Les nouveaux films en Vidéo en Poche

Logo Vidéo en PocheVidéo en Poche s’étoffe ! Bien entendu, on rajoute régulièrement des nouveaux films, mais également trois cinémas s’apprêtent à rejoindre le réseau à Saint Etienne, Poitiers et Bayonne. Les Films du Losange et ASC distribution nous rejoignent et vont nous aider à enrichir l’offre de films que nous vous proposons. Pour une meilleure expérience utilisateur, on a amélioré la compatibilité avec les appareils de salon (TV, mediaplayer, box, etc.), tout en préservant le choix fondamental du format ouvert Matroska et sans DRM (pour plus de précisions, voir la page d’aide sur le site Video en Poche). Pour consulter le catalogue complet, voir le site Vidéo en Poche. Ci-après, voici quelques titres parmi les nouveautés…

Viva-Laldjerie.jpgViva Laldjérie : très beau film de Nadir Moknèche qu’on avait eu le plaisir de vous projeter lors de sa sortie en salle, construit autour de trois personnages féminins, qui sont le symbole de tout ce que les femmes endurent, de tout ce que les femmes souffrent au sein de la société algérienne, de tous les obstacles qu’elles doivent franchir pour tout simplement exister, mais aussi de tout ce qu’elles créent, de tout ce qu’elles apportent, de leur courage, de leur force de vie, de leur volonté, de leur irréductible liberté. Benjamin Stora : « J’ai vu Viva Laldjérie comme le premier film de l’après-guerre, avec des gens qui résistent parce qu’ils vivent tout simplement. Le bilan du fondamentalisme politique et religieux est tiré : le fait que les gens vivent. » (pour plus d’infos sur le film, voir la page de présentation sur le le site de Vidéo en Poche)

Violence-des-echanges.jpgViolence des échanges en milieu tempéré : à l’occasion de la sortie en salles du film de Jean Marc Moutout, De bon matin, on vous propose de découvrir son premier film, grave, beau, intelligent, sensible et intense. Jérémie Rénier, qui tient là son plus beau rôle depuis ses débuts dans La Promesse, Laurent Lucas, ambitieux, cynique et pourtant pas si antipathique qu’il devrait l’être, Cylia Malki en amoureuse intransigeante… Tous les seconds rôles sont forts, importants, contribuent à la richesse du film. Violence des échanges en milieu tempéré nous plonge dans un univers impitoyable : marche ou crève, suis le mouvement général ou exclus-toi tout seul, obéis ou renonce, un constat radical sur le climat qui prévaut désormais dans la plupart des boîtes, sur l’idéologie qui sous-tend de plus en plus le monde du travail. (pour plus d’infos sur le film, voir la page de présentation sur le le site de Vidéo en Poche)

Reves-dansants.jpgLes rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch : Qu’on aime ou pas Pina Bausch, qu’on soit accro à la danse ou pas, ce film emballant est un vrai bonheur, qui va bien au-delà d’une simple histoire de chorégraphe… Pina Bausch, à quelques mois de sa mort, avait eu l’idée géniale de reprendre son fameux spectacle Kontakthof, et cette fois sans sa troupe mais avec une bande d’adolescents même pas danseurs, qui n’étaient jamais montés sur scène, qui avaient juste envie de participer, tremblants de trouille de n’être pas à la hauteur… Ils viennent de tous horizons ces grands gamins, de toutes sortes de milieux et à travers ce spectacle en train de se tricoter, on voit les contacts se nouer, les personnalités s’affirmer. Il est ici d’abord question de choses très humaines, car chacun déboule avec son histoire, ses fragilités, ses incertitudes, sa méconnaissance de la culture de l’autre, ses angoisses devant l’amour, la mort… et toutes ces choses qu’on découvre et contre lesquelles on s’éprouve quand on a entre 14 et 18 ans. (pour plus d’infos sur le film, voir la page de présentation sur le le site de Vidéo en Poche)

