vendredi, janvier 29 2016

CINÉ TRICO'THÉ

Hier, samedi 13 février après la séance de CAROL a eu lieu la 2ème édition de notre CINÉ TRICO’THÉ

En attendant la prochaine fois (on ne sait pas encore quand mais on vous dit vite !), voici quelques photos (Merci Odile !)

 

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jeudi, novembre 12 2015

Le côté obscur de la farce…

À moins d’être exilés seuls sur Mars, aux confins de la galaxie, à des années-lumières de la Terre, hors de l’attraction de l’indépassable civilisation occidentale, il est impossible depuis des semaines d’échapper au bruit médiatique de la déferlante Starwars. Mais si, vous savez bien : cette série de films plutôt malins, initiée avec des bouts de ficelles, peu de scénario et beaucoup d’ingéniosité dans les année 70 (au XXè siècle, il y a une éternité) et qui recycle à la sauce intergalactique – et il faut bien le dire avec de moins en moins de bonheur - les grandes sagas mythologiques d’antan… bref. Starwars 007 déboule aujourd’hui, en 2015, sur les écrans. Le petit space-opéra sympatoche est devenu une franchise lucrative et un produit d’appel faramineux pour vendre du temps de cerveau disponible, le mastodonte Disney a investi un pognon colossal pour se l’approprier (on souhaite à l’heureux vendeur des droits de ne pas mourir étouffé sous son matelas de billets craquants), il n’est donc pas imaginable, mesdames et messieurs, que la sortie du nouvel opus ne soit pas un événement planétaire. Et de fait…

En Suède un allumé affublé d’un masque de Dark Vador zigouille à coup de sabre des gamins dans une école. En Ukraine, en vertu d’une loi sur la « décommunisation » de l’espace public qui engage à faire du passé table rase, les employés et riverains de l’usine PressMach d’Odessa ont la géniale idée de fondre la statue de Lénine pour la remodeler en Dark Vador! Certes, le bronze est toujours là, il a juste muté pour s’adapter à l’air du temps et l’air du temps a un drôle de parfum. En 2014 un candidat à la mairie de Kiev fait campagne déguisé en Dark Vador: « Moi seul peux faire un empire de notre république, lui redonner sa gloire passée, lui rendre ses territoires perdus et sa fierté… » Et le 19 octobre 2015, l’Histoire s’arrête. Une information capitale fait la une des journaux écrits, radiodiffusés et télévisés, renvoyant dans les limbes le tout venant éditorial (scandale des jets privés qui éparpillent du migrant aux quatre coins du territoire pour désengorger Calais, installation du FN au centre des élections régionales à venir, tentative de médiation de John Kerry auprès de Netanyahu…) : les réservations sont ouvertes (et prises d’assaut) pour les premières séances de Starwars. Starwars qui ne sortira que deux mois plus tard. Impossible d’échapper à la déferlante mondiale : Dark Vador fait triomphalement son entrée au Louvre….

 

Le réveil de la farce

 

Dans ce contexte, un débat aussi fiévreux qu’affligeant agite en ce moment le petit monde des salles Art et Essai, contaminées elles aussi par le virus pernicieux: faut-il programmer Starwars épisode 7 sur nos écrans pour faire bouillir la marmite et faut-il saisir la médiatrice du cinéma pour exiger que le distributeur Walt Disney donne une copie aux salles Art et Essai ? Car Picsou, qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot, a facilement convaincu Disney de privilégier autant que possible les cinéma dont les tarifs déjà exorbitants, augmentés du supplément 3D (oui, ce sera 3D quasi obligatoire pour tous), lui assureront une rentrée maximale de pépettes. Et à la surprise générale, pour un nombre conséquent d’estimés confrères, la réponse est : oui. Oui, il est urgent de rajouter de la visibilité et de l’espace d’expansion, un 1001è écran, à l’incontournable « événement cinématographique de la fin d’année »… Au nom de leur Liberté de Programmation, de la Liberté d’Expression qu’on assassine, ils ont lancé une pétition auprès des spectateurs pour qu’ils les soutiennent dans leur quête… En essayant de se et nous persuader que le nivèlement et l’uniformisation favoriseraient, à terme, la diversité. Tout ceci ne serait pas bien grave si, à force de brouiller les messages, les images et l’écoute des spectateurs, ce genre de démarche ne mettait en danger, à notre sens, cette fameuse diversité pour laquelle nous ne cessons de nous battre. Après cela, allez donc argumenter sur la nécessité de bâtir des lieux spécifiques, à taille humaine, propices à accueillir ce cinéma humain que nous aimons tant, qui nous rapproche les uns des autres et nous ouvre en grand des fenêtres sur le vaste monde. Si tout se vaut, allez donc convaincre les distributeurs que leurs films seront défendus ici comme nulle part ailleurs, parce qu’amoureusement choisis et présentés… je ne vous dit pas comment on va ramer pour rattraper le coup.

