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Pour être à l’heure à Utopia !
Tout à commencé il y a environ 3 mois. Nous avions alors la simple idée de mettre un encart sur la gazette pour vous informer des bons plans et des forfaits avantageux pour accéder à l’intra-muros. Carte_Avignon, juil. 2017Tout à commencé il y a environ 3 mois. Nous avions alors la simple idée de...

POUR ÊTRE À L’HEURE À UTOPIA : places de parking
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Séances bébé
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux apparais...

100 pour 1
L’association 100 pour 1 dans le Vaucluse et environ met en place une action concrète pour refuser que des familles avec des enfants soient laissées à la rue.Elle procure gratuitement un logement à des familles et les accompagne pour une durée indéterminée. Ce sont actuellement des familles sans...

En collaboration avec Contraluz, la séance du jeudi 9 mars à 20h10 sera suivie d’une rencontre avec Evelyne Coutel, spécialiste de cinéma hispanique, enseignante à l’Université de Toulon.

CITOYEN D'HONNEUR

Mariano COHN et Gaston DUPRAT - Argentine 2016 1h57mn VOSTF - avec Oscar Martinez, Dady Brieva, Andrea Frigerio, Nora Navas... Scénario de Andrés Duprat.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CITOYEN D'HONNEURInclassable ! Dès qu’on essaie de l’enfermer dans une case, ce film rebondit
tout comme son personnage principal. Drôle et cynique sont les premiers mots qui viennent instantanément, mais ils restent bien insuffisants. Les réalisateurs
n’ont visiblement aucune envie de brosser leurs spectateurs dans le sens du poil et c’est parfaitement réjouissant : c’est donc avec un plaisir sans partage
qu’on se laisse embarquer dans leur univers déboussolant.

Première mise en bouche amusée et grotesque : Daniel Mantovani se voit attribuer
en grande pompe l’inestimable Prix Nobel de Littérature. Les spectateurs semblent écrasés par l’ambiance d’un somptueux théâtre paré de rouge profond, d’ors vieillissants et de vert antique. Devant la prestigieuse assemblée,
notre homme se lance dans un discours désabusé, provocateur, suite auquel une
ombre passe sur l’assistance qui n’applaudira pas spontanément. Sous son diadème, la reine darde un regard réprobateur tandis que les yeux des hommes
en queue de pie et autres uniformes semblent curieusement éteints. On ressort
de l’épreuve en ayant oscillé avec le personnage principal entre rêve et réalité
cauchemardesque, hésitant avec lui entre larmes ironiques, rires sardoniques,
humilité narcissique : chahutés par des idées et des sentiments incompatibles.

Puis nous voilà cinq ans après. Le doute n’est plus possible. Daniel Mantovani
est bien le premier et le seul écrivain argentin à avoir reçu un prix Nobel qui le place, sur le plan de la reconnaissance internationale, au-dessus de l’illustre Jose Luis Borges (allusion ironique au fait que le vénérable jury du Nobel a toujours ignoré cet immense auteur). Une charmante assistante l’aide à répondre, trier les innombrables sollicitations qui pleuvent du monde entier. On s’arrache la présence de celui qui n’a plus rien à prouver et refuse souvent les propositions les plus alléchantes. La tâche n’est pas aisée pour faire entendre raison à ce têtu chronique et blasé.

Mais voilà que dans une brève missive, son passé refait surface. Le maire de
Salas, sa petite ville argentine natale, l’invite à une célébration où sa communauté le désignera comme Citoyen d’honneur. L’assistante persifle, elle
imagine mal son patron adoré aller se perdre au fin fond d’un pays qu’il a fui
et soigneusement évité depuis une trentaine d’année, lui préférant amplement
le charme cultivé de l’Europe. Mantovani ironise lui aussi, s’imaginant une cérémonie miteuse à la hauteur d’une consécration insignifiante. Comme à son habitude, il balaie l’idée d’un négligeant revers de main pour, étonnamment, hésiter quelques minutes plus tard. Malgré ses allusions caustiques, son sourire se fait étrangement rêveur.
Voilà donc notre misanthrope qui embarque pour un aller-retour express au
bled, vers le pays des bouseux qui ont constitué toutes ces années son fond
de commerce. Car il n’est pas un de ses livres qui n’égratigne Salas et ses habitants, se servant d’eux pour brosser le portrait décapant d’une Argentine qu’il n’a pourtant pas vu évoluer. Sur place il va découvrir, à son grand étonnement, que les bouseux lisent parfois et ont de son oeuvre des interprétations bien personnelles. Au fil des rencontres et des événements, l’admiration inconditionnelle envers celui qui a fait la renommée de leur coin paumé va peu à peu se transformer en quelque chose de plus confus et de plus sombre et faire vaciller les certitudes de chacun. L’ambiance se tend, l’humanité s’oublie, toujours plus bestiale et sauvage.
Pour l’anecdote, si Daniel Mantovani n’a évidemment jamais existé, les réalisateurs se sont pris au jeu et sont en train de pousser le vice jusqu’à lui inventer une œuvre qu’ils commencent à faire publier. Comme si cette fiction pouvait devenir réalité.

Samedi 18 mars à 15h à la bibliothèque Ceccano - Dans le cadre de Le Monde arabe (en)chante. Cervantès l’Algéroi : présentation du livre de Adriana Lassel Cinq an- nées avec Cervantès en présence de l’auteur. Du 3 au 12 mars : Présentation de l’opéra l’Ombre de Venceslao. Renseignements au 06 87 23 11 41 et sur contact@contraluz.fr