Fausta.jpgFausta (Ours d’Or, Festival de Berlin 2009) : métaphore transparente des contradictions insolubles qui obèrent l’avenir du Pérou après des années de guerre fratricide entre la guérilla maoïste du Sentier Lumineux et la répression impitoyable de l’armée gouvernementale, le film de Claudia Llosa inscrit dans le corps et l’âme de Fausta l’histoire d’un choix impossible entre le pardon ou l’oubli, la justice ou la paix, la renaissance ou le pourrissement. Il y est question de dignité bafouée et de culture reniée qui ne veut pas mourir ; ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le jardinier, personnage clef de l’histoire, est le seul à partager avec Fausta l’usage du quechua, la langue des Incas que les maîtres espagnols avaient autrefois bannie. Dans cette vallée étroite qui serpente entre les déterminismes héréditaires et sociaux, et que certains appellent le libre-arbitre, quelles voies lui sont encore ouvertes ? Pour le savoir, vous devrez faire le chemin avec Fausta, la femme dont le mutisme hurle aux oreilles d’une nation toute entière. (pour plus d’infos sur le film, voir la page de présentation sur le le site de Vidéo en Poche)

The-Tune.jpgOn continue la (re)découverte du « pape de l’animation indépendante », Bill Plympton, avec son premier long métrage entièrement réalisé et produit par ses soins en 1991, The Tune, dont Matt Groening (créateur des Simpson) disait : « Stupéfiant et extraordinaire ! The Tune est le Yellow Submarine des années 90, Bart se gondolerait de rire. » C’est un petit bijou pour ne pas dire une perle rare, étincelante d’invention et de poésie, un dessin animé musical entièrement composé à la main, sur cellulos (30000 dessins), comme autrefois, en équipe réduite, au moyen d’un seul kit de peinture à l’eau qui donne à l’ensemble, un style épuré remarquable, une harmonie dans le trait et les couleurs à dominante pastel, rappelant par moments, le style du dessinateur Folon… Le fond, romantique à souhait, comme la forme, simplifiée, surprennent si l’on compare ce premier long métrage de l’auteur à L’impitoyable lune de miel (1997) qui jouait la carte de la crudité, de la modernité déjantées et ce à tous les niveaux, esthétique comme narratif. Hair High est plus dans cette veine-là, une folle histoire d’amour, de sexe, de rivalités, de vengeances, de coups fourrés dans l’Amérique proprette des années 50. (pour plus d’infos sur les films de Bill Plympton disponibles, voir sur le le site de Vidéo en Poche)

Trous-dans-la-tete.jpgOn continue la (re)découverte de Guy Maddin avec Dracula, pages tirées du journal d’une vierge, sur une musique Gustav Malher, chorégraphié par Mark Godden pour le Canada’s Royal Winnipeg Ballet d’après Dracula de Bram Stoker : Dracula n’en finit pas de ne jamais mourir, prince des ténèbres et des alcôves, figure emblématique du désordre, de la marginalité, de la liberté sexuelle, du paganisme face au religieux… Le voici, plus séduisant que jamais, qui revient danser dans un film muet, sur la musique de Gustav Malher ! Le film de Guy Maddin est une perle rare, qui donne au mythe une force nouvelle, qui lui restitue toute sa dimension de drame gothique subversif. On ressent bien l’idée de Bram Stoker qui était d’épingler l’Angleterre coloniale, ainsi que la jalousie du mâle, la sexualité et sa répression à l’époque victorienne, avec une bonne dose d’humour et d’érotisme comme il se doit. À voir également, Des trous dans la tête !, où il est question de Guy (alter ego du réalisateur) qui revient sur l’île de son enfance et se souvient… Quand ses parents tenaient un étrange orphelinat dans les entrailles d’un phare, surveillé par une mère possessive et un père scientifique inquiétant qui utilisait les orphelins à des fins inavouables… Quand Chance et Wendy Hale, frère et soeur détectives adolescents tout droit sortis d’un feuilleton policier digne de Louis Feuillade, vinrent enquêter sur les pratiques de l’orphelinat, éveillant au passage la libido explosive de Guy et de sa soeur, mais pas dans le sens auquel on s’attend… Le tout narré dans un drame en douze tableaux, tel un chemin de croix insolite et joyeusement pervers où la famille est le pire des enfermements. C’est d’une beauté renversante, d’une invention folle, d’une étrangeté insaisissable, d’une poésie douloureuse… (pour plus d’infos sur les films de Guy Maddin disponibles, voir sur le le site de Vidéo en Poche)

 

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