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samedi, janvier 18 2014

18 salles ça va, 30 bonjour les dégâts

Autant l’avouer, nous avons un peu serré les fesses cet été. En effet, en cette fin du mois d’août, 2013 s’annonçait en terme de fréquentation, comme l’année la plus faible depuis notre ouverture en 1999. La presse professionnelle, jouant les mauvais augures, faisait état d’un effondrement inquiétant des entrées (jusqu’à 30 ou 40 % dans certaines salles). Pas assez de blockbusters, été beaucoup trop sec. Le premier constat nous faisait rigoler, le second beaucoup moins. On ne le dira jamais assez, la pluie est l’amie des salles obscures et rien ne défrise plus l’exploitant penché sur ses comptes qu’un lever de soleil radieux… Et malgré ça, aux douze coups de minuit 2013, on a compté, incrédules, sur tous nos doigts et dans un contexte de baisse générale du cinéma, qui se situe en France autour de 8% et à Bordeaux de 10%, nous terminons l’année à 305 000 spectateurs, soit une petite baisse de 2% qui doit encore être relativisée compte tenu de la fermeture du ciné pendant dix jours cet été pour cause de travaux sur la climatisation.

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jeudi, décembre 12 2013

Pour faire un beau cadeau à Noël, pas cher et original !

Pere NoëlDernière minute : le Père Noël a fait valoir ses droits à la retraite, le fonds de pension qui a repris l’activité a délocalisé les ateliers de production sur Saturne, les lutins ont été licenciés et les rennes se sont mis en grève. Vous avez pensé à la bûche, au sapin, et aux sabots mais il n’y a rien à mettre dedans ? Pas de panique ! Pour faire un beau cadeau à Noël, pas cher et original, vous avez encore le choix :

Offrir un carnet d’abonnement d’Utopia

(48€ les 10 entrées, ni nominatives ni limitées dans le temps, on vous fait même un paquet-cadeau, la classe…)

Venir au ciné remplir une (jolie) clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges :
On annonce pour les pitchouns l’arrivée au catalogue du génial Loulou et autres loups, pour les plus grands de films somptueux Royal Affair, formidables Free Angela et inclassables Les habitants…
Et quand même, l’intégrale des 5 drôles de films mal élevés des Delépine-Kervern (Louise-Michel, Mammuth, Le grand soir…) dans un chausson, ça aurait de la gueule et ça tient sur une 8Go !

5€ par film, sans DRM !
Vous pouvez consulter sur le site le catalogue complet des films disponibles : VIDÉO EN POCHE

mardi, décembre 10 2013

VIVE LE CINÉMA SCOP !

Vous n’y avez probablement vu que du bleu, mais il s’est passé quelque chose de formidable à Utopia, le 5 Novembre 2013, quelque chose qui concrétise une réflexion, des choix qui viennent de loin, du tout début de notre histoire…

Le 5 Novembre 2013, Utopia Bordeaux est passé aux mains de ses salariés : exit fondateurs et actionnaires… la SARL Utopia Saint-Siméon est devenue une SCOP avec l’accompagnement juridique et bienveillant de Jean-Paul Chevillotte (de la Scic Ecsess), de nos experts comptables, du Crédit Coopératif (banque de l’économie sociale et solidaire depuis 120 ans), tous émus d’avoir contribué à la mise en place de la chose. Ce matin-là à 11 heures, salle de la cheminée, une chouette idée s’est concrétisée : la transmission d’une entreprise à ceux qui y travaillent, le pouvoir à ceux qui assurent son quotidien, le début d’un processus qui ressemble à une course de relais à long terme… Les salariés d’aujourd’hui transmettront à ceux qui arrivent : nous voilà partis pour au moins deux siècles.

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jeudi, août 15 2013

Grand bal anniversaire

BalDix ans, pile qu’Utopia Tournefeuille a ouvert ses portes. Vingt ans, pile qu’Utopia Toulouse a ouvert les siennes !
Vendredi 30 août à partir de 18h dans les jardins d’Utopia à Tournefeuille

Grand bal anniversaire
Utopia Tournefeuille
costumé et masqué


On soupera aux chandelles, chacun amène un petit plat. Vos cinés favoris offriront un méchoui de veau et de cochon noir grillés sous la lune… on dansera avec :

Michel Macias et Didier Dulieu

Réservations aux cinés de Tournefeuille et Toulouse à partir du 1er juillet : 5 euros histoire de nous aider à payer tout ce beau monde.

jeudi, juillet 11 2013

LE CINÉMA SERA FERMÉ DU LUNDI 29 JUILLET AU VENDREDI 9 AOÛT INCLUS

UtopiaATTENTION ! LE CINÉMA SERA FERMÉ DU LUNDI 29 JUILLET AU VENDREDI 9 AOÛT INCLUS POUR CAUSE DE REMPLACEMENT DU GROUPE FROID (c’est lui qui permet de rafraîchir l’air dans les salles)
ON SE RETROUVE DONC LE SAMEDI 10 AOÛT

