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jeudi, mars 23 2017

23e commémoration du génocide des Tutsi rwandais

Avril – Juillet 1994

 

Vendredi 7 Avril – Célébration
12h
: Rassemblement au Pont de Pierre, jet de fleurs dans la Garonne. 
18h : Veillée à la chapelle de Mussonville à Bègles (dont l’un des murs est consacré à « L’Homme debout », œuvre de Bruce Clarke en hommage aux victimes du génocide rwandais) : chants, lectures, témoignages, films, discussion…

 

Les 18-19-20-21 Mai
au Boulevard des Potes, 29 rue Bergeret à Bordeaux
Rencontre avec des témoins rescapés et auteurs de ces livres : Révérien Rurangwa (Suisse) : « Génocidé », ed. Plon
Marie Niyonteze (Belgique) : « Le Retour à Muganza », ed. M.E.O

Béata Umubyeyi Mairesse (Bordeaux) : « Ejo », Ed. La cheminante
Adélaïde Mukantabana (Bordeaux) : « L’innommable Agahomamunwa », ed. L’Harmattan
César Murangira (Suisse) : « Un sachet d’hosties pour cinq », ed. Amalthée
Philibert Muzima (Canada) : « Imbibé de leur sang, gravé de leurs noms », ed. Izuba

 

Samedi 24 Juin
Pièce de théâtre de la cie Uz & Coutumes : « Hagati yacu, Entre nous », en collaboration avec le LAM
Les autres lieux d’intervention seront confirmés très prochainement.

 

L’association CAURI vous convie à ces événements mémoriels pour « lutter contre l’oubli » (Ibuka) des victimes et pour que les survivants surmontent les blessures du silence. Renseignez-vous 
au 06 82 37 16 90

dimanche, février 28 2016

L'INNOMABLE AGAHOMAMUNWA

Un livre important et saisissant sur la tragédie rwandaise

Un récit du génocide des Tutsi
par Adélaïde Mukantabana

Editions L’Harmattan – Collection Ecrire l’Afrique

« Plus de vingt après, j’ai envie de me confier, de tout dire. Mais je m’embrouille, je suis effrayée. À quoi ça servirait ? À quoi ça ressemblerait ? Je suis toujours en deuil. Je le resterai. Dois-je renoncer à dire, à écrire ? Ce serait accepter de banaliser la barbarie qui a emporté deux de mes enfants, mes parents, la majorité de ma fratrie, mes tantes, mes oncles, mes cousins, mes amis, mes voisins, mes collègues. Me taire, ce serait admettre le génocide des Tutsi comme une fatalité, comme une guerre tribale, comme un conflit atavique, « le quotidien du continent africain ». Ce serait renoncer à l’élan qui m’anime, à la volonté de savoir ce qui s’est passé, de le faire entendre, d’abord à mes enfants qui ont survécu, puis à la génération future. Ils ne pourront l’apprendre qu’à travers ce que je suis devenue, qu’à travers ce que le génocide a fait de moi… »

Adélaïde Mukantabana habite à Bègles depuis Novembre 1994. Elle a participé en 2004 à la création de l’association Cauri, dont elle est actuellement présidente. L’objectif principal de Cauri – avec qui plusieurs soirées-débats ont été organisées à Utopia – est de rechercher la vérité, d’informer et de soutenir la mémoire du génocide des Tutsi rwandais.