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TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
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Bonjour à vous
Plus bas, vous pouvez consulter la gazette actuelle et les gazettes précédentes (depuis 2008).
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BAL-CONCERT SOUS LE MICOCOULIER Deuxième!
SAMEDI 8 JUIN À PARTIR DE 21H DANS LA COUR DE LA MANUTENTION
C’était en 2008, en septembre, l’après-midi était pluvieuse et la soirée bien fraîche, on avait failli annuler… et finalement ce fut superbe ! Le premier bal Inouï devant Utopia avait marqué les esprits et certains nous en repar...
AUGMENTATION DES TARIFS À PARTIR DU 15 MAI 2013
(la dernière fois c’était le 17 septembre 2008)Le tarif normal passe à 6,50 euros : + 8,3 %, l’équivalent de l’inflation sur les cinq dernières années. Le carnet d’abonnement passe à 48 euros : + 6,7 %. Il devient encore plus intéressant de s’abonner ! On ne touche pas au tarif de « la séance du...
VOUS EN ÊTES OÙ UTOPIA ? POUR TOUT SAVOIR... OU PRESQUE
Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents : après avoir reçu de nombreuses plaintes concernant l’accès au cinéma et les difficultés de transport, nous vous avions demandé de répondre à une enquête, la question finale étant : si nous déménagions et nous recentrions dans le bassin de pop...
Le restaurant La Manutention a ouvert ses portes.
On y trouve des plats à
base de
légumes et fruits
de saison et des vins de
production locale et
bio, le
tout à des tarifs accessibles.
Un petit brunch le dimanche
où les
enfants sont
bienvenus, ils trouveront des
jeux pour passer le
temps
pendant que les parents se
régalent des préparations de
...
Konstantin BOJANOV - Bulgarie 2011 1h26mn VOSTF - avec Ovanes Torosyan, Anjela Nedyalkova, Martin Brambach, Svetlana Yancheva... Scénario de Konstantin Bojanov et Arnold Barkus.
Une belle découverte venue de Bulgarie – c'est rare ! – et repérée à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2011. Kamen, étudiant en art à Sofia, apprend le suicide d'un ami d'enfance et décide de se rendre en stop jusqu'à Roussé, dans le nord de la Bulgarie, pour assister à son enterrement. Dès le début de son voyage, il rencontre Avé au bord de la route. La jeune fille de 17 ans s’agrippe alors à lui et ne va plus le lâcher.
Très vite, Kamen se rend compte de la tendance compulsive au mensonge d’Avé. Elle mélange vérité et fantasmes, s’invente des personnages. Elle ment pour s’amuser, par provocation, pour pimenter sa vie et celle des autres, mais on comprend qu'elle ment surtout pour mieux accepter sa propre existence. Avé est en fugue. Sa réalité, c’est une relation conflictuelle avec ses parents et un frère accro à l’héroïne qu’elle aime et qu’elle veut sauver. Si Avé ment et affabule pour agrémenter sa vie, Kamen, lui, prend la réalité de face. Taciturne et résigné, il semble ployer sous la gravité des événements.
La réalité du monde qui les entoure, et que Konstantin Bojanov nous montre, c’est la Bulgarie des faubourgs, des petites villes de province oubliées, des stations-services glauques et du bitume. Ce sont également les gens qu’Avé et Kamen vont croiser tout au long de leur périple : paumés en tout genre, pas vraiment recommandables, frustrés et mal dans leur peau, mal dans leur monde. Les nouveaux riches et le développement économique relatif de la capitale semblent bien loin, tout comme la dolce vita des côtes de la mer Noire. Et lorsque nos deux auto-stoppeurs pensent enfin arriver à Varna et ses côtes ensoleillées, ils se perdent chacun en route.
A travers ce road-movie sensible et pudique, Konstantin Bojanov – plasticien reconnu, c'est son premier long métrage – nous propose une belle variation libre sur la jeunesse et la construction de l’identité sociale et personnelle. Il réussit brillamment à mettre en évidence les mécanismes propres à cette étape de la vie, à en transmettre la lumière, l’énergie, mais également la noirceur. Avec cette œuvre émouvante et personnelle, Bojanov prend date et pose les jalons d’un cinéma intime et réaliste à la fois. On sait déjà qu'on guettera son deuxième film…
