lundi, juin 29 2020

Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août

Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers et récurrents : Fissures, dégâts des eaux, désaxement des portes… Bistrot et cinéma vont attendre la fin des travaux pour mieux pouvoir vous accueillir dès le 12 août.

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Pendant ce temps, le cinéma aura aussi changé les écrans des salles 3 et 4. Révisé les fauteuils des 4 salles. Fait tous les agencements rendus obligatoires par la crise sanitaire : un beau paravent en verre et laiton protégera la caisse, la CTA (Centrale de Traitement d’Air, les machines qui s’occupent de changer l’air dans les salles) sera équipé de filtres plus performants, avec une reprise d’air neuf et renouvellement d’air assaini. Un grand nettoyage d’été de fond en comble, dans les plus petits détails est prévu également pour le mois d’août. On organise le sens de la circulation et on veille à vous recevoir comme on a toujours fait dans les meilleures conditions d’hygiène et de confiance.

Nous serons heureux de vous retrouver, nous vous encourageons à ne pas perdre le chemin du ciné. Et pour ceux qui souhaîtent nous soutenir, des abonnements pour le cinéma, valables à vie dans tous les Utopias et au Cosmographe, seront à votre disposition chez Mirabelle (décoration et cadeaux), 90 rue Gaston Doumergue durant tout le mois de juillet. Merci à vous.

Le cinéma est un art collectif autant qu’universel, soutenons-le !

mardi, juin 23 2020

SOS Méditerranée lance un appel aux dons

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Chères citoyennes, chers citoyens,

À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû nous réorganiser afin de poursuivre notre mission. Nous avons donc recruté une équipe médicale de quatre professionnels de santé : un médecin, deux infirmières et une sage-femme. Ils ont pour la plupart déjà travaillé sur l’Ocean Viking ou l’Aquarius et connaissent les conditions particulières dans lesquelles nous intervenons. Ils ont aidé à la préparation du navire et notamment mis en place des protocoles spécifiques liés à la prévention du Covid-19.

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jeudi, juin 4 2020

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)

La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs plissent un peu les yeux. Certains s’étirent, d’autres se redressent. Comme sortant d’un sommeil avec ou sans rêves. Je regarde les visages de celles et ceux qui ont vu mon film. Je me présente à eux. Ils me regardent aussi. Il y a toujours un petit temps silencieux et très doux avant que le champ de la parole ne s’ouvre. Et puis vient le débat. Les pours, les contres, les acquis, les sur-le-choc. Certains posent des questions, d’autres témoignent. Le temps s’étire parfois tard dans des échanges politiques ou intimes. Je me souviens d’un débat dans une salle de Toulouse. Un monsieur au fond de la salle, à l’écart de tous. Une barbe immense, de longs cheveux, quatre sacs plastiques posés à ses pied. Un SDF qui venait régulièrement grâce aux tickets suspendus et ne parlait jamais à personne, m’avait confié la responsable de la salle. A la fin du débat, il s’était approché de moi et m’avait glissé deux phrases. Deux remarques sur mon film. D’une pertinence extrême. Qui m’avaient donné à réfléchir longuement.

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samedi, mai 23 2020

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin

La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exactement, quand il m’a pris par la main pour m’assoir sur ses genoux et qu’il a caressé ma nuque devant toutes les copines complètement hystériques j’ai senti une drôle de chaleur m’envahir, je pense que je devais être rouge comme un coquelicot et j’ai fait un malaise vagal. J’ai fini aux urgences en réanimation.

La deuxième fois que je l’ai vu, c’était à la manif des intermittents du spectacle. il était debout en short sur un char et il ondulait son corps aux sons des rythmes syncopés lâchés par les artistes en colère. Je passais par hasard et du coup j’ai suivi toute la manif. il jetait des petits papiers en l’air, des tracts de toutes les couleurs et c’est en les ramassant que je me suis fait renversé par la camionnette FO. J’ai perdu connaissance et j’ai fini aux urgences en réanimation.

La troisième fois que je l’ai vu, c’était à l’inauguration de la boutique traiteur primeur lounge cyber café qui a ouvert en bas de chez moi, il est sorti d’un gaspacho géant comme la vénus de Botticelli de l’océan. Il était beau comme un diable avec ses morceaux de tomates et de poivrons collés partout sur lui. Pas de danger que je me fasse renverser, ils avaient interdit la circulation dans la rue pour l’occasion. J’ai juste fait une intoxication alimentaire et j’ai fini aux urgences pour un lavage d’estomac.