Tiens, pour se mettre du baume au cœur, on vous livre un scoop. Un vrai. Le 9 décembre, quasi-en même temps que le gros machin sus-nommé, sort sur les écrans d’Utopia un bijou islandais réalisé par un gars au nom chez nous imprononçable (essayez pour voir : Grímur Hákonarson). BÉLIERS, film rare, enneigé, surprenant et émouvant, a raflé le prix « Un certain regard » au dernier Festival de Cannes. Celui-là, on sait que les temples-multiplexes, édifiés pour la gloire de Disney et de Dark Vador, ne sauront même pas qu’il existe. Et nom de dieu, on a hâte de le défendre !

mercredi, septembre 30 2015

BROOKLYN, encore

Elle est simplement bluffante dans le rôle-titre de Brooklyn, le film inattendu qui enchante le cinéma en ce début d’automne. KT Gorique prépare un album (“Tentative de survie”) et a mis en ligne une mixtape de 7 titres, logiquement intitulée “Demi tentative (avant l’album)”.

C’est en libre écoute, téléchargement et diffusion sur Haute Culture :

http://www.hauteculture.com/mixtape/7626/demi-tentative-avant-l-album

jeudi, juin 18 2015

«Bye-bye Saint-Eloi»

Observations concernant le réquisitoire définitif du procureur de la République dans l’affaire dite « de Tarnac ».

«Bye-Bye Saint-Eloi» : c’est par cette blague sur le surnom donné au pôle antiterroriste de Paris, la «galerie Saint-Eloi», du lieu où il est situé au palais de justice, que les membres du groupe de Tarnac débutent leur réquisitoire de 35 pages contre la justice que vous pouvez lire en intégralité, par ici !

mardi, juin 16 2015

UNE HISTOIRE DE DINGUES…

On se pince pour le croire, pour se persuader qu’on est bien réveillé, qu’on n’a pas bêtement cauchemardé. Parce que, si on regarde alentour, que ce soit en couverture ou dans les pages intérieures de nos journaux préférés, au long des flashs info des radios publiques ou privées : rien, nib, nada, que dalle sur champ d’azur, il ne s’est rien passé - « circulez, y’a rien à voir » ! Un coup, si on n’avait pas la tête solidement plantée sur les épaules, à se précipiter sur le tas de fumier, aussi nauséabond que fertile, sur lequel s’épanouissent les fleurs vénéneuses, vert-de-gris et bleu-marine, du plus pur conspirationnisme…

Il y aurait de quoi ! Mais non, on n’a pas rêvé – et oui, c’est une histoire de fous… une histoire qui s’est répétée à plusieurs reprises (et deux fois en 48h) et qui laisse perplexe : étaient-ils seulement mal informés, voire un poil incompétents ou est-ce délibérément, pour des raisons moins avouables, que les « Rambo-warriors » du Raid ont déboulé en pleine nuit chez un militant pacifiste, pareil que s’il s’était agi du pire terroriste sanguinaire de la place ?

