Bilan du déploiement forcé du compteur Linky

Jeudi 6 AVRIL à 19h30 à l’Athénée municipal,
place St Christoly à Bordeaux

 

Le collectif Stop linky Bordeaux métropole et la Ligue des Droits de l’Homme vous proposent une conférence-débat :

 

Bilan du déploiement forcé du compteur Linky à Bordeaux et sur la Métropole, quel avenir pour nous tous si nous acceptons son installation ?

 

Où en sommes-nous à Bordeaux et dans la métropole ? Le compteur Linky est-il installé partout ? Dans quel but a-t-il été créé, qu’est-ce que c’est exactement, quelle est la technique utilisée ? Pourquoi des habitants l’acceptent-ils, pourquoi d’autres le refusent-ils ? 
Beaucoup d’entre vous s’interrogent sur la finalité et l’utilité réelle de ce compteur « communiquant », de plus en plus de réfractaires s’opposent à son installation. Pourquoi s’opposer à ce nouvel appareil qui nous est présenté, par l’État, par ENEDIS et tous les fournisseurs d’énergie comme un outil nous permettant de réaliser la transition énergétique, de faire des économies d’énergie donc d’argent, d’intégrer les énergies renouvelables ? Après tout nous possédons un portable, un smartphone, un ordinateur… alors, à quoi bon s’opposer à cette technologie qui ne veut que notre bien ? Quel sens attribuer à ce type de position dans un monde toujours plus technologisé ? Cette opposition ne consiste pas dans un refus de la technique, elle vise à s’opposer à l’ordre social et politique qu’elle véhicule. En somme ce « refus » affirme que les choses vont trop loin. Ce trop loin, c’est cette extension en cours de capteurs intégrés à nos corps, à nos environnements domestiques avec les objets connectés, dont le compteur linky, ou gazpar pour le gaz, ou un autre pour l’eau, mais aussi dans le monde professionnel, urbain… partout. « C’est cette marchandisation intégrale de la vie en marche et une organisation algorithmique de la société… » (pour citer Éric Sadin). Nous, nous n’en voulons pas. Au risque de passer pour des archaïques et des réactionnaires, nous disons que le progrès technique n’est pas un dogme non questionnable, car il n’est pas neutre et nous devons le critiquer lorsque l’on y détecte des instruments de pouvoir et de domination. Miser tout notre avenir sur les nouvelles technologies, c’est oublier les valeurs qui constituent le socle de notre vie en commun, c’est ni plus ni moins nous mettre en danger en nous retirant la faculté de choisir notre mode de vie, le libre choix de nous connecter ou pas, de consommer ou pas, de produire ou pas, de donner ou pas nos données personnelles… d’être arrosé ou pas d’ondes électromagnétiques…