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vendredi, mai 22 2020

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria

Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.

Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria n’avaient pas été faciles. Nous nous étions rencontrés en Indonésie, il y a trois ans ; rapidement nous avions décidé de vivre ensemble avec le projet de revenir en Europe; plus précisément, deux années à Londres avant de repartir pour Bornéo, toujours dans le cadre de mon activité de recherche sur les insectes.

Cette vie de perpétuels changements ne lui convenait plus, elle m’avait souvent parlé de revenir habiter en Hongrie. Le domaine familial d’Harkany lui reviendrait bientôt. Cet atavisme avait resurgit de façon brutale après le décès récent de son père. Elle venait de décider de repartir en Hongrie pour quelques temps.

L’appartement que je louai à l’époque dans l’East End était assez sombre et j’étais resté enfermé des jours entiers, volets baissés. A cette époque de l’année, Londres se couvrait de brumes épaisses et la luminosité baissait brutalement, la température aussi d’ailleurs.

Ce qui avait séduit Daria au début de notre relation, c’était mon excentricité, mon côté « clown » comme elle disait. Elle m’avait d’ailleurs offert un trapèze volant que j’avais accroché ingénieusement à la plus haute poutre métallique du salon.

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jeudi, mai 21 2020

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte

Test du parapluie.

 

Les Vacances de HegelComment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?

C’est très simple.

Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.

Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robinet :

- l’eau de ville, c’est bien connu, a un pouvoir bien plus prégnant que l’eau de source. Oui vous le saviez mais il est toujours bon de le rappeler. -

Ensuite choisissez LE parapluie. Là aussi pas d’erreur. Il faut un parapluie français sinon le test perd tout son sens. L’exception française assurément.

L parapluie idéal pour ce test reste un bon parapluie d’homme. Donc noir. Désolée !

Avec un manche en bois de chêne pour la stabilité. Il reste cher à l’achat.

Enfin positionnez le verre sur le parapluie une fois celui -ci ouvert en grand.

C’est très acrobatique. Si vous pouvez, faites-vous aider pour cette étape.

Et voilà !

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Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole

Parole que l’on dit sans y penser.

Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.

Parole qui peut être mise en musique ou en poème.

Parole divine, posée sur une musique sacrée.

Parole indicible, qui se scande en rimes par le poète, portant en elle sa propre musique, et se décline en accords harmonieux sur la portée du compositeur.

Parole que l’on entend avec beaucoup d’émotion.

Quand elle est violente, portée par une voix stridente, elle peut être effrayante, aux effets blessants. Même sonore, si elle est sèche, elle peut ne pas avoir été entendue. Inexpressive ou tardive, elle n’en est pas moins émouvante par son rythme. La parole touche alors au-delà des sens, parle au-delà de son propre sens.

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mercredi, mai 20 2020

Atelier d'écriture YAKSA 3 : vernissage

Un soir, je me promenais dans une petite rue du centre : vitrine éclairée et petite foule élégante verre à la main sur le trottoir. Sans réfléchir je suis entré. Jamais mis les pieds dans un vernissage, qu’est-ce qui m’a pris ? Jolie lumière, ambiance douce, j’ai aimé tout de suite. Ce n’était pas du tout mon environnement, rien de familier, j’étais égaré, j’étais là, juste là sans penser à rien. Depuis tout jeune mon truc c’est ressentir, j’ai ce mot dans la tête, en réfléchissant je crois que je cherche à retrouver le baiser de ma mère, le soir sur mes paupières avant de m’endormir. «Je veux être un homme heureux» dit la chanson, je crois que ressentir c’est être heureux.

Alors là, je regardais, tranquille, une sculpture, enfin un truc que je ne savais pas vraiment qualifier et c’est ce qui la rendait intéressante la chose parce que ça provoquait milles questions dans ma tête. Je convoquais quelques chansons parmi les milliers qui ont colonisées mon cerveau d’enfant isolé. Avec j’essayais de me décrire la situation, de poser l’ambiance pour partir avec la proposition de l’artiste, inventer une histoire… D’ailleurs où était l’artiste? Je ne sais pas, je n’ai pas eu le temps d’y penser.

