Loading
LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 48€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux apparais...

Séances bébé
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

LA GAZETTE SUR VOS ECRANS
Bonjour à vousPlus bas, vous pouvez consulter la gazette actuelle——-Petite astuce : pour afficher la gazette en plein écran, il vous faut cliquer sur l’icône en bas à droite représentant un petit rectangle dans un plus grand rectangle.Plus commode : vous pouvez également ...

TWAVOX
Les salles 1 et 2 de La Manutention, ainsi que notre salle République sont maintenant accessibles aux personnes avec handicap visuel et/ou auditif, grâce à la solution Twavox.La particularité de l’application Twavox (créée et developpée par Joseph Zira, lui-même malentendant) est de vous permett...

UTOPIA TOULOUSE DEVIENT L’AMERICAN COSMOGRAPH
C’est vraiment très chouette de la part de l’équipe d’Utopia Avignon de nous laisser cet espace pour vous raconter un peu ce qui se passe du côté de Toulouse… Un Utopia y prend son indépendance, ça n’arrive pas tous les jours !Pour la petite histoire, Utopia est arrivé à Toulouse en 1993 en ache...

En collaboration avec l’AFIA (Association Franco- Italienne d’Avignon), la séance du lundi 10 avril à 18h15 sera suivie d’une rencontre avec Paule Baisnée , enseignante de cinéma.

FIORE

Claudio GIOVANNESI - Italie 2016 1h49mn VOSTF - avec Daphne Scoccia, Josciua Algeri, Valerio Mastandrea, Laura Vasiliu... Scénario de Claudio Giovannesi, Filippo Gravino et Antonella Lattanzi.

Du 22/03/17 au 11/04/17

FIOREIl est des enfances cabossées qui, le temps passant, se transforment en rage. Une rage qui déborde et qui, faute d’un cadre bienveillant, fait faire un peu plus que les simples petites bêtises qui jalonnent le parcours des jeunes gens. On sait que l'adolescence est un âge particulièrement cinématographique : ce mo- ment où tout semble se jouer, où tout peut se gagner mais tout aussi bien se perdre, les repères comme les garde-fous, l’innocence de l’enfance comme les rêves qui sont nés avec.


Claudio Giovannesi prend le temps, avec une pudeur extrême, d'explorer cet immense champ de tous les possibles et de tous les dangers et parvient ainsi à faire ressentir les mécanismes secrets et imprévisibles de cette parenthèse si particulière. Une parenthèse sans cesse traversée par une folle envie de se jeter dans le vide, pour le plaisir de la sensation, pour l’interdit, mais aussi pour se prouver que l’on est immortel.

Daphné est une jeune fille un peu paumée, frêle et jolie, un minois de chat sauvage qui cache sous sa douceur un bouillonnement incandescent, celui de l’urgence de vivre ou plutôt de survivre, d’exister, de s’en sortir, quel que soit le prix à payer. Son truc, c'est le vol à la tire. Dans le métro, elle colle une lame sur la gorge de ses victimes, femmes ou hommes, avant de les délester de leur téléphone portable, pour le revendre et se faire les quelques euros qui lui permettront de tenir jusqu’au lendemain. Arrive l'inévitable, une arrestation suivie d'une peine d'enfermement dans un centre pour délinquants, des jeunes aussi perdus qu’elle, certains un peu plus rudes ou violents, d’autres plus calmes...

Et parce qu'il faut bien croire en quelque chose, qu’il faut bien se raccrocher à une utopie, une étincelle, un élan de tendresse, un semblant de liberté, Daphné tombe amoureuse d'un autre détenu qu'elle aperçoit par la fenêtre de sa cellule. Josh est mignon, tatoué, romantique et à fleur de peau, comme elle. Est-ce de l'amour ? De la faiblesse ? Une simple manière de passer le temps ? Une illusion ? Un peu de tout ça, mais c'est aussi, c'est surtout l'unique lueur au cœur de leurs ténèbres.

Le film déroule sa chronique mélancolique sur le fond neutre à pleurer de cet univers carcéral, sans jamais en rajouter. Pas de gardiennes ou de codétenues sadiques, pas de maltraitance, pas l'ombre d'une hystérie mais un bloc d'indifférence, solide et froid, où se débattre de désespoir ne sert à rien. En personnage périphérique, le père de Daphné fait ce qu'il peut. Lui même ancien dé- tenu, l'aide qu'il apporte à sa fille est dérisoire. Reste alors, pour ces enfants perdus, une terrible alternative : rentrer dans le rang, être sage avant même d'avoir vraiment goûter à la vie, ou alors basculer dans l'interdit, ne serait-ce que pour quelques jours, quelques minutes de liberté. Ont-ils vraiment le choix ?