui procède par conversations successives entre les différents protagonistes ; c’est un film qui se déploie dans la durée, et qui vaut tant par sa construction formelle remarquablement maîtrisée que par son propos, moral et philosophique.

Quelque part dans les majestueux paysages enneigés d’Anatolie centrale, accroché à des rochers lunaires et perdu au milieu de maisons troglodytes, se trouve l’hôtel Othello. Aydin, son propriétaire, est un ancien acteur fortuné qui a entrepris d’écrire une histoire du théâtre turc. Au mur de son bureau trônent deux affiches : l’une du « Caligula » de Camus, l’autre d’« Antoine et Cléopâtre » de Shakespeare. Camus, Shakespeare, auxquels il faudrait ajouter Tchekhov, voilà bien les auteurs dramatiques auxquels on songe en voyant cette fresque anatolienne.
Dans son hôtel, qui en cette période hivernale n’est fréquenté que par deux touristes japonais et un motard voyageur, Aydin vit avec sa femme, Nihal, sa sœur, Necla, et son homme à tout faire, Hidayet. Sa fortune, qu’il tient de son père, lui permet de posséder des biens partout dans la région.
C’est l’un des thèmes du film : comment assumer le fait d’être riche lorsque l’on vit au milieu de gens en grande difficulté, certains n’arrivant même plus à payer leur loyer ? Dans une des premières séquences, le ton est donné lorsqu’un petit garçon balance un caillou dans une vitre de la voiture d’Aydin. L’accident est évité de justesse. Revêche et silencieux, le petit bonhomme ne supporte pas les humiliations que subit son père endetté de la part de ce propriétaire apparemment insensible à la détresse d’une famille pauvre. Ensuite, de conversations en conversations, le film va se resserrer sur le couple que forment Aydin et Nihal… (F. Nouchi, Le Monde)

 

Il-etait-une-fois-en-anatolie.jpgIL ÉTAIT UNE FOIS EN ANATOLIE
GRAND PRIX, FESTIVAL DE CANNES 2011 


Vous allez passer une nuit blanche, suivre une enquête dont vous aurez la sensation qu’elle s’est déroulée devant vous en temps réel, de la nuit tombante au matin. A ces heures-ci, les courbes ondulées des plaines d’Anatolie ne se devinent qu’à la lueur jaunâtre des phares de voitures qui y tracent un chemin. Une douzaine d’hommes, un commissaire, un médecin, un procureur, un inculpé et quelques militaires sont à la recherche d’un cadavre. Le suspect a avoué et promis qu’il les conduirait jusqu’à l’endroit où repose la victime, mais comment se repérer dans une telle obscurité ? La trajectoire sinueuse de la route reproduit invariablement le même paysage. Quelques arbres, un ruisseau, un champ : tout se confond dans la pénombre. Le suspect ne sait plus, il avait bu ce soir-là. Le commissaire s’agace : sûr des aveux qu’il a obtenus, il a convoqué le procureur, qui maintenant s’impatiente. Encore une fois, c’est ailleurs, plus loin, et le cortège s’enfonce un peu plus dans la nuit.

Il était une fois en Anatolie se construit magistralement sur deux registres opposés. D’un côté, Nuri Bilge Ceylan nous décrit avec précision un fait divers dans ses moindres détails en nous plaçant à l’intérieur des procédures policière, juridique et médicale qui le dissèquent. De l’autre, le récit se charge d’une dimension métaphysique en amenant ce crime à résonner au plus profond des personnages, jusqu’à en questionner la vie intime ou la vision du monde. Car il y a cette intrigue criminelle, colonne vertébrale du film, et il y a une foule de digressions et de portraits par lesquels Ceylan nous met à l’écoute de ces hommes…

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