LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Et sinon, la vie continue à Rosmerta.
« Le conseil épiscopal et moi-même considérons que le CCFD* s’est mis en marge de notre Église diocésaine. Désormais il n’a plus sa place, au moins temporairement, dans la vie de notre Église ». Ainsi s’adresse Jean-Pie (!!!) Cattenoz, archevêque d’Avignon, au CCFD - Terre Solidaire de Vau...

La séance en avant-première du lundi 22 avril à 18h00 sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur Joël Karekezi

LA MISÉRICORDE DE LA JUNGLE

Joël KAREKEZI - Rwanda / France / Belgique 2017 1h31 - avec Marc Zinga, Stéphane Bak, Ibrahim Ahmed « Pino », Nirere Shanel... Grand Prix (Étalon d'or) et Prix d'interprétation masculine pour Marc Zinga au Festival panafricain de Ouagadougou 2019 (FESPACO).

Du 22/04/19 au 07/05/19

LA MISÉRICORDE DE LA JUNGLEJoël Karekezi, jeune réalisateur trentenaire, est rwandais, tutsi, originaire de Gisenyi, ville frontalière du Congo, dans la région du Kivu devenue tristement célèbre. En 1994, il avait 8 ans, il a vu les rues jonchées de cadavres, le lac couleur sang déposer le corps de nouveaux nés, ses voisins se vanter d'avoir tué à la machette d'autres voisins. Son père a été tué, il a dû fuir avec sa petite sœur de l'autre côté de la frontière, à Goma. Il a dû se cacher, affronter la faim, la peur, la soif au cœur de la jungle… Survivant de l'horreur, il aurait pu nourrir une haine inextinguible pour les descendants de ceux qui ont dévasté son enfance. Tout au contraire, il s'est forgé l'indéfectible conviction qu'il devait à son petit niveau contribuer à dénoncer coûte que coûte l'escalade de la haine, à combattre toutes les armées et leurs intérêts souvent bien peu avouables.

Car après le génocide rwandais, la région des Grands Lacs ne s'est pas apaisée. De l'autre côté de la frontière, au Congo voisin, la fin du régime Mobutu et les guerres de succession qui ont suivi ont encore causé, sur une décennie, 6 millions de morts, essentiellement par leurs conséquences indirectes : famines, épidémies, 4 millions de déplacés…
Face à tout cela, Joël Karekezi a appris en autodidacte le cinéma et avec son premier long métrage, au lieu de se contenter de perpétuer la mémoire du génocide entretenue voire instrumentalisée par le pouvoir rwandais en place, il a, inspiré par le vécu d'un de ses cousins – soldat rwandais pendant cette deuxième Guerre du Congo, égaré dans la jungle durant plusieurs semaines –, imaginé un scénario étonnant, qui dit bien l'absurdité de ces conflits sans fin. Le récit suit deux soldats rwandais, un vétéran qui a vécu le génocide et un jeune troufion naïf pétri de convictions nationalistes, qui perdent le contact avec leur bataillon dans la jungle frontalière. Au bout d'un moment, leur errance les conduit vers des villages où plus personne ne sait vraiment qui est allié avec qui, pour qui et pourquoi on combat, les seules éternelles victimes étant les populations civiles, victimes des armées régulières et des milices avides de sang et de profit…

Joël Karekezi filme magnifiquement la jungle, protectrice et meurtrière à la fois, cette jungle qui, elle, n'a pas de frontières ni de nationalité, cette jungle d'où peut surgir à tout instant le danger mais qui réserve aussi des moments magiques, comme cette rencontre avec un gorille.
L'authenticité du récit et la force du message, profondément humaniste et antimilitariste, ont conquis le jury du Festival panafricain de Ouagadougou qui a décerné au film la récompense suprême.