Mot-clé - Palestine

Fil des billets

mardi, juillet 7 2015

ON RÉCOLTE CE QUE L'ON SÈME

APPEL À FINANCEMENT PARTICIPATIF
ON RÉCOLTE CE QUE L’ON SÈME
Film documentaire du réalisateur Palestinien Alaa Ashkar



On récolte ce que l’on sème, c’est le second film documentaire du réalisateur Palestinien Alaa Ashkar, dont on vous a montré il n’y a pas si longtemps le très beau Route 60, d’où émergeait, en filigrane, une prise de conscience de la politique de colonisation Israélienne globale et ses effets sur la terre et les esprits des gens.
Alaa Ashkar nous livre ici un projet documentaire sur la colonisation interne en Israël et ce qu’il reste dans le pays de la mémoire palestinienne, un sujet très peu connu à l’international.
Le réalisateur vit aujourd’hui en France, mais retourne chaque année en Galilée pour des visites familiales. Il a ainsi constaté les évolutions rapides de l’espace urbain dans cette région et, avec le recul, l’influence de celles-ci sur son entourage proche. D’une caméra discrète, il nous propose un regard singulier sur la vie quotidienne des Palestiniens ordinaires en Israël, où tout semble paisible, alors qu’en réalité, les habitants se trouvent assiégés par un processus discret de dépossession de leurs terres, de leurs maisons et de leurs identités.
Le phénomène, qui a suscité en partie le projet du réalisateur, le conduit à mettre en lumière, au fil des observations quotidiennes et des échanges intimes, l’attachante spécificité de ces Palestiniens qui ont la citoyenneté israélienne sans toutefois bénéficier de l’égalité des droits.

Pour soutenir le film et en savoir plus : FREE BRIDS FILM

mercredi, août 20 2014

« La douleur des Israéliens et des Palestiniens ne peut pas être distinguée, et l’une ne cessera pas tant que l’autre durera »…

… dit dans un interview Nadav Lapid, réalisateur du formidable film L’Institutrice, qui fait la première page de notre gazette. Il est signataire de l’appel de cinéastes israéliens qui ont osé prendre la parole en plein Festival du Film de Jérusalem. Une intervention bien peu relayée dans les médias français et qui a provoqué beaucoup de remous en Israël où il faut un sacré courage pour exprimer, même modérément, un avis contraire à une opinion publique rassemblée derrière une droite et une extrême-droite largement majoritaires. « L’appel est une goutte dans un océan, poursuit Nadav Lapid, mais c’est l’acte le plus patriotique que nous puissions faire : dire ce que nous pensons réellement pour éventuellement changer les choses. Mais soyons réalistes : la gauche israélienne est une illusion. Le discours pour la paix est marginalisé ». Les signataires (dont Ronit et Shlomi Elkabetz, auteurs du récent Le Procès de Viviane Amsalem) exhortent le gouvernement israélien à un cessez-le feu : « La tuerie et l’horreur que nous infligeons ne font que repousser plus loin toute solution diplomatique ».
On notera au passage qu’une partie de ces cinéastes signataires avait manifesté son soutien à Utopia alors que tout le monde nous tombait dessus pour avoir déprogrammé un film israélien anodin en réaction à l’attaque par Tsahal de la « Flottille de la Paix » qui voguait en mai 2010 vers Gaza pour protester contre le blocus israélien. A voir l’agressivité des réactions à l’époque, on mesure le courage qu’il faut à ces cinéastes pour oser dire ce qu’ils pensent, tout comme aux objecteurs de conscience pour refuser de servir dans les territoires, aux artistes (voir le texte du chef d’orchestre Daniel Baremboïm), aux manifestants… pour contester en Israël même l’action du gouvernement d’une droite dure qui, curieusement, trouve une indulgence bien complaisante auprès du gouvernement français, dont l’action la plus courageuse jusqu’à ce jour est de poursuivre le représentant du NPA, Alain Pojolat, pour avoir déposé à la préfecture, au nom de plusieurs associations, une demande de manifestation de protestation contre le massacre des gazaouis (procès le 22 octobre).

Lire la suite...

jeudi, février 9 2012

Nouveautés Vidéo en Poche : 2 films de Simone Bitton

RachelVidéo en Poche des films sur votre clé usb !

