Mekong stories et Nahid sur Vidéo en Poche

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des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale 
étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE

 

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MEKONG STORIES
Mariano Cohn et Gaston Duprat

Vietnam, au début des années 2000. L’Etat lutte contre la crise économique et la surpopulation. Originaire de la campagne, Vu, 20 ans, débarque à Saïgon pour étudier la photographie. Il loue une chambre dans une maison au bord du fleuve, partagée avec deux amis, Thang, serveur dans une boîte de nuit, qui vit de petits trafics, et Cuong, chanteur de rue. Armé d’un nouvel appareil photo offert par son père, Vu part à la découverte des environs. Le jeune homme est vite attiré par le séduisant Thang. Avec lui, il découvre le monde de la nuit et fait bientôt la rencontre de Van, une jeune femme qui rêve de devenir danseuse de ballet.
Avoir 20 ans à Saïgon au début des années 2000, c’était l’âge des possibles à plus d’un titre : la récente levée de l’embargo américain faisait changer la vie à toute vitesse, explique le réalisateur. Le film incarne ce moment charnière à travers une bande de jeunes gens, logés chichement au bord du Mékong. Un trio se détache : l’apprenti photographe, probable double de l’auteur, l’aspirante danseuse et le petit trafiquant. Une fille, deux garçons et trois possibilités, au moins : le désir circule, des nuits chaudes dans les boîtes de nuit, récemment ouvertes, aux siestes dans la nature, presque sur l’eau. L’angoisse existentielle et amoureuse flotte au-dessus des corps peu vêtus : qui aimer et comment trouver sa place, ou, à défaut, survivre, dans un monde qui se libère, pour le meilleur et pour le pire ?
Ce récit initiatique au pluriel, le cinéaste l’éloigne du film choral classique. Impressionniste, fluide, presque liquide, son style envoûte. La sensualité guide l’agencement et la teneur des scènes. Les sentiments et la sexualité des personnages se révèlent incidemment, au détour d’un plan, comme si on les découvrait en même temps qu’eux. Les virées dans la mangrove et sur le fleuve deviennent pure fantasmagorie, avec étreintes dionysiaques dans la boue, en pleine nuit.

On pense à Marguerite Duras, forcément. Mais surtout aux deux cinéastes chinois qui ont le mieux perpétué son art de la langueur nostalgique : Tsaï Ming-Liang et Wong Kar-wai. Mékong stories pourrait s’intituler Nos années sauvages. (L. Guichard, Télérama)
 

 

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NAHID
Ida Panahandeh

Nahid est une jeune mère divorcée qui vit dans un petit port de la mer Caspienne et se débat pour sa survie quotidienne grâce à un petit travail de secrétariat. Elle se démène aussi pour avoir la garde de son fils au comportement difficile. Il faut dire que le père de l’enfant est un homme paradoxal, joueur invétéré et toxicomane irresponsable mais toujours amoureux de son ex-épouse et père aimant envers et contre tout…
C’est la complexité des situations, ainsi que les sentiments contradictoires des personnages qui font la richesse du film. Étrangeté de la loi iranienne : Nahid peut avoir la garde de l’enfant à condition de ne pas se remarier. Les choses se compliquent donc quand elle noue une relation durable avec Masoud, un élégant gérant d’hôtel qui accepte mal cette situation ubuesque et consent à se plier à une autre spécificité ubuesque de la loi : un mariage temporaire, qui permet aux intéressés de s’engager pour une heure ou quelques mois sans que cela soit inscrit dans les registres d’état civil ! Mais évidemment la chose va arriver jusqu’aux oreilles de l’ex-mari, d’autant que l’orgueil de Masoud supporte de plus en plus mal cette vie de secret.
La jeune réalisatrice Ida Panahandeh décrit à merveille les déchirements de Nahid, qui sont probablement ceux de bien des femmes divorcées en Iran, dénonçant au passage l’hypocrisie et le piège du mariage temporaire.

 

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