samedi, avril 4 2020

Les films d'horreur se sont trompés

Ce virus nous a tous transformés en voisins bienveillants.

Article de George Monbiot, journaliste au Guardian (traduit de l’anglais par Maryse Petros, le 2 avril 2020) : A Zombie Love Story.

Dans le monde entier, le Covid-19 a déclenché d’innombrables initiatives de voisinage qui constituent une puissante riposte tout à la fois à l’argent venu du gouvernement et à l’argent privé.

Mardi 31 mars 2020.

Nous sommes en train d’assister en temps réel à l’effondrement du néo-libéralisme. Des gouvernements dont la mission était de rétrécir l’État, de réduire les impôts et la dette et de démanteler les services publics sont en train de se rendre compte que les forces du marché qu’ils vénéraient sont incapables de nous protéger de cette crise. La théorie a été testée, et abandonnée presque partout. Il est peut-être faux de dire qu’il n’y avait pas d’athées dans les tranchées, mais il n’y a pas de néo-libéraux dans une pandémie. Le changement est même encore plus intéressant qu’il n’y paraît à première vue. Le pouvoir n’a pas seulement migré de l’argent privé vers l’État, mais des deux à la fois vers tout à fait autre chose : les communs. Dans le monde entier, des communautés se mobilisent là où les gouvernements sont défaillants.

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Journal de bord 10

Satané virus (ou les tribulations immobiles d’une projectionniste de Borderouge au chômage technique) : à vous, l’équipe du cinéma, à vous chers spectateurs.

Avant l’arrivée de ce satané virus, il me paraissait déjà bien compliqué de participer à l’ouverture de ce nouvel Utopia ce 12 Juin dernier. L’impatiente que je suis, n’arrivant pas à accepter qu’un lieu nouveau se crée un jour après l’autre, une chose à la fois et ce avec l’énergie de tout un chacun. Jusqu’à l’arrivée de ce satané virus, j’avais la sensation ingrate de ne pas… Ne pas allez assez vite, assez bien, ni avec assez de temps. 9 mois, que nous avons ouvert les portes de ce nouvel espace et lieu de vie, de rencontres et d’échanges. 9 mois, à ce qu’on dit, juste le minimum pour arriver à poser les bases d’un nouveau projet. À peine le temps de démarrer un début de quelque chose, que bim ! - ce satané virus vient nous stopper dans notre élan. C’est rageant.

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vendredi, avril 3 2020

Journal de bord 9

Je suis allée faire le plein de bonne nourriture au magasin bio près de chez moi aux aurores… curieuse ambiance… étrange, bizarre ! Chacun avait son masque, vrai ou bricolé maison, certains l’avaient coincés avec les lunettes et tous remplissaient à la hâte leur panier en jetant des regards furtifs et méfiants aux 6 personnes tournant dans le magasin, inquiets de garder des distances suffisantes pour ne pas écoper d’un virus qui leur bondirait au nez par surprise, le regard en dessous… drôle de sentiment irréel de se retrouver figurant dans un de ces films de fiction qui peuplent les « nuits fantastiques d’Utopia »… quel monstre allait donc surgir parmi les endives, les carottes et les navets… brrrr ! Ce brocolis me regardait d’un œil bizarre… Pas envie de traîner… en sortant, un escadron de mousquetaires à moustache contrôlaient les laisser-passer.

Mais alors interroge d’entrée Le Monde Diplomatique du mois d’avril : « une fois cette tragédie surmontée… tout recommencera-t-il comme avant… » ce confinement qui nous oblige à un repli sur nous mêmes, aura-t-il été un temps de méditation, de réflexion, de remise en question ?… allons nous bondir hors de notre tanière une fois la contrainte levée en scandant « plus jamais ça ! » quitte à reprendre la Bastille pour obliger nos dirigeants à changer de logiciel… ou allons nous repiquer aussi sec avec nos sales petites habitudes ?