5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD.  Vous pouvez consulter sur le site et à la caisse du ciné le catalogue complet.

Rachel (VOSTF)

Écrit et réalisé par Simone Bitton (voir aussi son précédent, Mur) met la forme, le travail de l’image, rigoureux, magnifique, poétique, au service du sens pour mieux interroger nos vies, nos engagements comme notre silence. Rachel est comme un relais tendu au spectateur qui regarde le film, comme un remède à la passivité…

Rachel Corrie, jeune américaine de 22 ans, était partie en Palestine en 2003, avec d’autres militants pacifistes, pour s’opposer à la colonisation et à la destruction de maisons palestiniennes par les bulldozers israéliens. « Ce voyage est la meilleure chose que j’ai faite dans ma vie » écrit Rachel à ses parents, et elle note jour après jour ce qu’elle découvre, ses rencontres. Sa fragile personne s’interpose entre les maisons et les monstres rugissants. Mais un jour le bulldozer ne s’est pas arrêté…

Lire la suite...

jeudi, septembre 22 2011

THÉATRE DE LA LIBERTÉ DE JÉNINE

Juliano Mer-KhamisLe 14 juin, nous avions organisé une soirée en hommage à Juliano Mer Khamis, acteur, metteur en scène et directeur du Théâtre de la Liberté, assassiné à Jénine en Cisjordanie, et à Vittorio Arrigoni, militant de la paix et journaliste italien, ssassiné peu après alors qu’il préparait un livre sur l’attaque israélienne de 2009, témoignant de la vie sous le blocus…
Le Théâtre de la Liberté vient de subir un nouveau coup dur : Bilaal Saadi et Adnan Naghnaghiye respectivement directeur et président du théâtre, ont été brutalement arrêtés à Jénine le 27 juillet à 3h30 du matin, au cours de l’attaque du théâtre par une cinquantaine de soldats de l’armée israélienne. Rummy Awni Hwayel, un acteur du théâtre, âgé de 20 ans, a été arrêté le 6 août à un check point. Depuis ils sont tous les trois maintenus incarcérés, sans chef d’accusation, et on subi des interrogatoires très durs sans être autorisés à rencontrer un avocat… Ces actions ont de graves conséquences sur le Théâtre de la Liberté.
L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) s’associe à la demande d’aide lancée par le Théâtre de la Liberté et invite tous ceux qui souhaitent agir pour une paix juste et durable en Palestine à les soutenir.
Fax ambassade d’Israël à Paris : 01 40 76 55 55
Le Théâtre de la Liberté a également besoin d’un soutien financier, vous pouvez envoyer vos chèques à l’ordre de l’UJFP, 21ter rue Voltaire, 75011 PARIS (avec mention au dos : « pour le Freedom Theatre »).

lundi, juillet 25 2011

La Flottille de la Liberté n'est pas coulée !

le-dignite-al-karamaIls étaient des petits navires qui voulaient rejoindre Gaza, affrétés par des pacifistes de tous horizons appelant à rompre le blocus des Gazaouis… Objets de toutes les persécutions, de sabotages divers, les petits bateaux peinent à résister aux moyens mis en place pour les arrêter, tandis que, un peu partout dans le monde, armée et police procèdent à des arrestations musclées de pacifistes qui tentent de rejoindre par les airs les marches de protestation annoncées en Israël par les associations locales…

Samedi 16 juillet, le bateau français Dignité al-Kamara a fini par l’emporter sur les mille obstacles et tracasseries dont il a été l’objet de la part des autorités grecques (la France s’était opposée au départ des bateaux depuis Marseille et le Dignité était parti de Corse fin juin). Il a enfin quitté le port de Kastellorizo en Grèce et a atteint les eaux internationales. Mardi 19 juillet, toutes les communications avec le bateau « Dignité-Al Karama »ont été coupées à 9 heures du matin par l’armée israélienne qui l’a encerclé dans les eux internationales. Une fois de plus, le gouvernement israélien a commis un acte de piraterie en arraisonnant un bateau sur lequel se trouve 16 passagers de 6 nationalités différentes, non violents, représentants la Flotille internationale 2.
Les autres bateaux étant bloqués dans les ports grecs, la campagne « Un bateau français pour Gaza » a alors décidé d’en faire le porte-parole de l’ensemble de la Flottille et a embarqué à son bord, en plus des personnalités françaises prévues, des représentants des délégations empêchées : Drop Feiler (président des Juifs Européens pour la Paix), Amira Hass (journaliste israélienne au journal Haaretz), Ayyache Derraji (journaliste d’Al Jazeera) Jo Leguen (navigateur), Vangelis Pissias (Grèce)… et plein d’autres : voir informations sur le site de l’UJFP