Sur les coups de 3 heures du matin, une vingtaine de types armés jusqu’aux dents, cassent la porte de l’immeuble ou Pierre habite, puis celle de son appartement, le brutalisent, le menottent à une chaise, fouillent son appartement à la recherche d’armes… Pierre finit par comprendre qu’un abruti (probablement notoire), se faisant passer pour lui, a appelé les flics pour leur dire qu’il venait de tuer sa femme et les attendait fusil à la main… Sarah, sa femme, a beau être là et n’avoir pas l’air du tout d’être un cadavre, les hommes du Raid ont beau ne pas avoir trouvé le moindre pistolet à bouchon, ni arc, ni flèches… ils passent la main à la police locale qui embarque sans ménagement notre malheureux Pierre, qu’ils garderont une dizaine d’heures en garde à vue et finiront par le relâcher, sans explications, sans excuses, sans même lui offrir un café allongé…

Bien évidemment, ça ne devrait rien avoir à voir avec le fait que Pierre – de son patronyme complet Pierre Stambul – est une figure honorablement connue à Marseille et plus largement en France, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – et à ce titre forcément sur les tablettes de la Police Nationale. Rien à voir non plus avec le fait que Pierre devait le soir même intervenir à Toulouse dans un débat sur la campagne BDS de boycott des produits israéliens en provenance des territoires occupés de Palestine. Mais 24h plus tard, rebelote : c’est chez l’ancien député du Val-de-Marne Jean-Claude Lefort, ex-président de l’association France-Palestine Solidarité, heureusement absent de chez lui, que les cow-boys débarquaient.

Précisons que depuis plusieurs jours ça s’agitait ferme sur internet, à propos de la soirée prévue à Toulouse : des associations juives, pas du tout pour la paix celles-là, annonçant un déferlement de militants venus de toute la France, prêts à en découdre pour empêcher que s’exprime ce point de vue qui contrarie très fort le gouvernement israélien. Car cette histoire de boycott leur chauffe les oreilles… Dernière affaire en date, celle du PDG d’Orange annonçant qu’il pouvait envisager de cesser de travailler avec Partner au prétexte de son enracinement dans les colonies israéliennes (déclaration suivie d’un vigoureux rétropédalage consécutif à un non moins sérieux soufflage de bronches de son premier actionnaire, l’État français).

Et pourtant ils sont de fait de plus en plus nombreux ceux qui, dans le monde entier, rejoignent la campagne de Boycott, à l’instar de ce qui s’était passé en Afrique du Sud au moment de l’Apartheid : artistes annulant des concerts, cinéastes refusant de participer à un festival, boycott universitaire, entreprises refusant de commercer, consommateurs refusant de consommer etc… et ce malgré les pressions et les répressions diverses… certains menant de véritables campagnes de dénigrement voire de menaces contre tous ceux qui soutiennent un tant soit peu le mouvement…

Si vous voulez en savoir plus :

www.ujfp.org et www.bdsfrance.org

mardi, avril 28 2015

René Féret rejoint Anton, Nannerl et les autres…

Bon, on ne va pas se mentir : on est bien triste ce mardi 28 avril au matin.

Le rayon de soleil, c’est l’accueil que vous aurez fait à ANTON TCHEKOV 1890, l’ultime film de René Féret.

Enthousiaste.

Unanime.

Mérité.

Lire sur son blog de France Inter le chouette billet de Laurent Delmas, un des trop rares journalistes-critiques à ne jamais avoir considéré avec dédain le travail magnifique de l’ami Féret.

Salut René.

jeudi, mars 5 2015

MONTPELLIER JOURNAL SE MONTRE SAMEDI 7 MARS

Avant de venir débattre (lundi) à Utopia de la liberté d’informer (autour de CITIZEN4, Edward Snowden et avec les libriste du Languedoc Roussillon, espérons qu’ils auront dessaoulé), l’équipe de Montpellier Journal fait la fête samedi soir à l’Atelier du nord (Figuerolles).

De 16h à 22h, venez rencontrer la grande rédaction du site et ses sympathisants mais aussi écouter de la musique, voir des expos, des projections, boire l’apéro, acheter des photos ou des dessins de presse, gagner des abonnements ou en souscrire, etc. Donc n’oubliez pas votre RIB et votre carnet de chèque !

jeudi, janvier 8 2015

Ciao Charlie

Voilà! On s’apprêtait à vous envoyer un éventail de jolis vœux…
Mais l’actualité violente nous a dépassée, le cœur n’y est plus: douze morts à Charlie Hebdo…