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mercredi, avril 1 2020

Journal de bord 8

Il y a des histoires vraies qui sont plus belles que des contes, des histoire qu’on pourra raconter aux générations futures au coin d’un feu qui pétille l’hiver, à l’ombre du murier, l’été… Il était une fois… c’était dans ces temps où les multinationales prises par une sorte de frénésie folle construisaient partout des bâtiments immenses et laids qui se ressemblaient tous, et on ne savait plus si on était à Cergy Pontoise, à Toulouse ou en Californie… se faisant une sorte de guerre planétaire à mort : laquelle d’entre elles possèderait le plus grand nombre de ces gigantesques hangars où les gens déambulaient comme des morts-vivants en faisant rouler devant eux des caddies plein de choses qui, au trois quart ne leur étaient pas indispensables, et étaient même parfois fort nuisibles pour leur santé, pendant qu’une musique décervelante leur couinait aux oreilles : « ne pas réfléchir, acheter, ne pas réfléchir… ». Bien entendu ces temps sont révolus et, depuis que les cieux leur sont tombés sur la tête, les promoteurs de multinationales ont fait amende honorable et sont tous rentrés au couvent, jeûnent et portent le cilice pour expier leur faute… mais ça c’est après la grande catastrophe de mars 2020… revenons à notre histoire…

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mardi, mars 31 2020

Journal de bord 7

« Si l’on compare la quantité produite, le coût de la production, l’eau et l’énergie consommée, l’emploi créé (on pourrait ajouter la qualité offerte) on arrive à la conclusion qu’il vaut mieux avoir 100 fermes de 50 hectares qu’une seule ferme de 5000 hectares. Je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à revenir à l’ancien, mais il faut trouver un autre équilibre que celui que nous avons fait l’erreur de croire bon »… Ce n’est pas un militant écolo qui formule cette analyse, mais c’est un personnage d’État, ministre de l’agriculture de 1961 à 1966… la plus longue durée pour ce ministère : autant dire que le monsieur a eu l’occasion d’analyser les choses… on le retrouve dans le très beau film d’Agnès Fouilleux Small is beautifull que nous venons de mettre en ligne (voir « les films confinés »).

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lundi, mars 30 2020

Journal de bord 6

Il pleut, il neige, il mouille… c’est la fête à la grenouille ! plus facile pour les confinés de ne pas mettre imprudemment le nez dehors !… Ana Pitoun et Valérie Mitteaux réalisent depuis quelques années, ensemble ou chacune de leur côté, plein de films tout à fait passionnants. Vous avez pu en voir une bonne partie à Utopia : Caravane 55, Kings of the world, 8 avenue Lenine… de Valérie seule : Filles ou garçon, mon sexe n’est pas mon genre, Dreamocracy… Anna : Pologne aller-retour, Smaïn cité Picasso… tous programmés par de nombreux festivals dans plein de pays et très souvent abondamment primés. Ils sont régulièrement programmés sur diverses chaines, notamment Arte. « Le documentaire, c’est une relation au-delà d’un cadre, d’un message, c’est une relation que vous vous mettez à entretenir avec la personne que vous filmez. C’est un contrat de confiance » et c’est toute la richesse de ce cinéma de l’humain, qui nous immerge dans la vie de personnes qui cessent peu à peu de nous être inconnues et au fil des images crée du lien, interroge leur vie et fait évoluer notre regard sur « les autres ». Elles ont du talent, un savoir faire : les images sont belles, le montages précis, les musiques judicieuses… elles ont de l’humour mais surtout une formidable empathie qui passe jusqu’à nous. C’est un cinéma qui n’est ni neutre ni gratuit ; il est fait pour alimenter compréhension et réflexion, et s’il fait rire, émeut, indigne ou touche…. il ne vise jamais bas. C’est un cinéma qui milite pour une humanité plus tolérante et plus juste. « Filmer, c’est écouter avant de regarder » dit Ana, tandis que les personnes qui leur parlent de confiance nous incitent à partager cette curiosité bienveillante qu’elles leur portent. En ces temps de pandémie qui peuvent révéler de la société humaine aussi bien le meilleur que le pire… ce cinéma là nous ouvre une piste vers le meilleur et c’est bien bon.

