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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

Séance unique le vendredi 28 mars à 20h30
suivie d’une rencontre avec le réalisateur Gérard MORDILLAT.
Cette rencontre a été initiée par le Théâtre de Cavaillon qui présentera le lendemain Les vivants et les morts, d’après le livre de Gérard Mordillat (édité chez Calmann Lévy), mis en scène par Julien Bouffier.
(voir en bas de page)

LA VOIX DE SON MAÎTRE

Gérard MORDILLAT et Nicolas PHILIBERT - documentaire France 1978 1h35mn - avec douze patrons...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA VOIX DE SON MAÎTRENicolas Philibert et Gérard Mordillat ne choisirent pas n’importe qui : ils interviewèrent les pédégés de Paribas, L’Oréal, Boussac, Thomson, IBM… Et ils en ont fait un documentaire narquois.
Les Trente Glorieuses sont terminées, mais personne ne le sait. La France est alors plus industrielle que tertiaire, le textile et les mines tournent à plein régime et le chômage de masse est inconcevable. Les délocalisations, la précarisation, la désyndicalisation sont des mots absents du dictionnaire. Un pédégé explique à propos des multinationales que leur « puissance réelle est toujours, et sera toujours, limitée par la souveraineté des Etats […] aussi petits soient-ils ». Un autre regrette que les syndicats veuillent « renverser le système », et tous dissertent longuement sur une notion aujourd’hui reléguée aux oubliettes : l’autogestion. On se pince même en entendant Bernard Darty, grave dirigeant à moustaches, décrire l’arrivée d’un syndicat comme un « traumatisme tel qu’il modifie les schémas du chef d’entreprise. Psychologiquement, il ne peut le supporter ». Lui croyait sincèrement que tout le monde était heureux dans son entreprise ! Ce genre de phrases réapparaissent de temps à autre : il faut « mettre notre langage à la portée de nos interlocuteurs, ce qui n’est pas facile du tout », dit l’un en cette époque où le langage n’est pas encore javellisé par la communication.

« Notre projet en tant que projet cinématographique, explique Gérard Mordillat, interpellait le savoir du spectateur. Le spectateur était amené à réfléchir. Or pour tout gouvernement, pousser les citoyens à réfléchir représente toujours un danger. La charge provocatrice de La Voix de son maître n’est pas à chercher ailleurs… » Mais interrogeons-nous : et si aujourd’hui on tendait le micro aux douze plus gros pédégés français, qu’entendrait-on ? Pas de la condescendance, non. Probablement peu d’hypocrisie aussi. Mais sûrement le mot « profit », qui est étrangement absent dans La Voix de son maître.

Samedi 29 mars à 19h00 au Théâtre de Cavaillon
LES VIVANTS ET LES MORTS
par le metteur en scène Julien Bouffier
Gérard Mordillat / Julien Bouffier / cie Adesso e Sempre.
Ce spectacle constitue le troisième volet d’une démarche consacrée au monde du travail, celui des ouvriers. Du théâtre engagé sur fond de mondialisation assassine, un spectacle total, updaté de vidéo, de guitare électrique, de technologies numériques ! Et néanmoins samplé de poésie. Un conte moderne narré de façon cinématographique, du théâtre de troupe, nombreuse en l’occurrence, et une énergique tentative de remise en marche de l’imaginaire.