Trois nouveaux films en Vidéo en Poche

logo-VeP.pngVenez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouvez consulter sur le site le catalogue complet des films disponibles www.videoenpoche.info (les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD, pour plus de précisions sur la lecture des films, voir la page d’aide sur le site Video en Poche). Ci-après, voici trois nouveautés, en HD (720p), et dont Jig et Armadillo marquent l’arrivée d’un nouveau distributeur dans Vidéo en Poche, Distrib Films, dont on sort également ce mois-ci dans les salles de Tournefeuille le très beau Tyrannosaur !

Armadillo.jpgArmadillo, de Janus Metz - Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes en 2010. Disons-le tout net, Armadillo est un film sidérant, sans exagérer. On suit quelques jeunes Danois depuis leur nid douillet Ikea de la banlieue de Copenhague jusqu’aux montagnes hostiles d’Afghanistan, engagés pour une guerre lointaine de plus en plus meurtrière alors qu’elle était présentée comme une promenade de santé. Armadillo pourrait être le pendant très réussi pour l’Afghanistan du Full Metal Jacket de Kubrick pour comprendre l’évolution de ces jeunes censés devenir en quelques semaines des bêtes de guerre, capables de tuer sans trop d’états d’âme… du moins apparemment. Mais l’ÉNORME différence, et c’est là que le film est littéralement extraordinaire, c’est que Armadillo est un documentaire ! La mise en scène, le montage, la photo, le rythme… n’ont rien à envier aux grands films de fiction sur le Vietnam, et quand on voit les jeunes soldats patrouiller et soudainement se faire canarder, les balles sifflant autour du caméraman, on ne peut pas imaginer une seconde que le cinéaste a pris de tels risques. Eh bien si ! Janus Metz et son équipe sont de vrais cinglés ! Armadillo, c’est du cinéma embarqué qui montre de manière brutale les mécanismes qui déréalisent la guerre, jusqu’au jour où l’ennemi est en face et bien réel et où les jeunes hommes basculent dans l’horreur. C’est secouant, c’est implacable. Et c’est justement parce qu’il est secouant et implacable qu’Armadillo est un plaidoyer pacifiste aussi fort. (en savoir plus sur le site de Vidéo en Poche)

Jig.jpgJig, film documentaire de Sue Bourne (inédit en vidéo en France !). Bienvenue dans le monde étrange et assez secret de la danse irlandaise, plus spécialement dans les préparatifs du championnat du monde organisé cette année-là (2010) à Glasgow et qui réunit pas moins de 6000 compétiteurs (de 8 ans à la vingtaine et quelque) venus du monde entier, accompagnés de leurs familles et entraîneurs. La force première du film réside sans doute dans le fait que la réalisatrice ne s’intéressait pas plus que nous à la danse irlandaise, et c’est avant tout l’aventure humaine qui l’a passionnée. Sue Bourne s’est surtout attachée à des portraits de danseuses et danseurs, enfants et adultes à travers le monde, dont la passion dévorante est communicative et finalement très émouvante, et quand arrive la compétition finale, on est véritablement en haleine. On se foutait une heure et demie avant de la danse irlandaise comme de l’an quarante et on se surprend à avoir envie de gambiller devant l’écran. C’est ça, la magie du cinéma… (en savoir plus sur le site de Vidéo en Poche)

Fins-de-droits.jpgLes Fins de Droits, film documentaire de Philippe Pichon. La maison des chômeurs Partage, qui est au centre du film, est issue d’une tradition, d’un état d’esprit qui perdure et se renforce au fil du temps, a su gagner une reconnaissance qui lui vaut des soutiens. Une initiative partie de la base : des chômeurs se regroupent pour s’en sortir par l’entraide, la solidarité… Ces mouvements nés au siècle dernier se sont développés en réaction aux crises économiques. En 1986, l’association « La maison des chômeurs Partage » voit le jour à Toulouse. En 1993, une succursale s’ouvre à la Faourette. La difficulté, quand on est dans une situation de précarité, c’est de trouver la force de continuer, de retrouver l’estime de soi quand on perd ses repères sociaux. Pouvoir parler en toute confiance, jouer aux cartes, boire un coup, demander conseil, chercher du travail, se dépatouiller dans les méandres administratifs, faire de la musique… Il y avait d’abord des bénévoles, puis démonstration faite de l’efficacité et de l’utilité de la chose, les moyens ont permis de dégager des salaires, de créer des jardins familiaux… Voilà un film qu’il faudrait montrer à tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir, qu’ils prennent le temps d’entendre ceux de la Faourette. Il y a dans leurs analyses, leurs critiques, les solutions qu’ils inventent, les solidarités qu’ils nouent, les embryons de solutions pour faire en sorte qu’une autre forme de société émerge, fondée sur des valeurs de partage, dont on n’a pas trop vu la couleur dans les politiques menées ces dernières années. (en savoir plus sur le site de Vidéo en Poche)

 

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