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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

Le passage du Verger Urbain V : l’impasse ?
À ceux qui sont partis en vacances et ont décroché des faits divers.Vous l’avez sûrement remarqué, le Verger Urbain V a été refait : plus de terrain vague mais un jardin flambant neuf, beau passage pour aller le soir à la Manutention et même continuer en longeant la prison jusqu’au fleuve....

ET MAINTENANT ! NOUS VOUS PROPOSONS DE SIGNER MASSIVEMENT LA PÉTITION !
Affirmez votre refus de nous voir remisés au fond d’un cul de sac et votre droit de nous rendre visite, comme celui de transiter, en journée comme en soirée par le passage du verger. Dans notre optimisme béat nous espérons des milliers de signatures, montrez que nous sommes timorés et que ce sera de...

YO TAMBIÉN

Écrit et réalisé par Alvaro PASTOR et Antonio NAHARRO - Espagne 2009 1h35mn VOSTF - avec Lola Duenas, Pablo Pineda, Antonio Naharro, Isabel Garcia Lorca, Joaquin Perles, Maria Bravo, Lourdes Naharro, Teresa Arboli... Plusieurs Prix d'interprétation pour les deux acteurs principaux et plusieurs Prix du public dans divers festivals internationaux.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

YO TAMBIÉNÇa pourrait être une histoire d’amour ordinaire. Avec ses complications habituelles. Avec ses désirs, ses doutes et ses joies simples, avec ses bribes de déception et ses instants de grâce… Ça pourrait… à un petit détail près, un détail aussi minuscule qu’un chromosome et pourtant aussi gros qu’une montagne quand il s’agit de le dépasser, de le mettre de côté. Voilà un film épatant qui aborde de manière frontale un sujet délicat dont le cinéma n’a jamais vraiment voulu s’emparer, ou alors par des chemins détournés, à travers des personnages secondaires, et souvent sous la protection bien pensante d’histoires gentillettes. Yo también a l'audace tranquille de nous interpeller sans détour sur la question de la normalité, sur la façon dont chacun d'entre nous regarde le handicap, sur la manière dont notre société s’accommode (ou pas) de cet autre qui nous met souvent mal à l'aise, preuve de notre inaptitude à accepter la différence.
Et ce qui est formidable, c'est que le film n'est jamais pesant, jamais moralisateur, encore moins misérabiliste : Yo También est pétillant, drôle, tendre et s’il parvient à autant nous faire rire puis l'instant d'après nous bouleverser, c’est qu’il bannit toute approche psychologisante, il vient s’enraciner dans la vie, il s'incarne dans des personnages magnifiques d'épaisseur et de vitalité.

Daniel a 34 ans. Il vit chez ses parents et vient tout juste d’être diplômé. Dans la foulée il a la chance de décrocher un premier job dans un centre social à Séville. Un boulot intéressant dans une ambiance sympa. On le reçoit comme le petit nouveau qui débarque : là le bureau, là la photocopieuse, ici les nouveaux collègues qui l’accueillent chaleureusement. Dans ce centre qui travaille pour et avec les personnes handicapées, sa différence est presque invisible : pas de commisération mal placée, pas de regards qui se détournent, pas de rires moqueurs quand il a le dos tourné… Il faut dire que Daniel a quelque chose en plus : un humour décapant, une intelligence déroutante, un langage vif et élaboré qui feraient presque oublier qu'il a aussi un chromosome en plus… « Presque », car le monde du dehors, lui, ne cherche pas à aller au-delà de son visage de mongolien aux yeux bridés ; le monde du dehors est convaincu que rien de bien vif, que rien de bien intéressant ne peut se loger dans cette tête-là. Et pourtant…
Mais heureusement, il y a Laura. La tornade Laura qui travaille dans le même bureau que lui. Laura, toujours à la bourre, toujours à courir derrière on ne sait trop quoi, Laura et son rire comme une cascade, sa beauté à la fois sauvage et mélancolique. Très vite, ces deux-là se rapprochent et se collent l’un à l’autre, ensemble ils se sentent plus forts. Deux blessés par la vie qui deviennent les meilleurs amis du monde, qui se font complices, dans le tendresse, l’affection… Un homme qui se sent enfin normal face à une femme qui le regarde comme tel. Jusqu'où ira leur relation ? Ils verront bien, et nous aussi…

Tous les personnages autour de Daniel et de Laura sont bien dessinés, bien campés : les collègues de travail, les parents de Daniel, son frère et sa belle-sœur qui animent une école incroyable, qui fait danser ceux que personne ne songe jamais à faire danser, et puis ce couple de jeunes amoureux qui voudraient vivre leur histoire et leur sexualité sans que les autres, soudain embarrassés, s'en mêlent…
Yo también (moi aussi) est une claque salutaire et vivifiante, qui montre à quel point les gens « normaux » n'ont rien d'exceptionnel… L'affiche du film le clame d'ailleurs joyeusement : ça sert à quoi d'être normal ?