Lire la suite...

mardi, avril 19 2011

GAZA-STROPHE… censuré :

Gaza-StropheCe film documentaire fort intéressant, que vous avez pu voir à Utopia et qui a eu de nombreux prix dans moult festivals (dont celui du Film d’Histoire de Pessac), fait l’objet de censures à répétition qui, curieusement, ne semblent pas émouvoir beaucoup les intellectuels, artistes, élus, représentants des pouvoirs publics et autres responsables d’associations si prompts dans d’autres cas à se montrer vindicatifs dès qu’il s’agit de défendre la liberté d’expression d’un auteur…
Déjà l’an dernier, le 10 février 2010, après que France 4 eut déprogrammé la version courte du film, France Ô en maintenait, elle, la projection, malgré les pressions de l’ambassade d’Israël, qui avait convoqué la veille le directeur des programmes de la chaîne pour faire annuler sa programmation…
A peine sorti en salles, en Mars dernier, le film Gaza-strophe, Palestine de Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk est victime de censure. A Ris-Orangis, le débat qui devait suivre la projection a été annulé. A Versailles, le film lui-même a été déprogrammé. Dans le premier cas, c’est la communauté d’agglomération présidée par le socialiste Manuel Valls qui aurait demandé l’annulation du débat, au nom de risques de tensions communautaires. Les associations mobilisées autour du film, les auteurs et producteurs protestent contre cette décision « qui semble faire de la Palestine un sujet tabou. Interdire le débat, c’est renforcer les tensions sur le sujet et fermer les yeux sur une situation inacceptable depuis longtemps.
Le 3 avril 2011 à Paris, au cinéma Le Saint-Michel, une vingtaine de militants de la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont essayé d’interrompre la séance en enfermant le projectionniste et la caissière qui ont résisté. Les agresseurs ont fini par fuir en proférant des menaces bien peu sympathiques et en laissant des tracts. L’équipe du Saint-Michel a maintenu la programmation du film. On l’embrasse très fort et on l’assure de notre soutien confraternel.

Le film est visible sur le site Gaza-strophe

samedi, avril 16 2011

Juliano Mer-Khamis assassiné

Juliano Mer-KhamisLa nouvelle vient de tomber et on est bien triste : Juliano Mer-Khamis a été assassiné devant le Théâtre de la Liberté à Jénine en Cisjordanie le 4 avril 2011. Abattu de cinq balles par un ou des tireurs non identifié(s).

La nouvelle est terrible pour tous ceux qui militent pour une paix juste au Proche Orient. Fils d’une mère juive israélienne et d’un père communiste palestinien d’Israël, il était beau, plein d’un talent largement reconnu et il aurait pu se contenter de mener brillante carrière en Israël. Mais, prenant le relais à la mort de sa mère, Juliano Mer-Khamis avait continué son travail avec les gamins palestiniens du camp de Jénine, une façon de les aider à surmonter par le théâtre les traumatismes d’une vie marquée par la violence, l’oppression, les humiliations constantes. Il avait d’ailleurs réalisé un beau film sur elle : Les Enfants d’Arna. Et les gamins du Théâtre de la Liberté de Jénine avaient fait une tournée en France.
Son engagement pacifiste inlassable auprès des Palestiniens dérangeait les fanatiques de tous bords. Il militait pour une réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, mais pour la seule réconciliation possible : celle qui se fonde sur la justice et la reconnaissance d’une histoire. Il militait aussi pour la liberté dans le monde arabe et ses dernières pièces, notamment l’adaptation de « La Ferme des animaux » de George Orwell, bousculaient les conservatismes. Il avait déjà été l’objet de menaces, d’agressions, son théâtre avait été incendié à deux reprises.
Au printemps 2010, lors de la « déprogrammation » par Utopia du film À cinq heures de Paris, il avait fait partie de la soixantaine d’intellectuels et artistes israéliens signataires de la lettre de soutien à Utopia publiée dans Libération.
Nous lui consacrerons une soirée sur la prochaine gazette, avec son film Les Enfants d’Arna. Ce sera sans doute le 14 Juin, en collaboration avec l’Union Juive Française pour la Paix. D’autres associations se joindront probablement à l’hommage, confirmation dans le prochain numéro…

