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TARIF NORMAL : 6,50€
ABONNEMENT : 48€ (10 places)
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BAL-CONCERT SOUS LE MICOCOULIER Deuxième!
SAMEDI 8 JUIN À PARTIR DE 21H DANS LA COUR DE LA MANUTENTION
C’était en 2008, en septembre, l’après-midi était pluvieuse et la soirée bien fraîche, on avait failli annuler… et finalement ce fut superbe ! Le premier bal Inouï devant Utopia avait marqué les esprits et certains nous en repar...
AUGMENTATION DES TARIFS À PARTIR DU 15 MAI 2013
(la dernière fois c’était le 17 septembre 2008)Le tarif normal passe à 6,50 euros : + 8,3 %, l’équivalent de l’inflation sur les cinq dernières années. Le carnet d’abonnement passe à 48 euros : + 6,7 %. Il devient encore plus intéressant de s’abonner ! On ne touche pas au tarif de « la séance du...
VOUS EN ÊTES OÙ UTOPIA ? POUR TOUT SAVOIR... OU PRESQUE
Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents : après avoir reçu de nombreuses plaintes concernant l’accès au cinéma et les difficultés de transport, nous vous avions demandé de répondre à une enquête, la question finale étant : si nous déménagions et nous recentrions dans le bassin de pop...
Le restaurant La Manutention a ouvert ses portes.
On y trouve des plats à
base de
légumes et fruits
de saison et des vins de
production locale et
bio, le
tout à des tarifs accessibles.
Un petit brunch le dimanche
où les
enfants sont
bienvenus, ils trouveront des
jeux pour passer le
temps
pendant que les parents se
régalent des préparations de
...
Écrit et réalisé par Nadav LAPID - Israël 2011 1h47mn VOSTF - avec Yiftach Klein, Yaara Pelzig, Michael Mushonov, Menashe Noi, Keren Mor, Michael Aloni... Prix spécial du Jury, Festival de Locarno 2011.
Mais de quelle boîte sortent ces solides gaillards qui, tendus sur les pédales de leur vélo, avalent sous un soleil de plomb le long ruban de bitume posé en plein désert ? Pour le savoir, il nous faut attendre qu'ils posent pied à terre au sommet d'un col d'où s'étale sous leurs yeux éblouis le plus beau paysage du monde et les voici, gagnés par l'enthousiasme et la passion, à hurler leur prénom comme des gamins : Amir, Yaron, Ariel, Moshe, Schlomi… Sans doute, pense-t-on alors avec raison, qu'un si fort attachement à l'environnement ne relève pas d'un goût un peu simplet pour les couchers de soleil de carte postale, mais de la conscience chevillée au corps d'avoir hérité de la terre promise. Une terre de raison où coule pour tous, aux fontaines, le vin, le lait, le miel et le coca-cola. Parole, on y croirait presque à cette terre d'harmonie. Au moins jusqu'au retour de promenade de ce bel athlète qui, à peine entré à la maison, va gentiment masser, selon mode d'emploi, les cuisses de son épouse enceinte pour faciliter l'accouchement à venir. On y croit décidément encore plus quand le même, en vérité exemplaire, va jusqu'à porter l'épouse en question, pourtant plantureuse, jusqu'au sommet d'un immeuble pour lui épargner les conséquences d'une panne d'ascenseur. Et on n'est pas loin de fondre de tendresse quand on découvre que ce gros effort est déployé pour faire plaisir à maman, dont c'est le repas familial d'anniversaire. On se congratule, on s'embrasse, les deux fistons, selon une vieille habitude, font sauter maman en l'air. Bref ! La fête bat son plein… Mais quelque part dans la nuit, deux ombres fracturent la portière arrière d'une voiture et se glissent dedans. Immobiles, ils attendent son propriétaire, pour l'abattre d'une seule balle.
Un ascenseur en panne dans une HLM, un homme abattu froidement dans la nuit… on voit là une terre de déraison. Mais retour, le lendemain aux fondamentaux : c'est pique nique chez nos cyclistes. On s'embrasse, on se tape virilement dans le dos, on esquisse une mêlée de rugby, on plaisante grassement sur les filles. Le vin, le lait, le miel, le coca, ruissellent toujours des fontaines. Mais soudain, changement de décor : nos cyclistes font face dans un bureau à ce qui semble être leur entraîneur. Conseils sportifs, remise de médaille ? Non : conseil de guerre. Nos sympathiques athlètes sont en fait des policiers d'élite et, lors d'une opération de routine pour éliminer le terroriste Aimar Sirtawi, ils ont hélas trucidé au passage toute la famille El Zoubeiydei, à l'exception du petit-fils resté infirme. Nos policiers-cyclistes, confrontés à l'assassinat ciblé d'un terroriste et au massacre d'une famille innocente, ne sont pas au bout de leur peine, puisqu'ils devront faire face à une autre révolte, celle de leurs propres enfants. En tout cas des enfants d'Israël…
Voici donc une terre promise qui promet. Et c'est tout l'enjeu de ce Policier : nous faire comprendre que ce qui était une utopie et le rêve d'une société égalitaire, peut être parce qu'elle s'est construite sur une spoliation, ne vaut guère mieux aujourd'hui, question inégalités hurlantes et dévoiement de la démocratie, que n'importe laquelle de nos sociétés occidentales. Et l'on n'a sans doute pas fini de payer cette aventure, puisque cet état d'Israël, élu parmi les élus américains, envisage ni plus ni moins que de bombarder d'ici l'été prochain les installation militaro-nucléaires iraniennes, histoire de rajouter un peu plus de désordre au désordre engendré par les interventions americano-occidentales en Irak et en Afghanistan. A ce propos, il n'est pas anodin de relever dans Le Policier l'allusion, dans un concert rock, à Mordechaï Vanunu, physicien nucléaire israélien (Vanunu ! Vanunu ! crient en cœur le chanteur et son public) qui dénonça en son temps, au péril de sa vie, l'accession d'Israël à l'arme atomique.