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samedi, mars 28 2020

Journal de bord 5 : les films du confinement…

Pendant la durée du confinement, nous allons nous efforcer de vous proposer des films qu’on aime, qu’on trouve passionnants, qui ouvrent une fenêtre sur la vie des autres, qui nous aèrent les méninges… La programmation d’Utopia est faite de films choisis parmi ceux qui sortent, mais aussi de pépites rares, puisées au fil de nos recherches, de nos rencontre avec des réalisateurs peu médiatisés… et donc peu diffusés. Tous ceux qui travaillent à Utopia voient des films avant leur mise sur le « marché »  et les films portés par les « distributeurs indépendants » sont visionnés avec une attention toute particulière… Ces passionnés de cinéma qui ne dominent pas « le marché » y jouent pourtant un rôle essentiel parce qu’ils font son renouvellement et sa diversité. Leur rôle de « découvreurs » a une influence réelle sur l’évolution de la « profession », bien au-delà de la moindre part qu’ils prennent dans son économie générale. Côté public, ils sont indispensables pour la frange de plus en plus importante de spectateurs qui ont besoin que le cinéma leur apporte diversité et ouverture et ils résistent grâce à votre curiosité…. Or quand le public évolue dans ses goûts et dans son exigence « le marché » tout entier bouge aussi et les grosses compagnies de distribution suivent l’évolution du public. Les plus grosses compagnies, celles qui ont les plus forts moyens et rayonnent sur le monde entier (particulièrement les américains) influencent la demande du public le plus large, le conditionnent, mais, si le public exprime suffisamment fort une demande, les grosses compagnies tente de répondre à cette demande. Ils sont nombreux les réalisateurs qui ont commencé par être soutenus par les indépendants et ensuite ont été « récupérés » par les plus gros : c’est bien parce que les consommateurs ont commencé à s’intéresser à leur nourriture que les supermarchés se sont mis à offrir un rayon bio…

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vendredi, mars 27 2020

Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 4

La civilisation du poisson rouge… c’est un bouquin dont je vous recommande la lecture : pas gros, vite lu, mais grosse réflexion à la clé. On le voit bien, partout et en tous lieux impossible de passer du temps avec quelqu’un sans qu’il lorgne du coin de l’oeil les messages qui arrivent sur son portable. Des jeunots de ma connaissance, dorment avec, se réveillent la nuit pour le cas où ils auraient loupé le message de leur vie, branchés en permanence sur des relations artificielles, ponctuées de likes et de fake news… et tous perdent l’habitude de la lecture, de la réflexion longue, on Tweete plus vite que son ombre, on facebooque, on survole, le cortex orbito frontal à force d’être mis au chomage technique finit par ne plus permettre à son propriétaire de voir plus loin que le bout de son nez…

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Le documentaire "10 ans avec Miyazaki" disponible en français et gratuitement !!!

 

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C’est une bonne nouvelle pour tout les fans d’Hayao Miyazaki, comme nous, puisque la NHK vient de mettre en ligne le documentaire 10 ans avec Miyazaki.

 

Accessible gratuitement, légalement et en streaming sur leur site internet, le documentaire sur la maitre est disponible en version sous-titrée dans de nombreuses langues, dont le français.

 

Découpé en 4 parties de 49 minutes, celui-ci est à voir sur leur site internet jusqu’en 2026…de quoi avoir un peu de temps.

 

Petite présentation de celui-ci :

 

Un regard exclusif sur les coulisses du génie du plus important réalisateur japonais vivant, Hayao Miyazaki, créateur de certains des longs métrages d’animation les plus emblématiques et les plus durables dans le monde aujourd’hui: Le Château de Caglistro, Mon Voisin Totoro ou Le vent se lève, seulement pour citer les derniers films que nous avons projeté à Tournefeuille. Miyazaki a autorisé un réalisateur de documentaires à le suivre dans son travail, alors qu’il imaginait des personnages et des intrigues pour ce qui allait devenir son blockbuster de 2008, « Ponyo sur la falaise ». Miyazaki explore les limites de ses capacités physiques et de son imagination pour faire apparaître des protagonistes inoubliables.

 

Tout ceci est à visionner ici : https://bit.ly/33QS5Mb

 

jeudi, mars 26 2020

Quizz en images

Aujourd’hui on vous propose un petit jeu. En ce temps de contagion 6 films nous montrent comment se laver les mains. Saurez-vous nous dire les quels ???