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mardi, mai 19 2020

Atelier d'écriture YAKSA 2 : cluedo carnavalesque à Utopia Borderouge

Salut, toi qui oses entrer dans l’Utopia Borderouge! Fais attention, car un homme en cavale pour ses crimes serait passé par là ou y est peut-être encore, caché dans sa planque… Si tu veux en savoir plus sur l’enquête, je t’invite à lire cet article au titre étrange « Bal masqué et Cluedo à l’Utopia Borderouge » dans la gazette du cinéma.

L’agent Mayonnaise ne se remettait encore pas de l’ordre de son commissaire. Lui, aurait préféré s’élancer sur la route de la soie pour enquêter sur les contrebandiers et les chauve souris zombies! Mais hélas la mayonnaise ne prit pas! On lui confia une affaire plus citadine qui avait lieu dans la ville de Toulouse. Plus sur la route des lampadaires que sur la route de la soie, maugréa t-il lorsqu’il reçut sa mission… Son fidèle assistant Mr Cocotte Minute à ses côtés, il allait lui montrer, à son commissaire, tiens, qu’il pouvait mettre la main sur l’assassin. Et quel assassin ! Puisque celui là avait l’art de se camoufler. Il présentait toujours un visage différent à la police grâce à son talent pour faire des masques.

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lundi, mai 18 2020

Atelier d'écriture YAKSA 1 : Métamorphose

Roger Grosjean, célibataire endurci, vivait dans sa ferme natale avec sa mère. Sa sœur s’était mariée quelques années auparavant et venait de temps en temps avec mari et enfants partager le repas dominical. La vie était rude dans ce hameau lozérien où l’eau était rare. “Ne gaspille pas l’eau”, lui avaient seriné ses parents tout au long de son enfance.

Il avait deux troupeaux de brebis : les viandes et les laitières, comme on disait dans le pays. Il aimait s’en occuper, les suivre sur le haut plateau accroché aux nuages et vivre avec elles le cycle des saisons: agnelage, production laitière, étés dehors sous le soleil brûlant, hivers confinés dans la bergerie. Comme tous les paysans, il ne prenait jamais de vacances, mais il n’en souffrait pas. Pourquoi partir ailleurs ? Il était bien ancré dans cette terre aride, au rythme de ses brebis qu’il aimait bien sans jamais se l’avouer.

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samedi, mai 9 2020

Les Ciné-Rencontres en dessins

En occasion de la projection de jeudi dernier du film

Là, dove batte il sole de Diego Feduzi

notre spectateur Patrick Lacan nous a offert ses dessins, pour qu’on puisse les partager avec vous ! Nous en sommes honorés !

 

             
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mardi, avril 28 2020

Journal de bord 15

Petit exercice de travaux manuels :

Si vous vous trouvez dans une zone blanche question masques, mercerie, et que de toutes façons vous êtes nuls en couture, faites comme moi recyclez ! Un vieux soutien-gorge à balconnet retravaillé, fait un excellent masque triple ou sextuple épaisseur! 1 coup de ciseau, 2 ou 3 points à la main, le tour est joué. Pour les gars qui n’auraient pas de copines, ou mes copines qui ont petite poitrine, la version slip fonctionne aussi. C’est rigolo, vite fait, mais ne dévalisez pas pour autant les rayons lingerie ! D’accord, pas sûr que ce soit aux normes AFNOR

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Masque-soutien-gorge ci-dessus et masque-slip, ci-dessous:

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mercredi, avril 22 2020

Soutenir Utopia

Vous êtes nombreux à nous poser la question : comment vous soutenir, peut-on acheter des abonnements…

On en a longuement parlé entre nous… les informations qui nous viennent du côté de la profession évoluent chaque jour : nous ne savons ni quand, ni comment nous allons pouvoir ouvrir à nouveau les salles. Pour le moment, les diverses mesures mises en place, l’annonce du versement anticipé de la subvention Art et Essai, le chômage partiel, les différés d’emprunt (merci le Crédit Coop qui nous a immédiatement soutenu)… font que nous pouvons « voir venir », prendre le temps d’analyser la situation . Les six Utopia se concertent, chacun compte ses sous et nous agissons en priorité sur l’entraide de notre petite communauté.