LA NOUVELLE GAZETTE SERA DISPONIBLE DÈS LE JEUDI 18 JUILLET

mardi, avril 2 2013

ANGELA, STILL FREE, ALWAYS FREE

Angela DavisOn aurait pu la croire oubliée, rangée sur l’étagère « beaux souvenirs » dans le grenier de l’histoire… Que nenni ! La voilà qui nous revient en plein cœur, et l’avant première du film documentaire Free Angela and all political prisoners (à l’affiche chez nous dès le 3 Avril) à Utopia Toulouse a pulvérisé l’idée que les « gens sont oublieux ». Dès huit heures du matin, des spectateurs faisaient la queue devant la porte fermée du ciné, attendant l’ouverture des préventes. En l’espace de ¾ d’heure les places les deux séances prévues en présence d’Angela Davis étaient englouties. De mémoire d’Utopia-Toulouse on n’avait jamais vu une telle passion…

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mercredi, mars 13 2013

2013 : les Utopia fêtent leurs anniversaires et le Trophée d'Utopia Bordeaux…

Dix ans, pile qu’Utopia Tournefeuille a ouvert ses portes. Vingt ans, pile qu’Utopia Toulouse a ouvert les siennes et quarante ans, non moins pile, qu’Utopia Avignon s’est lancé le premier dans l’aventure, en comptant une première expérience aixoise, liquidée quasiment dans l’œuf par la sainte alliance des enfants de Jaurès (sales gosses) et des héritiers de l’Inquisiteur Torquemada.
Un triple anniversaire auquel on associera la demi décade d’Utopia Montpellier (eh oui, cinq ans déjà…

On regrettera bien sûr qu’Utopia Bordeaux ait si mal choisi sa date d’inauguration (septembre 1999) qui lui fait faire décade à part, comme d’ailleurs Saint-Ouen l’Aumône qui fêtera ses 26 ans en octobre, alors qu’Utopia Pontoise rate d’une marche la double décade avec ses 19 printemps célébrés en septembre prochain…

Alors, bien sûr, on reste pantois aujourd’hui devant la folle longévité de ces cinoches dont le premier en Avignon, installé dans la petite église Saint-Antoine fut le refuge ultime du dernier pape avignonnais. Un cinoche qui affichait, avec ses 120 fauteuils d’occasion, son papier peint sur les murs et sa cabine bouts de ficelle, la mauvaise mine d’un prématuré. Ce qu’il était en vérité et les mauvaises fées de l’industrie du cinéma ne s’y étaient d’ailleurs pas trompées en émettant un pronostic peu charitable : « ne passera pas l’hiver ». Le banquier chez qui nous avions ouvert un compte – je crois me souvenir qu’il s’agissait de la Société Générale – nous avait refusé un découvert de quelques milliers de francs en arguant du fait qu’il risquait le ridicule en prêtant des sous à un machin « mal identifié » qui faisait de l’utopie son horizon indépassable. On ne pouvait donner tort à ce brave homme qui avait déjà largement investi dans Virgin Megastore. De fait, il fallut très vite l’admettre, voleurs de bétail et étrangers, nous n’étions pas vraiment les bienvenus à Tombstone sur Rhône…

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dimanche, janvier 6 2013

HISTOIRE de l’église Saint-Siméon

Les Syriens le surnommèrent « l’homme qui parle avec Dieu »

Saint-Syméon le stylite (du grec « stylos » = colonne), né en 389 à Sisan, village situé à la frontière de la Syrie et de la Cilicie, mort en 459.
Après avoir gardé des moutons, il se consacre à Dieu. Sa quête de pureté spirituelle le conduit à vivre des années durant et dans une immobilité absolue, au sommet de colonnes de 5, 6, 11 puis 25 mètres de hauteur ! Plus haute est la colonne, plus il vit près du ciel. Fascinés par cette nouvelle forme d’ascèse passablement spectaculaire, les pèlerins affluent des quatre coins de l’Orient, et attendent de lui un miracle, ou à tout le moins des conseils, des bénédictions… Syméon fait des sermons quotidiens et répond en criant du haut de son perchoir aux questions qu’on lui pose.
Toutefois il refuse de parler aux femmes, même à sa mère…
On trouve des exemples de stylitisme jusqu’au 12ème siècle et au-delà en Géorgie, Arménie et Grèce. La base de la colonne sur laquelle est mort Syméon existe encore en Syrie. À proximité on a édifié à sa mémoire une immense basilique qui s’appelle aujourd’hui Qala’at Sema’an.
Le culte à Saint-Syméon s’implanta au 6ème siècle en pays de Burdigalia.
(D’après la biographie écrite par Théodoret de Cyr, disciple de Saint-Siméon)

