Les amateurs de street-art comme les néophytes seront
comblés avec deux films en programmation qui gravitent autour de ce sujet, même
si les présenter seulement sous cet angle serait certainement réducteur :
Faites le mur de Banksy et Women are Heroes de JR. Engagés, émouvants et
drôles.
Le « street-art », l’art qui sort du musée, et se
retrouve en bas de chez vous. Le street-artist, au grand dam de nos sociétés,
va à l’encontre de la notion de propriété. Considéré comme un délinquant
lorsqu’il se réapproprie l’espace public, son action, parfois à la limite du
vandalisme, va de la peinture élaborée au pochoir, en passant par le collage ou
le graffiti. Cette tribune grandeur nature visant un large public, déjà
subversif dans le non-consentement, est l’étendard d’artistes contemporains
majeurs. Par-delà les frontières, dans ces villes où se côtoie aussi bien
l’immeuble hideux que la prouesse architecturale, quelques trublions arrivent
des idées plein la tête, tentant d’agrémenter cette anarchie structurelle.