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Pour être à l’heure à Utopia !
Tout à commencé il y a environ 3 mois. Nous avions alors la simple idée de mettre un encart sur la gazette pour vous informer des bons plans et des forfaits avantageux pour accéder à l’intra-muros. Carte_Avignon, juil. 2017Tout à commencé il y a environ 3 mois. Nous avions alors la simple idée de...

POUR ÊTRE À L’HEURE À UTOPIA : places de parking
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Séances bébé
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux apparais...

100 pour 1
L’association 100 pour 1 dans le Vaucluse et environ met en place une action concrète pour refuser que des familles avec des enfants soient laissées à la rue.Elle procure gratuitement un logement à des familles et les accompagne pour une durée indéterminée. Ce sont actuellement des familles sans...

UN PAESE DI CALABRIA

Shu AIELLO et Catherine CATELLA - Italie/France 2016 1h34mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

UN PAESE DI CALABRIAC'est une bouffée d'espoir, un souffle d'optimisme qui nous arrivent de Calabre, cette pointe de la botte italienne, pas touristique pour une lire, contrairement à la Sicile toute proche. Plus précisément d'un petit village à l'intérieur des terres, Riace. Un village frappé, comme beaucoup d'autres dans le coin, par un exode rural qui ne date pas d'hier, dans cette région agricole et pauvre qui fut longtemps une très importante terre d'émigration, grossissant une diaspora calabraise particulièrement nombreuse en France, mais surtout aux Etats Unis – au point que les Calabrais sont plus nombreux hors d'Italie que dans leur région d'origine.

A Riace, il s'est passé à la fin des années 1990 quelque chose d'improbable qui a inversé la tendance : un premier arrivage de 200 Kurdes sur les côtes, à quelques kilomètres. Et au lieu du rejet, ou de la simple compassion, l'idée de génie des habitants et de l'incroyable maire, Domenico Lucano : considérer les nouveaux arrivants comme une véritable chance pour le village et leur proposer de s'installer tous en réhabilitant les maisons abandonnées. Un coup de jeune salutaire pour la petite communauté, à l'époque largement composée de retraités ! Pas loin de vingt ans plus tard, Riace est devenu un exemple mondial d'accueil intelligent des migrants, qui ont grandement contribué à faire renaître un village dans une société recomposée, respectueuse autant des traditions que des cultures des nouveaux arrivants…
Les deux réalisatrices marseillaises Catherine Catella et Shu Aiello se sont immergées au cœur de cette passionnante expérience en se nourrissant de leur origines calabraises. Elles superposent aux images d'aujourd'hui le récit en voix off de la grand-mère de l'une d'elles, partie de Calabre dans les années 1930 pour rejoindre le Sud de la France, rappelant intelligemment qu'autrefois les immigrés c'étaient eux, ces Italiens qui sont aujourd'hui confrontés à l'arrivée massive des migrants…

La caméra attentive et discrète des deux réalisatrices sait capter le quotidien tantôt drôle, tantôt touchant de cette cohabitation heureuse : autour d'un jeu de dames, la complicité entre un vieux Calabrais parlant à peine italien et un des premiers Kurdes arrivés au village ; ces messes improbables dans un pays très catholique où le curé, pourtant peu enclin à l'œcuménisme, a fini par inviter chacun à s'exprimer selon sa religion ou sa culture ; l'effervescence créée par des enfants fraichement arrivés d'Egypte ou de Syrie dans une école autrefois moribonde… Sans angélisme (le film ne fait l'impasse ni sur la menace de la n'drangheta, l'implacable mafia calabraise, ni sur l'aspiration d'une partie des plus jeunes migrants à quitter Riace pour les grandes villes), Paese di Calabria est une formidable leçon d'optimisme pragmatique et humaniste à l'encontre de tant de politiques d'exclusion démagogues.