Les grandes personnes et Frances Ha disponibles sur Vidéo En Poche

Vidéo en Poche
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5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD ! 


Grandes-personnes.jpgLES GRANDES PERSONNES
Réalisé par Anna Novion
, avec Jean-Pierre Darroussin, Anaïs Demoustier…

Des décors somptueux, un apprenti-archéologue à la recherche d’un trésor ancien, une histoire d’amour… ce n’est pas la dernière superproduction de Spielberg, mais le premier film d’Anna Novion, sensible, délicat, rempli d’humour, de fjords, et de couleurs pastels. Chaque été pour l’anniversaire de sa fille Jeanne, Albert Neubot l’emmène visiter un nouveau pays d’Europe. Pour ses dix-sept ans, il choisit une petite île suédoise, convaincu d’y trouver le trésor perdu d’un Viking légendaire. Pour leur bivouac, nos deux aventuriers ont pris soin de louer une charmante petite demeure aux couleurs vives et aux parterres fleuris, mais les vacances de M. Neubot, soigneusement organisées, vont alors prendre un tout autre tournant… La maison louée pour leur séjour est déjà occupée par deux femmes : Annika, la propriétaire des lieux, et Christine, une amie française qui n’est pas sans trouver un certain charme poussiéreux à ce vieux rat de bibliothèque. Tous quatre vont devoir vivre ensemble pendant quelques temps, ce qui va bousculer leurs certitudes et leurs illusions, et l’on verra que ces « grandes personnes » ont des sentiments bien juvéniles.

 

Frances-Ha.jpgFRANCES HA
Un film de Noah Baumbach (en HD)


« Je ne suis pas encore une vraie personne », dit Frances, qui a déjà 27 ans. Avec ce film américain, aigu et drôle, on plonge dans les tourments d’une génération qui a quitté l’adolescence depuis longtemps sans parvenir à accoster la terre ferme d’un hypothétique âge adulte. Frances n’est plus étudiante, mais elle ne travaille pas encore. Elle ne vit plus chez ses parents, mais elle cherche toujours son chez-soi, passe d’un appartement à l’autre. Elle est l’incarnation de cet entre-deux, autour de la trentaine, qui peut s’éterniser, devenir un destin par défaut. Frances Ha est un film sur l’inachèvement : on verra même l’héroïne échouer à faire figurer son nom de famille en entier, sur une boîte aux lettres, faute de place, et se contenter des deux premières lettres : « Ha » – d’où le titre. Ce qui est beau dans l’inachèvement, c’est souvent l’idéal visé au départ. Pour Frances, il y en a deux. Son amitié fusionnelle avec une copine de fac devenue sa colocataire à New York. Et le rêve de devenir chorégraphe : elle est apprentie, depuis trop longtemps, dans une compagnie de danse contemporaine.
Noah Baumbach (dont le prochain film, While we’re young, sort cet été), est un portraitiste émérite de personnages en déséquilibre (voir Les Berkman se séparent et Greenberg, ses deux premiers films). Mais c’est aussi un amuseur. Son adresse consiste à louvoyer entre la tendance « droit dans le mur » de ses héros et l’énergie qu’ils diffusent, la drôlerie dont ils sont capables jusque dans leur désespoir. Les références subliminales à Manhattan séduisent d’emblée : Noah Baumbach est un héritier possible de Woody Allen, avec ses personnages rivalisant de névroses, de théories express et d’ambitions artistiques ou intellectuelles trop grandes pour eux…