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Charb avec son sourire discret… Mort… Ainsi que Cabu, Wolinski, Tignous… et ceux qui sont moins connus…
Au delà de nos copinages (ou pas), de nous-même, c’est tout un symbole qui est attaqué inutile de s’étendre: nous sommes tous touchés. “Il y aura un avant et un après… “

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Pour cette année 2015, il ne reste qu’à nous souhaiter… La force surtout! La force de nous unir, la force de combattre contre le fascisme qui monte, l’intelligence de ne pas nous tromper d’ennemis…

Ô vous tous, gens de la terre,
Qui cheminez si douloureusement.
Ayez d’abord la charité,
Aimez-vous les uns les autres,
Consolez-vous les uns les autres,
Soutenez-vous les uns les autres.
Fût-on brûlé d’amour à en mourir
On n’aime pas encore assez
On n’aime jamais assez…
L’amour est tout
Qui est Dieu même? 

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Voilà ce dont devraient se souvenir tous les fondamentalistes, intégristes religieux… Voilà ce que nous ne devrions jamais oublier athées ou pas…

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Fuerza!

Sans le courage le peuple reste sans lieu… Cynthya Fleury

samedi, janvier 3 2015

Charlie's country et Rolf de Heer sur Divergence FM

A l’occasion de la sortie au cinéma Utopia de Charlie’s country, Alain Vacquié consacrait le 18 décembre dernier une émission spéciale aux aborigènes d’Australie sur Divergence FM.


Le podcast de l’émission est disponible ici : http://podcasts.divergence-fm.org/gulliver.xml


Avec des propos de Rolf de Heer enregistrés à Utopia le 15 décembre lors de la rencontre avec le public via Skype© - et les témoignages de Sylvie Crossman, écrivain, ancienne correspondante du Monde en Australie, auteur de “Soeur de peau” et avec Jean Pierre Barou de “Enquête sur les savoirs indigènes” (Folio), et avec Jean Pierre Barou auteur de “L’oeil pense, essai sur les arts primitifs contemporains” (Petite Bibliothèque Payot).


Nous avions eu la chance de recevoir au cinéma Sylvie Crossman et Jean Pierre Barou, fondateurs de Indigène éditions à l’occasion de la sortie de Héritage fight.


C’est un peu un cadeau de Noël après l’heure que nous fait Divergence FM !

samedi, décembre 20 2014

À l'attention du Père Noël…

Dernière minute : le Père Noël a fait valoir ses droits à la retraite, le fonds de pension qui a repris l’activité a délocalisé les ateliers de production sur Saturne, les lutins ont été licenciés et les rennes se sont mis en grève - vous avez pensé à la bûche, au sapin, et aux sabots mais il n’y a rien à mettre dedans ? Pas de panique !

Pour faire un beau cadeau à Noël et au jour de l’An, pas cher et original, vous avez encore le choix :


  • Offrir un
    carnet d’abonnement d’Utopia (45€ les 10 entrées, ni nominatives ni limitées dans le temps, on vous fait même un paquet-cadeau, la classe…)


  • Venir au ciné remplir une (jolie) clé USB avec des films
    Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges: Ida, My sweet pepper land, 10 canoes… dans un chausson, ça aurait de la gueule - et à 5 €, les films sont à la portée de toutes les bourses !


  • Filer un coup de main à Salam ou à l’Auberge des migrants (ou aux deux), vu que la situation des migrants coincés à Calais empire presque d’heure en heure sans parler de l’édification du “mur de la honte”. Oui, en France, en (presque) 2015.


  • Offrir des abonnements à des vrais journaux avec des vraies pages en vrai papier et de vraies talents imprimés dessus. L’abonnement, c’est un cadeau qui revient toute l’année, un peu de bonheur, d’intelligence et d’humour partagés dont l’effet dure longtemps ! Comme les temps sont durs pour les copains, qui fonctionnent généralement sans pub, nous vous signalons à toutes fins utiles que Mermet Daniel met la dernière main au retour de Là-bas si j’y suis - et que le ciné met régulièrement à votre disposition, pour meubler l’attente entre deux séances, les périodiques suivants : Siné Mensuel, le Monde diplomatique, Charlie Hebdo, XXI, l’Âge de faire…

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