AVIGNON

LES HORAIRES (format PDF)

LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Pendant ce temps-là, sur la planète cinéma...
ON NAGE EN PLEIN PSYCHODRAME. Le Miracle Tenet n’a pas eu lieu. En effet, s’il a enregistré de fort belles entrées pour un blockbuster intello et déroutant, le film n’a pas pu – ou pas su – sauver à lui tout seul un système au bord du gouffre. No time to die et surtout pas du Coronavirus.L...

Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

Avant-première mardi 10 janvier à 18h10 suivie d’une rencontre avec Jean-Paul Ricard, membre fondateur de l’AJMI et grand spécialiste du jazz.

BORN TO BE BLUE

Ecrit et réalisé par Robert BUDREAU - Canada 2015 1h37mn VOSTF - avec Ethan Hawk, Carmen Ejogo, Calum Keith Rennie, Kevin Hanchard, Tony Nappo...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BORN TO BE BLUEPour évoquer la mélancolie sulfureuse et l’aura si particulière du grand trompettiste, rien ne pourra sans doute égaler le magnifique documentaire que lui consacra Bruce Weber, Let’s get lost, sorti sur les écrans quelques mois seulement après le suicide à Amsterdam de Chet Baker, puisque c'est bien de lui qu'il s'agit : Weber, photographe de formation et de profession, avait réussi à rendre compte de toute la complexité de ce personnage fascinant et totalement singulier, et dressait un portrait sous forme d’hommage qui ne passait toutefois pas sous silence les multiples zones d’ombre du personnage.

Born to be blue est une fiction et la première – voire principale – difficulté était de trouver un comédien capable de transmettre à l’écran ne serait-ce qu'une parcelle de la force hypnotique du visage si particulier, traits saillants et regard fragile, du vrai Chet Baker. Et le pari est tenu, il y a quelque chose de bouleversant dans l’interprétation d’Ethan Hawke : sans vouloir à tout prix mimer Chet Baker, il parvient à retranscrire avec justesse le talent fou et la souffrance intime du musicien.
Le choix judicieux de n’aborder qu’une période limitée de la vie de Chet Baker, entre 1966 et 1973, période qui correspond à sa longue traversée du désert, donne au récit une force toute particulière et permet de condenser ainsi la singularité du musicien autant que les multiples contradictions de l’homme.
Le scénario explore de manière subtile le passé de Baker (sa première femme, sa rivalité avec Miles Davis, la drogue…) puis s’attache assez rapidement à l’histoire d’amour avec sa seconde compagne, et sa tentative assez désespérée de résurrection musicale. On suit le couple en pleine errance et pauvreté, essayant de remonter la pente, l’un voulant retrouver sa gloire passée sans l’héroïne, l’autre tentant douloureusement de percer au cinéma.
Ethan Hawke incarne avec justesse l’immaturité et l’inconstance du personnage, en quête perpétuelle de reconnaissance et incapable à renoncer aux sirènes dangereuses de la drogue. La drogue (le speedball, mélange de cocaïne et d’héroïne), vecteur puissant de plaisir mortifère mais aussi moyen incontournable d’accéder à la musique.
Sans illusion bien sûr sur ces liaisons dangereuses, le film rappelle en filigrane que la défonce a fait partie intégrante de la vie de bien des génies du jazz, de Billy Holiday à Charlie Parker en passant par Miles Davis, ici montré comme l’éternel et génial rival de Baker.
Tamisé de la même lumière bleutée – la classe pour un film en noir et blanc ! – que celle qui devait baigner les clubs de jazz de la Côte Est, Born to be blue assume avec élégance les promesses de son titre : un film sobre et touchant, bercé par la mélancolie d’un blues associé pour toujours à l’interprète de My funny Valentine.