LA ZONA et BLACK COAL sur Vidéo En Poche

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des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

 

 

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LA ZONA
Écrit et réalisé par Rodrigo Pla

C’est, au cœur de Mexico, une de ces cités protégées par des murs, au top de la modernité, avec paranoïa intégrée, caméras partout et milice privée, au confort arrogant cerné par des quartiers pauvres, où végètent les largués de la croissance. Alejandro, adolescent heureux, est né du côté lumineux. Miguel pourrait être son pote, mais il est né du côté sombre, celui de la misère, de la gadoue. Un soir d’orage, profitant de la brèche ouverte par un pylône abattu, deux copains l’entraînent dans la Zona.  Les trois adolescents pénètrent dans une maison, une vieille femme s’affole, les garçons paniquent, la domestique s’enfuit, alerte la sécurité… les deux copains de Miguel sont abattus au vol, Miguel se réfugie dans la première maison venue, les résidents s’agitent : la machine de la peur est en route. Pour les résidents, pas question d’avertir les autorités jugées trop molles, trop corrompues… La pression monte et la peur devient folie commune. Les rares qui tentent d’introduire un peu de raison dans cette flambée de déraison sont appelés traîtres et lâches et la décision tombe : les résidents, aidés des vigiles, règleront leurs comptes en interne et la chasse à l’adolescent s’organise…
C’est noir, tendu, c’est mené avec force et La Zona emporte l’adhésion en mettant en place un suspense d’autant plus intense qu’il prend racine dans une réalité connue, anticipant sur les dérives de sociétés qui s’affolent. 
 

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BLACK COAL (en HD)
Écrit et réalisé par Diao Yinan
Festival de Berlin 2014 : Ours d’Or du meilleur film et Prix d’interprétation masculine pour Fan Liao

En 1999, un employé d’une carrière minière est retrouvé assassiné et son corps dispersé aux quatre coins de la Mandchourie. L’inspecteur Zhang mène l’enquête, mais doit rapidement abandonner l’affaire après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects.
Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Son enquête l’amène à se rapprocher dangereusement de la mystérieuse jeune femme…

Le récit prend place dans la Chine du passé, entre 1999 et 2004, comme si Diao Yinan voulait prendre ses distances pour mieux parler de l’état de son pays actuellement. Le procédé sert également le genre auquel s’attaque le cinéaste, à savoir le film noir. Ce qui peut être vu comme un moyen de contourner la censure reste un élément particulièrement réussi de Black coal.
On le comprend bien vite, Diao Yinan s’intéresse plus à la société chinoise et à son évolution. La parenté avec A touch of sin de Jia Zhang-Ke apparaît évidente tant les deux films partagent les mêmes préoccupations. La Chine s’embourbe dans un capitalisme sauvage, toujours plus urbain, toujours plus inhumain.

Diao Yinan, malgré la torpeur de son univers, garde sa caméra en mouvement, déploie des trésors d’ingéniosité dans la construction de ses plans. Black coal se révèle comme une douloureuse peinture sociétale mêlé d’un impressionnant moment de mise en scène. (J. Coifman, eastasia.fr)

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