Notre premier élan était de répondre à votre proposition de soutien, tant elle nous faisait chaud au coeur… merci ! Mais il nous semble sage d’attendre et de faire appel à vous quand nous aurons un minimum de visibilité, quand nous pourrons vous donner des annonces claires… Nous avons déjà de votre part un bon nombre d’abonnements qui sont en trésorerie et que vous n’avez pas utilisé : grâce à vous déjà, on peut tenir le coup… vous demander de faire un effort plus grand est prématuré.

Pour le moment, suivez le site des Utopia on vous racontera tout à mesure. Soyez nombreux à voir les films qu’on vous propose, soyez nombreux à jouer avec nous… pour le moment c’est comme chanter à vos fenêtres : ça nous soutient le moral…

lundi, avril 20 2020

Journal de bord 14

« On nous cache tout, on nous dit rien… plus on apprend plus on ne sait rien…. » chantait en 67 Jacques Dutronc, fringant jeunot à la belle gueule… Ça ressemble aux chansons que nous débite la foule des coryphées sur les réseaux sociaux et médias divers, ça cancane, ça ricane, ça tweete, ça facebooque : « mais comment se fait-ce qu’il n’y ait pas un seul gourou qui puisse nous donner une bonne petite certitude à se coller sous la comprenette : petite grippe saisonnière ou grand désastre ? Virus anodin ou catastrophe du siècle? Et pourquoi qu’on n’a pas de vaccin ? et pourquoi qu’on ne peut pas nous dire une date précise pour qu’on puisse retenir nos billets d’avion pour partir en vacances ?… et les masques, hein les masques ?… là, je rigole : qu’est-ce qu’on s’était payée sa tête à la Roselyne lorsqu’elle avait fait fabriquer deux milliards de masques… les Guignols en régalaient les rieurs du soir, les réseaux sociaux s’esbaudissaient… quelle andouille cette Roselyne… et quand ce Covid-ci a commencé à pointer son nez les rires antérieurs n’étaient pas encore oubliés : même qu’on en a entendu plus d’un se moquer de ceux qui voulaient arrêter les bises et se cacher le nez: booho ho ! c’est une grippe comme une autre… puis les infos passant, comme un ban de poissons qui virent tous ensemble, les mêmes qui s’indignaient des dépenses insensées de Roselyne s’indignent maintenant qu’on n’ait pas pensé plus tôt à faire fabriquer deux milliards de masques…

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vendredi, avril 17 2020

Journal de bord 13

C’était quelque part en Italie, écrasée sous la chape du corona virus, une toute petite information au journal de 6h30 sur France Inter, une petite information de rien du tout, mais qui touchait véritablement au cœur de l’humaine condition. Ce soir là, à 20h, dans le petit appartement tristounet de Giuseppe, arrive Maria, jeune assistante de vie qui se désole tant elle trouve son patient déprimé… un ancien maçon presque centenaire. Il n’a plus toute sa tête à l’issue d’une journée de solitude, et refuse la petite soupe que la jeune fille lui a préparée. Giuseppe, visiblement, n’a plus goût à rien, mais comme il aime bien Maria et ses visites, il accepte de goûter à sa soupe : une cuillère, puis deux… monte alors des balcons, tout autour, un tonnerre d’applaudissements, des cris, des chants, un concert de casseroles, et de fait, à ce moment là, Maria n’a aucune peine à se convaincre et à convaincre le vieux bonhomme au moral vacillant que tout ce charivari, c’est pour eux. Elle qui a fait la soupe et lui qui, cuillère après cuillère, a fini par la manger… Ce soir là, Giuseppe, le regard brillant, sortira son vieil harmonica d’un tiroir pour se joindre au chahut.

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vendredi, avril 10 2020

Des poèmes pour le confinement

Les hiboux

Ce sont les mères des hiboux

Qui désiraient chercher les poux

De leurs enfants, leurs petits choux,

En les tenant sur les genoux.

Leurs yeux d’or valent des bijoux,

Leur bec est dur comme cailloux,

Ils sont doux comme des joujoux,

Mais aux hiboux point de genoux !

Votre histoire se passait où ?

Chez les Zoulous ? Les Andalous ?

Ou dans la cabane bambou ?

A Moscou ? Ou à Tombouctou ?

En Anjou ou dans le Poitou ?

Au Pérou ou chez les Mandchous ?

Hou ! Hou !

Pas du tout, c’était chez les fous.

