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samedi, juin 29 2013

TOTO QUI VÉCUT DEUX FOIS sur Vidéo En Poche

Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD ! Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD. Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE


Toto qui vécut deux foisTOTO QUI VÉCUT DEUX FOIS

Écrit et réalisé par Daniele Cipri et Franco Maresco


C’est du cinéma pas poli et pas joli, du cinéma jubilatoire, subversif et qui déborde d’une humanité viscérale.
Toto qui vécut deux fois est par ailleurs un film absolument sicilien, qui regorge à tous les plans de tout ce que cette île merveilleuse et terrible peut apporter. Un film dont la beauté de chaque image en noir et blanc rappelle combien cette ile est la source millénaire de bien des civilisations et n’a rien perdu de son antique beauté. Mais un film qui rappelle aussi que la Sicile c’est, pour l’Italie du Nord, repue et proprette, son furoncle. Une île gangrénée par la mafia et sa violence, la pauvreté crasse, l’obscurantisme religieux encore omniprésent. Dans Toto qui vécut qui deux fois, tous les personnages sont terriblement laids, crasseux et magnifiques, obsédés par la religion et son corollaire le sexe, terriblement impulsifs et sanguins, et toujours hantés par la soif de vengeance.
Le film est construit comme un triptyque génialement improbable. Dans le premier volet, il y a Paletta, un obsédé sexuel muet qui, pour se payer « Trois Cylindrées », une pute légendaire de passage, va voler un tabernacle, un truc qui se fait vraiment pas dans un pays catho comme la Sicile. Dans le deuxième, il est question de la veillée mortuaire d’un homosexuel à laquelle l’amant du défunt est attendu de pied ferme par son frère, pas du tout du tout gay friendly. Enfin dans cathartique dernier volet, Toto, un vieux messie tout moche, parcourt l’île et ressuscite au passage Lazare, un mafioso ultraviolent qui avait été dissous dans l’acide.


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mardi, avril 30 2013

TAKE SHELTER

Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD ! Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD. Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet : VIDÉO EN POCHE


Take shelterÀ l’occasion de la sortie de Mud, les deux autres films de Jeff Nichols sont disponibles en Vidéo en Poche
(10€ les deux, prévoir une clé d’au moins 4Go, ne vous privez pas de ces deux grands films !)

TAKE SHELTER (EN HD)
Écrit et réalisé par Jeff Nichols
Prix de la Critique internationale et Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2011
Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville 2011

avec Michael Shannon et Jessica Chastain

Take shelter est un grand film, tendu, intense, maîtrisé. Comme dans son précédent film, Shotgun Stories, l’histoire prend place dans l’Amérique profonde, au cœur d’une famille de la classe moyenne, typique de cette Amérique qui bosse dur toute une vie sans jamais se plaindre et qui se retrouve en première ligne de la crise économico-financière qui frappe durement le pays. Sur ce terreau ultra-réaliste, Jeff Nichols fait naître une intrigue qui nous amène aux portes de la folie, flirtant même avec le fantastique, et qui sert de révélateur à la souffrance d’un individu, d’une famille et par extension au malaise de toute une société. Ce mélange assez étonnant entre chronique familiale, description d’une psychose et film catastrophe capte immédiatement notre attention. Et le mal de Curtis, le personnage central, se répand dans nos têtes sans jamais nous lâcher et nous tient en haleine d’un bout à l’autre du film. Le titre prend alors tout son sens, « Se mettre à l’abri », un avertissement valable pour nous également !
L’interprétation de Michael Shannon (déjà présent dans Shotgun stories et vu récemment dans Boardwalk Empire, l’excellente série de Scorsese) est saisissante, sans jamais tomber dans l’exagération. Et Jessica Chastain, déjà mère lumineuse dans The Tree of life de Terrence Malick, apporte le calme, la douceur, la sensibilité, contrepoint nécessaire à la folie de son mari. Car les images impressionnantes des visions de Curtis créent peu à un peu un climat de malaise qui donne toute sa force, toute sa dimension au film. Jeff Nichols signe une mise en scène parfaitement anxiogène et nous propose, au-delà de la description parfaitement crédible d’une pathologie individuelle, une métaphore de ce qu’il se passe en ce moment aux États-Unis et un peu partout dans le monde : cette « crise » qui détruit petit à petit les foyers, brise les familles, pousse les gens hors de leur maison, les prive de boulot… sans que personne ne puisse arrêter cette force invisible. Avec ce Take shelter de haute volée, Jeff Nichols signe définitivement son entrée dans la cour des grands, de ceux dont on attend décidément le film suivant avec impatience… Ça tombe bien, Mud est dans nos salles depuis le 1er mai.

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samedi, janvier 28 2012

4 nouveautés Vidéo en Poche à l'occasion des sorties des nouveux films de Jeff Nichols et Phil Mulloy !

Shotgun storiesVidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet.


Shotgun stories (VOSTF)
Réalisé par Jeff Nichols
Avant Take Shelter, Jeff Nichols réalisait ce premier film avec une maîtrise déjà impressionnante. Shotgun Stories a la beauté, l’universalité et la force d’une tragédie antique : deux familles ennemies, réunies pourtant par le même père, se déchirent jusqu’à l’absurde, jusqu’à la mort. Jeff Nichols réussit à installer une tension permanente, qui tient à la fois aux réactions individuelles, imprévisibles, et au poids du destin, implacable. Le paysage, que les cinéastes américains filment comme personne, inscrit ces trajectoires humaines dans un cadre imposant, évidemment trop grand pour elles…

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