Journal de bord 5 : les films du confinement…

Pendant la durée du confinement, nous allons nous efforcer de vous proposer des films qu’on aime, qu’on trouve passionnants, qui ouvrent une fenêtre sur la vie des autres, qui nous aèrent les méninges… La programmation d’Utopia est faite de films choisis parmi ceux qui sortent, mais aussi de pépites rares, puisées au fil de nos recherches, de nos rencontre avec des réalisateurs peu médiatisés… et donc peu diffusés. Tous ceux qui travaillent à Utopia voient des films avant leur mise sur le « marché »  et les films portés par les « distributeurs indépendants » sont visionnés avec une attention toute particulière… Ces passionnés de cinéma qui ne dominent pas « le marché » y jouent pourtant un rôle essentiel parce qu’ils font son renouvellement et sa diversité. Leur rôle de « découvreurs » a une influence réelle sur l’évolution de la « profession », bien au-delà de la moindre part qu’ils prennent dans son économie générale. Côté public, ils sont indispensables pour la frange de plus en plus importante de spectateurs qui ont besoin que le cinéma leur apporte diversité et ouverture et ils résistent grâce à votre curiosité…. Or quand le public évolue dans ses goûts et dans son exigence « le marché » tout entier bouge aussi et les grosses compagnies de distribution suivent l’évolution du public. Les plus grosses compagnies, celles qui ont les plus forts moyens et rayonnent sur le monde entier (particulièrement les américains) influencent la demande du public le plus large, le conditionnent, mais, si le public exprime suffisamment fort une demande, les grosses compagnies tente de répondre à cette demande. Ils sont nombreux les réalisateurs qui ont commencé par être soutenus par les indépendants et ensuite ont été « récupérés » par les plus gros : c’est bien parce que les consommateurs ont commencé à s’intéresser à leur nourriture que les supermarchés se sont mis à offrir un rayon bio…

Ignoti nulla cupido. Toute la subtilité de la programmation d’Utopia réside dans le délicat équilibre entre les films que vous attendez parce qu’ils sont médiatisés par l’actualité, et ceux qu’on extirpe du néant médiatique grâce à ce site, grâce à la gazette et à toutes les formes de liens que nous tissons avec vous. Dans tous les cas, nos choix sont subjectifs, motivés, font sens… mais dans le deuxième cas, il faut arriver à vous convaincre de sortir des sentiers balisés… même si, au fil du temps, beaucoup d’entre vous nous font confiance et suivent nos propositions.

Les films confinés : les films que nous allons vous présenter dans cette rubrique ont été programmés à Utopia, voir les liens de la liste des « films confinés » dans la colonne de gauche du site. Ils nous sont particulièrement chers et nous suivons leurs réalisatrices et réalisateurs parce qu’ils nous ont séduit par leur vitalité, leur talent, et le sens qu’ils donnent à leurs réalisations. Pour ce qu’ils apportent d’aération et de désir de changement, dans un contexte particulièrement plombé par cette pandémie… Agnès Fouilleux ouvre cette rubrique avec Être plutôt qu’avoir formidable réflexion sur l’apprentissage des autres et de la vie. Small is beautifull sera le second et nous parle de la nécessaire évolution de nos rapport à la terre nourricière. On terminera par son premier film Un aller simple pour Maoré… qui nous parle de la politique française aux Comores… on se rappellera la visite d’Emmanuel Macron en 2017 à Mayotte et de ce « trait d’humour » qui suscita alors bien des commentaires… Agnès Fouilleux a accepté de nous confier ses films sans retour financier… et vous embrasse : continuez à être curieux ! Et n’oubliez pas d’aller voir du côté des autres Utopia qui proposent d’autres films, jeux et réflexions.

Quiz 4 : il a fait la première page de la gazette en plein été, programmé simultanément à Borderouge et à Tournefeuille… Sorti en avant première (sa sortie Paris et le reste de la France s’est faite à l’automne suivant) il a été le plus gros succès d’Utopia Borderouge des premiers mois… Olivier Gourmet y est exceptionnel… ceux qui l’ont vu étaient unanimement enthousiastes…

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet