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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

SÉANCE UNIQUE LE VENDREDI 15 JUIN À 20H30 (en complément Avec le sang des autres de Bruno Muel) suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Christine Thépénier

DISPARAISSEZ LES OUVRIERS !

Christine THÉPÉNIER et Jean-François PRIESTER
France 2011 1h18 -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DISPARAISSEZ LES OUVRIERS !Oh la la ! Je vous vois déjà spectateurs et citoyens blasés souffler et lever les yeux au ciel… Encore un docu sur une fermeture d’usine, une de plus, le genre de truc qu’on n'a pas vraiment envie de voir au ciné… Un film qui s'attache au sort des Légré Mante, ces courageux ouvriers de la chimie marseillaise, sacrifiés sur l'autel des actionnaires. C’est si tristement banal depuis quelques décennies qu'on a fini par se lasser de sa représentation qui ne parvient même plus à indigner. Mais voilà ce film si singulier qui nous rentre dans la tronche et qui fait qu'on n'est pas près d’oublier le combat désespéré mais digne de ces 48 ouvriers…

Il faut dire que le cadre y est pour beaucoup : cette usine totalement délabrée, rongée par la rouille et les acides tartriques qu’elle a produits pendant des décennies, posée au bord de la mer bleu azur dans le quartier de Montredon, est en soi un décor de cinéma, un site d’ailleurs un peu trop beau pour ne pas attirer l’appétit des projets immobiliers qui veulent remplacer la vieille industrie par le résidentiel de luxe. On pourrait croire que l’usine a fermé il y a cinquante ans si le documentaire ne nous apprenait que les ouvriers y travaillaient encore quelques semaines auparavant, dans des conditions de salubrité et de sécurité ubuesques, faisant penser que l’usine avait dû miraculeusement passer entre les gouttes des commissions d’hygiène et de sécurité depuis quelques décennies. Au milieu de ce décor qui pourrait évoquer celui d’un paquebot rouillé sous pavillon panaméen abandonné par son capitaine, la force de la parole des ouvriers, luttant durant 140 jours contre une liquidation qu’ils jugent frauduleuse, n’en apparaît que plus grandiose. Christine Thépénier, voisine de l’usine, a simplement accouru avec son complice Jean François Priester et sa caméra, sans attendre que le cas des Légré Mante ne devienne médiatique… ce qui ne se produira pas.

Pas d’actions spectaculaires au rendez vous, juste la ténacité de l’occupation de ces hommes qui égrènent, médusés, tel le chœur antique d’une tragédie, les comptes rendus du tribunal de commerce, des hommes qui croyaient à la justice de la République avant de se rendre compte qu’elle est parfois au service des intérêts du capital.