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mercredi, avril 17 2019

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !

Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la nouvelle commission ne pouvant se rassembler que le 6 mai, nous ne pourrons fixer la date définitive qu’à partir de ce moment là. On espère le 7 juin, mais encore faut-ils qu’ils soient d’accord.

Le côté positif de la chose, c’est qu’on va pouvoir peaufiner, accrocher les tableaux, l’herbe et les fleurs que nous avons semé seront à point pour l’ouverture, et le bistrot finira tranquillement son installation… Nous sommes contraints d’annuler toutes les séances annoncées sur cette gazette (disponible dans l’entrée du ciné). Celles à paraître le 23 avril puis le 29 mai vous en diront plus… en attendant, l’équipe de Tournefeuille (et celle du Cosmo) se fera un plaisir de vous recevoir… Et vous pouvez nous contacter au 0561505043, ou par mail borderouge[at]cinemas-utopia[point]org

Mille excuses désolées pour ce contre temps !

mercredi, février 13 2019

C’était au mois de mars 2003...

C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomimes, notre maire (Claude Raynal) s’était fendu d’un savoureux discours piqué de ces pointes d’humour vachard dont il a le secret ; on avait bu, parlé, chanté, dansé un peu…

Inauguration-2003.jpg

Tout ça avait commencé parce qu’un jour, l’adjointe à la culture de Tournefeuille (Dany Buys), à l’issue d’une de ces soirées mouvementées d’Utopia Toulouse où elle avait relevé le gant d’un défi lancé aux politiques locaux autour du film La Conquête de Clichy, nous avait proposé de venir prendre notre part dans le paysage culturel que l’équipe municipale dessinait pour Tournefeuille. Intrigués, on était venu y voir de plus près : ces élus-là nous plaisaient bien, non pas que Dany nous ait fait la danse des 7 voiles, mais on avait aimé leur façon modeste et ambitieuse de faire de la culture le point fort de leur politique locale : ni élitisme, ni gabegie, mais une ouverture large à tous sans exclusive. Leurs copains de parti (le PS) leur avaient pourtant déconseillé de faire appel à ces trublions incontrôlables dont ils n’aimaient guère les mauvaises façons…

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mercredi, novembre 28 2018

Toulouse Borderouge, le cinéma et le mûrier...

Murier-Borderouge-2005.jpg

C’est un magnifique mûrier plus que bicentenaire… Un des derniers survivants à Toulouse de l’époque où Colbert avait fait planter des arbres pour l’élevage des vers à soie… Un mûrier aux branches noueuses qui, l’été, protège de son ombre fraîche les passants venus rêver là, les amoureux débutants, les jeux des petits enfants… puisant son eau dans un puits jamais à sec, juste à portée de ses racines.

Dans un quartier de Borderouge où depuis des années poussent les immeubles de toutes sortes, les pelleteuses se sont agitées sans discontinuer autour de notre arbre, le béton a gagné du terrain partout, menaçant régulièrement son existence… et pourtant le mûrier est toujours là, résistant à tout par la grâce miraculeuse d’une poignée d’amoureux de la nature ligués pour protéger cet unique vestige d’une histoire dont il ne reste plus grand chose (exceptée, à quelques mètres, la « ferme Niboul »), et qui n’ont eu de cesse de manifester en rappelant que la loi du 26 janvier 1941 protège les mûriers. Grâces leur soit rendues.
La construction des trois petites salles Utopia en a été tourneboulée : une branche empêchant l’installation des échafaudages nécessaires à l’érection d’un mur en béton banché, la question s’est posée de trancher dans le vif, on a discuté, tourné autour du mûrier, consulté les jardiniers de Toulouse, si bien que nos valeureux architectes, après s’être arrachés quelques cheveux, ont revu leur copie : ils ont trouvé une solution de rechange qui préserverait la branche menacée. Vous verrez : c’est ce qui explique la différence de texture du mur qui se trouve à côté du mûrier.

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