 

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Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 3

Pendant le confinement, les projets continuent: un nouveau cinéma Utopia devrait voir le jour l’année prochaine, à l’initiative des élus de Pont Sainte Marie et d’une valeureuse permanente d’Utopia… Un cinéma du futur, écolo comme tout, à énergie positive et toilettes sèches bien moins propagatrices de microbes et virus… le petit dossier de présentation vous intéresserait beaucoup, il contient tous les fondamentaux d’Utopia et peut apporter des pistes de réflexions à ceux qui rêvent de créer leur petit cinoche… le contraire des multiplexes qui continuent à se construire un peu partout, qu’ils soient d’initiative privée ou publique, et dont on peut interroger la pertinence par ces temps de pandémie qui bousculent l’ordonnance des choses… la culture populaire à côté de chez vous, pas chère, garantie sans 3D, sans pop-corn et sans blockbusters… toutes ces choses qui polluent l’environnement sans nécessité et nuisent à la santé du corps et de l’esprit… un petit cinéma qui s’attache à l’essentiel : des films ouverts à toutes les cultures du monde, qui ne se contentent pas de « créer du temps de cerveau disponible pour Coca Cola », mais qui aide à voir et à comprendre l’autre, du plus proche au plus lointain, autant que soi-même…. bref, un petit cinoche ambitieux ouvert au plus large public, stimulateur d’imagination et de rêve, qui cultive le plaisir d’être ensemble, essaie de se construire contre les préjugés de toute sorte…

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mercredi, mars 25 2020

Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 2

Dans ma salle de bain, il y a une petite souris. Je m’en suis aperçue parce qu’elle laissait ses crottes à côté du lavabo après avoir grignoté mon savon… Un soir, j’ai fini par voir son ombre furtive filer contre les tuyaux… Pour l’attraper, j’ai mis des petits morceaux de brioche sur le meuble dans une cage/piège = un petit morceau dans le sas qu’elle peut facilement atteindre pour l’appâter et lui donner le désir de poursuivre, un deuxième délicatement placé sur la partie qui bascule et devrait s’ouvrir comme une trappe pour la confiner, enfin ! Le troisième morceau, le plus gros, trône dans la deuxième partie de la cage, celle d’où elle ne pourra plus sortir… Mais elle est futée la diablesse… je l’ai d’ailleurs aussitôt appelée Algernon (avez vous lu Des fleurs pour Algernon ?). Elle a bouffé la moitié du premier morceau et a du en déduire que j’étais bien intentionnée puisque, ce matin, je l’ai surprise, la coquine, pas effarouchée du tout, debout sur la cage, à me regarder (en respectant les consignes de confinement = 2 m) son petit museau pointu me narguant tant que je restais immobile, puis disparaissant au moindre mouvement de ma part.

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lundi, mars 23 2020

Fratelli d'Italia !... Journal de bord d'Utopia Borderouge et Tournefeuille 1

À l’heure où je commençais ce texte, c’était pour l’édito… il y a une dizaines de jours… on préparait la nouvelle gazette et trois fois par jour la Fédération des cinémas nous communiquait les nouvelles du petit monde du cinéma : il y avait panique à bord, l’un après l’autre, les distributeurs différaient la sortie de leur film, certains espéraient tenir coûte que coûte, on envisageait un fonctionnement restreint, les réunions de crise se succédaient… On imagine la catastrophe pour un distributeur indépendant, dont l’existence peut être remise en question à chaque sortie de film… on avançait, mais on commençait à se demander si notre imprimeur allait pouvoir nous livrer la gazette… vous connaissez la suite… Les italiens récemment confinés chez eux inventaient une formidable façon de ne pas se laisser aller au pessimisme et pour la première fois, se donnaient rendez vous : à leur fenêtre, à leur balcon tous se sont mis à chanter « Fratelli d’Italia »… et ont continué depuis : et tant pis pour ceux qui chantent mal, qui chantent faux, qui couinent qui coassent, accompagnent en tapant sur une casserole, jouent du flutiau, du pipeau… Tutti a casa, certes ! Mais pas vraiment séparés : continuer à vivre, à faire collectif, à ne pas se laisser dévorer par l’inquiétude, ne pas se laisser gagner par la parano, la peur de l’autre… rester solidaires ! C’était un joli symbole, émouvant comme un film de Comencini ou de Capra (dont on se souviendra ici qu’il est d’origine italienne). Depuis, les choses se sont précipitées la situation se tend chaque jour davantage, nous voilà aussi confinés et, passé le premier moment à déblayer l’administratif, vous nous manquez, le cinéma nous manque… Patrick, le fantôme d’Utopia Bordeaux vous raconte très bien ce que nous éprouvons en parcourant les Utopia sans vous… L’équipe de Bordeaux a lancé l’idée d’un Quiz auquel vous pouvez tout à fait participer, avec des extraits de films…

Ici une fois réglé les premiers problèmes, on réfléchit à comment garder avec vous ce lien qui nous est cher, et comment vous faire participer… histoire de savoir si vous pensez à nous, si Utopia vous manque aussi. Le site d’Utopia pourrait devenir un lieu de rassemblement, d’échanges virtuels. Vous pouvez nous écrire, nous faire des suggestions, nous raconter ce qu’il vous plaira, qu’on sache comment vous allez, ce que vous faites, les films que vous aimeriez qu’on programme à nouveau, ceux qui vous ont ému, fait rire, Envoyez votre prose! Et on essaiera de les ajouter dans le blog des profondeurs, ou dans une rubrique créée pour l’occase : felicite.films@cinemas-utopia.org.

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lundi, janvier 6 2020

« La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat. » Jean Vilar

Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est ce que déclarait, semble-t-il, une brillante sociologue devant un amphi de 300 élèves subjugués en novembre à Toulouse…. Citant Utopia comme un exemple parfait de la « culture dominante »… Ce qui n’a pas manqué de sidérer celles qui nous l’ont rapporté… L’année se termine dans un feu d’artifice US : le cinéma américain domine le box office et explique la progression de plus de 6 % des entrées en France. Les studios Disney y règnent en maître avec Le Roi lion, Avengers, La Reine des neiges, Toy story, Star wars… Uniquement des films qui relèvent de ce qu’on appelle « les franchises ». En bref le cinéma industriel mondialisé.

Le cinéma français campe autour de 34 % des entrées, malgré le succès de Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon dieu (une franchise lui aussi dans son genre) qui en absorbe une bonne partie : en fait de culture dominante, ne faudrait-il pas un peu gratouiller de ce côté-là ?… plutôt que d’aller chatouiller Utopia et ses consoeurs indépendantes qui s’acharnent à faire découvrir un autre cinéma dont tout un chacun et chacune pourrait se régaler s’il n’était dépourvu des moyens de promotion qui permettent aux major companies américaines ou françaises de dominer le marché en permanence en imposant les produits qu’elles pensent parfaitement adaptées au « petit peuple », ceux qui permettent de libérer du « temps de cerveau disponible pour Coca Cola* » et autres produits du genre à rendre les gens obèses et à ramollir les neurones.

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vendredi, mai 31 2019

CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin 2019

Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci exceptionnellement Tournefeuille et Borderouge font gazette à part, mais dès le mois prochain, se mêleront à nouveau dans une fusion durable : une gazette pour deux cinoches…
Pour ceux qui n’auraient pas suivi : nous avions annoncé, un peu audacieusement, une ouverture du ciné le 17 avril, mais la Commission de Sécurité n’avait pas apprécié du tout du tout que nos architectes aient omis de leur transmettre les modifications apportées aux plans et avaient constaté horrifiés, en déboulant pour leur visite de contrôle, que quelques petites choses initialement prévues avaient disparu mystérieusement par rapport aux plans sur lesquels ils avaient planché quelques jours avant encore : exit les poubelles du marché, exit le transformateur EDF, exit l’appartement de fonction, une trappe de fumée en moins, une sortie de secours en plus… Bref, ils n’étaient pas très contents, et on ne saurait leur en vouloir…
Nos architectes ont bougé leurs fesses, l’organisme de contrôle aussi : et la Commission du 7 mai a donné son aval, mais le temps d’écrire la lettre, le temps qu’elle soit visée par les autorités transmettrices…