BRÈVE CHRONOLOGIE DE L’ÉGLISE

546 – 566 : l’évêque Léonce II met en place l’organisation religieuse de la cité et fait édifier l’église
Milieu du 12ème siècle : le pape Alexandre III donne à l’église sa paroisse. Elle dépendra du chapitre Saint-André. Il y a alors deux chapitres séparés par la rivière Devèze : au Nord, Saint-Seurin avec 4 paroisses ; au Sud, Saint-André avec 5 paroisses.
Sous l’occupation anglaise, beaucoup d’églises sont remaniées ou supprimées. À Saint-Siméon sont célébrés beaucoup d’offices, les grandes messes, le jour des roys, l’oraison des 40 heures… L’église sert aussi de sépulture aux défunts.
1489 : avec la peste, le cimetière s’étend devant l’église, sur l’actuelle place Camille Jullian. L’église comptait 7 chapellenies. Et deux confréries : les fourbisseurs et les canautiers (boulangers spécialisés dans la confection des couronnes).
1654 : une compagnie du Saint-Sacrement, composé de dames, s’ajoute à la paroisse.
Vers 1772, la paroisse compte 1800 habitants appartenant principalement à l’élite de la société bordelaise.

Selon Paul Courtault, l’église primitive romane, située plus à l’Est, fut remplacée par l’église actuelle au 15ème siècle. Pour d’autres, il s’agit de la même église, transformée au 14ème siècle par le percement de baies sur la façade Sud et par la pose d’un clocher. Il subsiste de l’église le mur latéral Sud, quelques fenêtres du 14 ème. Est conservé au musée d’Aquitaine un rétable de 1529 exécuté par le maçon Guillaume Medion. Au musée lapidaire est conservé un monument représentant la Trinité.

1791 : à la Révolution, la paroisse est supprimée par l’archevêque Monseigneur d’Aviau. L’église est reconvertie pendant quelques temps en salpêtrière (arsenal).
1833 : les frères Laporte, anciens officiers de la marine marchande, ouvrent dans ces lieux « L’école navale des mousses et novices », plus « Le gymnase français ». Philantropes, leur œuvre est à vocation sociale, culturelle, pédagogique, et va permettre de sortir de la misère de nombreux enfants issus du quartier du port, devenu très populaire au début du 19ème siècle. L’école sera transportée à bord d’un trois mats appartenant à l’état, « La Brillante », alors en rade à Bordeaux.
À la fin du 19ème siècle, dans la période de développement des technologies alimentaires, la famille Teyssoneau s’installe dans l’ancienne église et invente la clef pour ouvrir les boîtes de sardines à l’huile.
Au 20ème siècle, alors que l’industrie automobile est en plein essor, le bâtiment devient un garage. Pendant plusieurs décennies, les lieux restent inoccupés (par les vivants) et, après avoir servi de parking jusqu’au milieu des années 90, il se sont transformés en un cinéma pas tout à fait comme les autres…

lundi, mars 14 2011

TAXE DE PARKING (suite et fin)

UtopiaTreize années au compteur que cette affaire nous collait aux basques… et nous voici enfin, ce jour de l’an de grâce 2011, débarrassés par la CUB de cette histoire de taxe de parking. On y revient une dernière fois pour les petits nouveaux, les étourdis et les cancres qui n’ont toujours rien compris au film.
Le top départ de cette histoire de taxe, simple comme un coup de fil, est donné en 1995 par un entretien au téléphone avec le créateur du « Salon jaune », un lieu culturel d’aimable mémoire à Bordeaux. Au menu de la conversation ce jour-là, l’existence en plein coeur de ville d’un bâtiment très dégradé qui ferait, malgré son état avancé de décrépitude, un fabuleux cinéma Utopia, associé à un lieu d’échanges, où l’on pourrait grignoter sur le pouce en discutant des films. Un bâtiment qui, pour l’heure, sert de repaire aux seuls chats et pigeons de la place Camille Jullian après avoir été successivement une église vendue comme bien national à la Révolution, un entrepôt des poudres et salpêtres réquisitionné sous l’Empire, une école de mousses et novices un peu trop républicaine pour la monarchie Louis Philiparde, une conserverie où l’on inventa au début du xxe la clef à ouvrir la boite de sardines et finalement, horreur et abomination, un garage puis un parking, dont les bagnoles donnèrent le coup de grâce au bâtiment. Autant dire que cet ex-église consacrée au stylite Saint Siméon était dans un tel état, malgré quelques beaux vestiges, qu’aucun candidat à sa restauration, y compris la ville et la CUB, ne s’était jamais risqué à lui rendre une nouvelle affectation privée ou publique, tant l’aventure s’annonçait porteuse de risques divers et variés.

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