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AUGMENTATION DES TARIFS À PARTIR DU 15 MAI 2013
(la dernière fois c’était le 17 septembre 2008)Le tarif normal passe à 6,50 euros : + 8,3 %, l’équivalent de l’inflation sur les cinq dernières années. Le carnet d’abonnement passe à 48 euros : + 6,7 %. Il devient encore plus intéressant de s’abonner ! On ne touche pas au tarif de « la séance du...
VOUS EN ÊTES OÙ UTOPIA ? POUR TOUT SAVOIR... OU PRESQUE
Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents : après avoir reçu de nombreuses plaintes concernant l’accès au cinéma et les difficultés de transport, nous vous avions demandé de répondre à une enquête, la question finale étant : si nous déménagions et nous recentrions dans le bassin de pop...
Le restaurant La Manutention a ouvert ses portes.
On y trouve des plats à
base de
légumes et fruits
de saison et des vins de
production locale et
bio, le
tout à des tarifs accessibles.
Un petit brunch le dimanche
où les
enfants sont
bienvenus, ils trouveront des
jeux pour passer le
temps
pendant que les parents se
régalent des préparations de
...
Veolia attaque Water makes money !
Le 14 février 2013 s’ouvre à Paris le procès en diffamation intenté par Veolia contre le film Water makes money qui osait parler en 2010 des pratiques des multinationales de l’eau. Sur le banc des accusés, l’association La mare aux canards qui a distribué le film en France, et Jean-Luc Touly, a...
Écrit et réalisé par J.C CHANDOR - USA 2011 1h47mn VOSTF - avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Stanley Tucci, Zachary Quinto, Demi Moore, Simon Baker, Penn Badgley...
C’est une sorte de film catastrophe. Une catastrophe planétaire qui n’en a pas fini de se répandre comme un poison vicieux dans les veines d'un monde en fin de cycle. La catastrophe est de celles qui ne font pas de bruit, pas immédiatement. Elle est de celles qui avancent d’abord masquées, en douce, sans que personne ne se méfie. Quand elle frappe, il est trop tard : dans Margin call, la catastrophe tient en une nuit. La nuit où tout a basculé, la nuit où la première pièce est tombée dans le grand jeu mondial des dominos, entraînant l'effondrement de tout l'édifice, qui se croyait antisismique alors qu'il était construit sur des fondations pourries, la nuit où tout s’est joué pour laisser place, au petit matin, à l’aube du cataclysme…
Dans cette grande entreprise financière perchée en haut d’une tour du quartier de Wall Street (tout là-haut, au-dessus de la vraie vie), la journée avait commencé comme un mauvais présage. Charrette après charrette, des dizaines d'employés avaient pris le chemins vers la sortie, avec dans leurs bras le carton résumant des années de labeur et de dévotion au dieu dollar, le visage fermé et résigné de ceux qui savent qu’il vaut encore mieux se taire et accepter les conditions de Goliath plutôt que de vouloir lutter contre lui.
Un parmi eux : chef de service. Le service en question : « gestion des risques ». Avant de quitter le navire, il laisse à un de ses subalternes, jeune loup brillant épargné par le couperet, une clé usb. Sur la clé, une complexe équation dont il n’a pas eu le temps de percer tous les secrets mais dont il pressent qu’elle annonce le pire. Il ne sait pas à quel point il pressent juste : c’est un abîme qui va s'ouvrir, dans lequel va chuter un pan entier de l’économie mondiale, menant à leur perte les systèmes financiers, les grands groupes, les banques et et les millions d’hommes et de femme qui en dépendent.
Pendant une nuit, celle qui précède l’ouverture des bourses et le début de la fin, nous allons suivre le cheminent, les interrogations, la stupeur et finalement le saut final d’une poignée d’humains tiraillés entre l’énormité de leur découverte (la faille béante du système qui les nourrit), leurs convictions personnelles, la morale, l’éthique (un peu, pas trop) et cette énergie presque mécanique de continuer à faire ce qu’ils ont toujours fait, business as usual, comme si de rien n’était.
On découvre, sur un rythme tendu et haletant, le cynisme des grands manitous de la finance et toutes les manipulations auxquelles il se prêtent sans état d’âme pour maintenir leur tête hors de l'eau. On perçoit toute la complexité d’une chaîne a priori bien huilée où chaque élément (banquier, trader, chef de service) a sa place, mais où les tâches sont tellement cloisonnées que personne ne peut vraiment se sentir responsable.
A la fois pédagogique sur la crise des « subprimes » sans être trop théorique, voilà un film sur les nerfs, vif, ramassé, qui ne s’encombre jamais de récit parallèle (pas d’histoires de cœur) et demeure concentré sur son seul sujet. Au casting royal s’ajoute une mise en scène d’une belle rigueur qui parvient à rendre toute la tension qui gronde. L’unité de lieu et de temps donne au récit une intense dimension dramatique.
PS : « margin call », c'est en français « l'appel de marge », c'est à dire le montant versé par un investisseur ou par un intervenant sur les marchés pour couvrir sa position acheteuse ou vendeuse… Avec ça, on est bien avancé…