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mercredi, avril 24 2019

Borderouge : L'attente et le désir…

Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et festivités annoncées dans la gazette précédente.
On vous explique : la gazette partait chez l’imprimeur le 18 mars et nous étions tellement confiants en nos architectes, entreprises, bureaux d’étude et de contrôle que nous avons anticipé la décision de la Commission de Sécurité qui devait se réunir le 4 avril… hélas ! Nous battons notre coulpe ! Il manquait au dossier les plans réactualisés par rapport au permis de construire initial, il fallait des vérifications supplémentaires, des points de réglementation à discuter : rien qui mette en péril vos chères vies, mais la réglementation est la réglementation, il faut respecter et ne pas vendre la peau de l’ours avant qu’il ait consenti… nous le saurons, vous le saurez, ils et elles le sauront… Fort de cette expérience et, puisque à nouveau nos dates de gazettes ne s’accordent pas bien avec celles des réunions de la Commission de Sécurité, nous attendrons que la commission du 6 mai ait eu lieu et donc la gazette suivante pour vous annoncer de nouvelles dates…

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mercredi, avril 17 2019

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !

Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la nouvelle commission ne pouvant se rassembler que le 6 mai, nous ne pourrons fixer la date définitive qu’à partir de ce moment là. On espère le 7 juin, mais encore faut-ils qu’ils soient d’accord.

Le côté positif de la chose, c’est qu’on va pouvoir peaufiner, accrocher les tableaux, l’herbe et les fleurs que nous avons semé seront à point pour l’ouverture, et le bistrot finira tranquillement son installation… Nous sommes contraints d’annuler toutes les séances annoncées sur cette gazette (disponible dans l’entrée du ciné). Celles à paraître le 23 avril puis le 29 mai vous en diront plus… en attendant, l’équipe de Tournefeuille (et celle du Cosmo) se fera un plaisir de vous recevoir… Et vous pouvez nous contacter au 0561505043, ou par mail borderouge[at]cinemas-utopia[point]org

Mille excuses désolées pour ce contre temps !

lundi, mars 4 2019

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution

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Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.
Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont invisibilisées et les problématiques qui leur sont propres occultées.
N’hésitez pas à donner pour les aider ; des serviettes hygiéniques, du savon, tout produit d’hygiène à votre portée. Un bac se trouvera à votre disposition dans le hall du cinéma. L’association Osez le Féminisme 31 ! s’occupera de faire parvenir vos dons à celles qui en ont le plus besoin via leurs partenaires.

mercredi, février 13 2019

C’était au mois de mars 2003...

C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomimes, notre maire (Claude Raynal) s’était fendu d’un savoureux discours piqué de ces pointes d’humour vachard dont il a le secret ; on avait bu, parlé, chanté, dansé un peu…

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Tout ça avait commencé parce qu’un jour, l’adjointe à la culture de Tournefeuille (Dany Buys), à l’issue d’une de ces soirées mouvementées d’Utopia Toulouse où elle avait relevé le gant d’un défi lancé aux politiques locaux autour du film La Conquête de Clichy, nous avait proposé de venir prendre notre part dans le paysage culturel que l’équipe municipale dessinait pour Tournefeuille. Intrigués, on était venu y voir de plus près : ces élus-là nous plaisaient bien, non pas que Dany nous ait fait la danse des 7 voiles, mais on avait aimé leur façon modeste et ambitieuse de faire de la culture le point fort de leur politique locale : ni élitisme, ni gabegie, mais une ouverture large à tous sans exclusive. Leurs copains de parti (le PS) leur avaient pourtant déconseillé de faire appel à ces trublions incontrôlables dont ils n’aimaient guère les mauvaises façons…

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mardi, janvier 15 2019

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"

Ainsi chantaient Font et Val en 1984

Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …

Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Sudaka dans leur entrainant: Mentira Politica! 

L'agacement, l'écœurement suffit! Notre colère qui gronde, les citoyens qui se regroupent, qui réagissent, réfléchissent, qui se fâchent, les gilets jaunes qui grimpent au rideau… Tout cela est somme toute vivifiant alors qu'on ne cessait de nous prendre pour des veaux apathiques!

Bonne année à vous, tous, qui avec vos petits bras faites bouger les choses!

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Voeux-2019-800x623.jpg, janv. 2019

 

 

 

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