dimanche, février 13 2011

UN BATEAU FRANÇAIS POUR GAZA fait escale à Bordeaux le 16 Février

Flotille de la libertéRendez-vous Place de la Victoire, de 17 h à 19h.

Informations sur la campagne, débats et appels aux dons. Ensuite, à partir de 20h30 à l’Athénée Municipal, Projection-Débat de documentaires sur Gaza.

60 associations, syndicats et partis politiques, avec le soutien d’élus et de personnalités publiques, se mobilisent pour affréter un bateau qui partira pour Gaza au printemps 2011, aux côtés de bateaux d’une vingtaine de pays.
Une initiative pacifique, au nom du droit et de la justice, qui a pour but :
de dénoncer et briser le siège israélien de Gaza de promouvoir et faire respecter le droit international de répondre à la crise humanitaire que subissent un million et demi de Palestiniens de Gaza. Nous n’acceptons pas que nos États se contentent de paroles jamais suivies d’actes, et la première Flotille de la liberté a montré qu’une action citoyenne peut rompre le mur de l’indifférence.

La coordination girondine Un bateau pour Gaza vous invite à participer à l’escale de la « Caravane pour un bateau » dans le cadre de sa tournée nationale.
Participons ensemble au financement de ce bateau de la paix :
Coupon à retourner à

ATTAC 33, 8 rue de la Course, 33000 BORDEAUX

(Espèces ou chèques. Chèques à l’ordre de la CIMADE-Nîmes avec mention au dos : un bateau pour GAZA)

Nom / Prénom :

Je soutiens la campagne « Un bateau pour GAZA », je verse : ……………………… €

Les dons sont déductibles de vos impôts à hauteur de 60%

jeudi, novembre 4 2010

Il était un petit navire…

IrèneC’est un petit bateau de rien du tout qui répond au joli nom d’Irène et qui, parti de Famagouste à Chypre, fendait les flots bleus vers Gaza à la fin du mois de Septembre… Un bateau affrété par des associations de « Juifs européens pour une paix juste » avec à son bord  des Juifs européens et israéliens…
À quelque 20 miles de Gaza, huit vaisseaux de guerre israéliens, armés jusqu’aux dents de canons, ont encerclé le petit navire armé, lui, d’un porte-voix : « Nous ne sommes pas armés, nous sommes non-violents et déterminés à accoster au port de Gaza. Vous procédez à un blocus illégal et nous ne vous en reconnaissons pas le droit. Sur ce bateau de Juifs pour la justice pour les Palestiniens se trouvent des militants de la paix de tous âges, dont un survivant du judéocide, un parent en deuil et des Israéliens qui refusent de collaborer à l’occupation illégale de la Palestine »…
Les soldats israéliens sont montés à bord et se sont montrés extrêmement violents, surtout avec les militants israéliens, surtout avec Yonatan Shapira qui a reçu trois tirs de taser. Il est en effet insupportable pour Israël qu’un ancien pilote de chasse de l’armée israélienne agisse depuis près de dix ans aux côtés de militants israéliens, palestiniens, européens et américains en dénonçant en permanence l’occupation…

Le dernier numéro de l’a revue de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) est disponible à la librairie LA MACHINE À LIRE à Bordeaux. On peut aussi s’abonner ou le commander sur le site de l’UJFP. Voir aussi le site de Une Autre Voix Juive

dimanche, octobre 24 2010

Appel à solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression…

Stéphane Hessel« Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi… »

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… en ce mois d’Octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République : Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre… Stéphane Hessel, grand résistant, déporté en Allemagne (Buchenwald, Dora), co-rédacteur de la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France ! Tous risqueraient jusqu’à 45 000 € d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites…
Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ?

Lire la suite...

- page 1 de 2