Les vacances, ça sert aussi à ça : des Festivals pour s'informer, résister, agir

Du 11 au 13 Août, Festival Les Bure’lesques à BURE.

 

Festival organisé par un collectif d’habitants, de sympathisants et d’associations en soutien à la lutte contre Cigéo, le fameux projet de mégapoubelle nucléaire souterraine à Bure dont personne ne veut. 
Ça se passe à quelques kilomères de Bure, entre les communes de Couvert-puis et Biencourt. Buvette et restauration. Camping possible sur place ou dans la région. Infos détaillées : info@burefestival.org / www.burefestival.org
Dans la foulée : Journée de mobilisation le Mardi 15 Août

 

Informatif, festif et inventif, le festival est ouvert à tous, familles, amis, habitants d’ici ou de plus loin… et se veut un grand moment d’échanges, d’envies et de projets, de réflexions, de musiques et de spectacles, de pratiques militantes et de solidarités.

 

Et si on planquait tout sous terre ? Cigéo, c’est quoi ? (acronyme de Centre industriel de stockage géologique).
Cigéo est un projet français de stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde. Il date de 1994, mais s’est fixé définitivement à Bure en 1999 (par décret signé par Jospin) avec la construction d’un labo souterrain, à plus de 500 m de profondeur, prélude à l’enfouissement. Mais ce que retiendra l’histoire, c’est qu’il a été conforté par une poignée de députés, une vingtaine, une misère, par un vote en catimini le 11 Juillet 2016… C’était les vacances… Avec ce vote, l’État peut donc maintenant commencer sa « vraie » implantation à Bure. « Vraie » car bien qu’il ne soit pas encore construit (officiellement), de gros travaux préparatoires ont déjà démarré aux alentours de Bure en Septembre 2015. Déforestation, confiscation de terres agricoles au grand désespoir des habitants qui s’y opposent depuis le début. Mais rien n’est encore joué (en matière de nucléaire tout n’est qu’affaire de rebondissements) puisque le projet doit encore faire l’objet d’une autorisation de création en 2018 ! 
Cigéo, s’il se fait, ce serait 30 km2 d’installations en surface et environ 300 km de galeries souterraines bourrées d’un cocktail radioactif explosif, composé des déchets hautement et moyennement radioactifs à vie longue, principalement issus de l’industrie nucléaire et dangereux pour plusieurs centaines de milliers, voire millions d’années. 

 

Pourquoi un festival ? 
Le festival a été créé pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, s’informer autrement, partager des moments créatifs et s’organiser dans le but de contrer un des projets industriels les plus insensés et risqués au monde ! Ce festival est fait pour consolider et projeter des initiatives positives et dynamisantes pour ce territoire rural et bien vivant.

 

Au programme : concerts, théâtre, cirque, conférences et débats autour des transports nucléaires, de la nucléarisation forcée de la région, des risques de Cigéo, des luttes sociales… Il y aura aussi des projections de films, des stands associatifs, auto-medias, ballades naturalistes, sans oublier le coin des enfants (jeux, découverte des pelotes de réjection, cirque…)

 

Petit aperçu des conférences :
Des déchets de la Grande-Guerre à ceux du nucléaire
(avec Isabelle Masson-Loodts). Les failles technologiques du projet Cigéo, décryptage du récent rapport d’analyse de L’IRSN (Bertrand Thuillier, ingénieur, expert indépendant). Le recyclage des déchets dits très faiblement radioactifs dans l’environnement quotidien (avec Bertrand Nouvelot – CRIIRAD, Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). Linky et le big data (avec Joe Labat). Le monde après l’accident nucléaire (Association Les Enfants de Tchernobyl Belarus / Projection débat Yves Lenoir). Les luttes ouvrières en Lorraine : le cas des aciéries de Longwy (Radio Lorraine Cœur d’acier). L’auto-media : produire ses propres contenus d’information (avec Lutopik et Le Nouveau Jour J). Les transports nucléaires (table ronde en préparation). La nucléarisation du territoire (table ronde en préparation). Et DIMANCHE 13 Août au matin : Assemblée de luttes !

 

 

Du 23 au 27 Août Université d’été européenne des mouvements sociaux à Toulouse

 

Initiée par le réseau Attac Europe, cette université se tiendra à Toulouse sur le campus de l’université Jean Jaurès Le Mirail, 5 allée Antonio Machado. Inscription en cours ESU 2017

 

Loi travail, loi sur l’état d’urgence, CETA… Le mouvement social dans sa diversité aura un rôle stratégique dans les mois à venir pour faire face aux mesures du nouveau gouvernement qui risquent fort d’être antisociales sous couvert de « simplification » et favorables à la finance pour « libérer les énergies »…

 

Extrait du programme :
Mercredi 23 août à 17h, Susan George, écrivaine franco-américaine et présidente d’honneur d’Attac France, Achille Mbembe, historien camerounais spécialisé dans les questions liées au colonialisme, Edwy Plenel, journaliste fondateur de Mediapart et Zoé Konstantopoulou, ex-présidente du parlement grec, ouvriront l’Université d’été.
Ces cinq jours sous le soleil du midi vous réservent un programme intensif de séminaires, ateliers et plénières traitant de la finance, de l’écologie, de la démocratie, de la solidarité internationale, des résistances et alternatives concrètes, de la lutte contre les lobbies et le pouvoir des multinationales ou encore de l’austérité et de la précarité… 
Au programme également, des activités culturelles en soirée : théâtre, concert et performances pour vous détendre et faire de belles découvertes. Et tous les jours, des excursions au cœur des alternatives à Toulouse et dans la région.
A noter également, Samedi 26 Août de 19h à 21h, une assemblée pour l’action animée par Carolina Sachs (Attac Allemagne) et Nicolas Galepides (SUD PTT) qui donneront la parole à Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, avec Sophie Binet de l’UGICT CGT, John Christensen de Tax Justice Network, Jean-Baptiste Eyraud du DAL (Droit au logement) et Omar Slaouti, membre du Collectif Justice et Vérité pour Ali Ziri et Marche du 19 mars.
L’assemblée sera suivie d’une soirée festive mise en musique par Momar Afrodream, El Comunero et L’erreür&Quart. (Sources : Médiapart, demosphèreToulouse, et site d’Attac)