 

Robert Desnos

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jeudi, avril 9 2020

Journal de bord 12

Allez donc voir du côté d’Utopia Bordeaux : au mercredi 8 avril (jour 24 de l’après…) nos amis utopiens vous racontent ce qui se dit dans les coulisses du cinéma, les inquiétudes des distributeurs, des producteurs, des réalisateurs… le chamboulement gigantesque que provoque cette pandémie dans la profession cinéma…

En Chine, dans le grand mouvement de dé-confinement en cours là-bas, les salles de cinéma ont été autorisées à ouvrir… mais personne n’a eu envie de s’enfermer dans les salles obscures : avides de se dégourdir les arpions et de respirer l’air frais de la nature après trois mois de confinement, les Chinois se sont précipités massivement vers les zones touristiques : par milliers on les voyait au coude à coude se promener sur les chemins du parc national des monts Huang… alors que l’épidémie régressait, les autorités sanitaires s’inquiètent et redoutent à nouveau que le virus reprenne de la vigueur… le gouvernement a donc fait machine arrière : le parc Huang a refermé ses portes et les salles de cinéma ont a nouveau été bouclées… alors écoutez bien et prenez en de la graine : faudra pas vous coller les uns aux autres le jour où sonnera, guillerette, la cloche du dé-confinement…

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mardi, avril 7 2020

Journal de bord 11

7 avril : une nouvelle semaine de confinement commence… Bravo à Claude qui a été la première a trouver les deux réponses au Quiz 9&10. La première séquence était un extrait de Quatre garçons dans le vent (A hard day’s night) avec les Beatles et sorti en 1964. La séquence suivante : La rose et la flèche du même Richard Lester, réalisé douze ans après le précédent est un passage du merveilleux film où Robin des bois (Sean Connery), brigand au grand cœur qui détroussait les riches au profit des pauvres, retrouve Marianne après une vingtaine d’années passées aux croisades: elle est rentrées au couvent (Audrey Hepburn plus belle que jamais) le temps a passé, mais leurs retrouvailles sont superbes… c’est beau comme l’automne, déchirant et doux… s’il passe un jour à votre portée : ne ratez pas !

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dimanche, avril 5 2020

Les Ciné-Rencontres continuent ! En direct ! En ligne ! Avec vous… mais chez vous

Jeudi 9 avril à 20h30 : eh oui nous pensons à vous ! Toute l’année, dans nos chaleureuses salles, on vous propose d’échanger, de débattre, de penser le monde…. Côte à côte on s’émerveille, on se révolte… Continuons cette expérience et continuons de voir les films côte à côte, mais cette fois-ci en ligne. Jeudi 9 avril à 20h30 ne manquez pas notre projection collective gratuite du documentaire : Hôtel Regina. Tous ensemble de chez soi, on regarde le film au même moment (directement sur notre site) et à la fin du film on se retrouve en direct sur notre page Facebook pour discuter « en live » avec le réalisateur du documentaire Matthias BERGER. Vous pourrez poser vos questions en temps réel, en commentaire du live facebook, ou bien nous les envoyer par mail à l’adresse : tournefeuille@cinemas-utopia.org. Vos questions seront lues en direct par le réalisateur.

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samedi, avril 4 2020

Les films d'horreur se sont trompés

Ce virus nous a tous transformés en voisins bienveillants.

Article de George Monbiot, journaliste au Guardian (traduit de l’anglais par Maryse Petros, le 2 avril 2020) : A Zombie Love Story.

Dans le monde entier, le Covid-19 a déclenché d’innombrables initiatives de voisinage qui constituent une puissante riposte tout à la fois à l’argent venu du gouvernement et à l’argent privé.

Mardi 31 mars 2020.

Nous sommes en train d’assister en temps réel à l’effondrement du néo-libéralisme. Des gouvernements dont la mission était de rétrécir l’État, de réduire les impôts et la dette et de démanteler les services publics sont en train de se rendre compte que les forces du marché qu’ils vénéraient sont incapables de nous protéger de cette crise. La théorie a été testée, et abandonnée presque partout. Il est peut-être faux de dire qu’il n’y avait pas d’athées dans les tranchées, mais il n’y a pas de néo-libéraux dans une pandémie. Le changement est même encore plus intéressant qu’il n’y paraît à première vue. Le pouvoir n’a pas seulement migré de l’argent privé vers l’État, mais des deux à la fois vers tout à fait autre chose : les communs. Dans le monde entier, des communautés se mobilisent là où les gouvernements sont défaillants.

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