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LETTRE OUVERTE AUX LECTEURS FIDÈLES DE LA GAZETTE !
Votre regard a dû souvent glisser sur le petit bonhomme penché sur un enfant : Le logo, symbole de l’association UN POUR UN qui fête ses 20 ANS cette année ! UN POUR UN : C’est un adulte qui va aider un enfant « primo-arri- vant»(C.P.C.E.1),quelquesheures par semaine, durant l’anné...

Samedi 16 décembre au soir, la terre tremblera de peur... Les gargouilles, coutumières de l’événement sortiront de leur torpeur.
 Sous la chaleur horrifique d’un mois d’août pas comme les autres, après une longue nuit de transe et tandis que la Lune frôlait Régulus Alpha Léonis pour réaliser une éclipse solaire des plus inquiétante, le Dr F., alors qu’il voulait trouver la paix intérieure et se réconcilier avec ses ...

Les Lumières dans la ville
Ce projet, initié par l’association 100 pour 1, Christophe Lebon des Ateliers du court-métrage, le Collectif Inouï, Cinambule et Utopia suit son cours. L’idée du projet est d’écrire et réaliser un court-métrage muet en une journée, avec 6 jeunes contacté par l’association 100 pour 1 et six ...

Aux enseignantes et enseignants de tous degrés.
   Dans le cadre du dispositif Collège et Cinéma, le mercredi 18 octobre sera la journée de prévisionnement des films. Cette journée, destinée prioritairement aux enseignants du dispositif, sera, cette année, ouverte à toutes et tous.Ainsi, ce mercredi vous pourrez voir à 9h00 l’Île de Black Mòr,...

Discrètement, la Région PACA met fin aux formations aux premiers savoirs des plus démunis.
En septembre seront célébrées partout en France les journées de lutte contre l’illettrisme ; occasion pour les acteurs de la formation et de l’insertion de mobiliser et de rappeler l’importance de ce phénomène persistant, véritablefléau pour le développement humain et économique de notre société...

SÉANCE UNIQUE LE VENDREDI 15 JUIN À 20H30 (en complément Avec le sang des autres de Bruno Muel) suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Christine Thépénier

DISPARAISSEZ LES OUVRIERS !

Christine THÉPÉNIER et Jean-François PRIESTER
France 2011 1h18 -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DISPARAISSEZ LES OUVRIERS !Oh la la ! Je vous vois déjà spectateurs et citoyens blasés souffler et lever les yeux au ciel… Encore un docu sur une fermeture d’usine, une de plus, le genre de truc qu’on n'a pas vraiment envie de voir au ciné… Un film qui s'attache au sort des Légré Mante, ces courageux ouvriers de la chimie marseillaise, sacrifiés sur l'autel des actionnaires. C’est si tristement banal depuis quelques décennies qu'on a fini par se lasser de sa représentation qui ne parvient même plus à indigner. Mais voilà ce film si singulier qui nous rentre dans la tronche et qui fait qu'on n'est pas près d’oublier le combat désespéré mais digne de ces 48 ouvriers…

Il faut dire que le cadre y est pour beaucoup : cette usine totalement délabrée, rongée par la rouille et les acides tartriques qu’elle a produits pendant des décennies, posée au bord de la mer bleu azur dans le quartier de Montredon, est en soi un décor de cinéma, un site d’ailleurs un peu trop beau pour ne pas attirer l’appétit des projets immobiliers qui veulent remplacer la vieille industrie par le résidentiel de luxe. On pourrait croire que l’usine a fermé il y a cinquante ans si le documentaire ne nous apprenait que les ouvriers y travaillaient encore quelques semaines auparavant, dans des conditions de salubrité et de sécurité ubuesques, faisant penser que l’usine avait dû miraculeusement passer entre les gouttes des commissions d’hygiène et de sécurité depuis quelques décennies. Au milieu de ce décor qui pourrait évoquer celui d’un paquebot rouillé sous pavillon panaméen abandonné par son capitaine, la force de la parole des ouvriers, luttant durant 140 jours contre une liquidation qu’ils jugent frauduleuse, n’en apparaît que plus grandiose. Christine Thépénier, voisine de l’usine, a simplement accouru avec son complice Jean François Priester et sa caméra, sans attendre que le cas des Légré Mante ne devienne médiatique… ce qui ne se produira pas.

Pas d’actions spectaculaires au rendez vous, juste la ténacité de l’occupation de ces hommes qui égrènent, médusés, tel le chœur antique d’une tragédie, les comptes rendus du tribunal de commerce, des hommes qui croyaient à la justice de la République avant de se rendre compte qu’elle est parfois au service des intérêts du capital.