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Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux apparais...

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Les salles 1 et 2 de La Manutention, ainsi que notre salle République sont maintenant accessibles aux personnes avec handicap visuel et/ou auditif, grâce à la solution Twavox.La particularité de l’application Twavox (créée et developpée par Joseph Zira, lui-même malentendant) est de vous permett...

UTOPIA TOULOUSE DEVIENT L’AMERICAN COSMOGRAPH
C’est vraiment très chouette de la part de l’équipe d’Utopia Avignon de nous laisser cet espace pour vous raconter un peu ce qui se passe du côté de Toulouse… Un Utopia y prend son indépendance, ça n’arrive pas tous les jours !Pour la petite histoire, Utopia est arrivé à Toulouse en 1993 en ache...

En collaboration avec les Amis du Monde diplomatique, ATTAC, la LDH et les Amis de l’Huma. Séance unique le jeudi 23 mars à 20h30, en présence de Christèle Marchand-Lagier, enseignante chercheur, maître de conférence de sciences politiques à l’Université d’Avignon (vente des places à partir du vendredi 10 mars).

J’AI PAS VOTÉ

Moïse COURILLEAU et Morgan ZAHND - documentaire France 2014 47mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » Discours du 7 septembre 1789 de l’abbé Emmanuel-Joseph Sieyès.

L’abbé Sieyès, l’un des pères de la Révolution Française à l’origine de notre système démocratique actuel, avait bien compris la différence entre un gouvernement représentatif et un gouvernement démocratique. L’abbé Sieyès et consorts, par méfiance du peuple et contre les idées d’un Jean-Jacques Rousseau, ont donc préféré nous imposer une démocratie représentative.
S’il en avait été autrement, on aurait tranquillement pris l’habitude d’aller voter tous les quatre matins. On nous aurait demandé de donner quelques minutes citoyennes le dimanche pour approuver le budget de l’État, ou telle loi sur le cumul des mandats, telle autre loi sur la professionnalisation des politiciens...
Est-ce que l’équation « voter = élire » et son corollaire, l’élu agit et pense pour moi, fait qu’au fil du temps, de trahison en trahison, le citoyen finit par s’abstenir ?
Est-ce que si on lui posait de vraies questions, déterminantes sur les choix de société, le citoyen reprendrait le chemin des urnes ?
Ou est-ce le ras-le-bol face aux frasques de cette classe politique, habitués que nous sommes à toutes leurs turpitudes. La campagne qui commence en est en- core un excellent exemple, il suffit d’ouvrir n’importe quel journal.
Mais serait-ce, comme certains le penseraient, parce que nous sommes très mal informés par les médias et de leur traitement de l’information que nous ne votons plus ?

Toujours est-il le constat est cinglant : « le premier parti de France » est bien... l’abstention.

On pourrait trouver ainsi plein de raisons à l’abstention : scandales politico-financiers à répétition, mais aussi non prise en compte du vote blanc, promesses non tenues, « chantage au vote utile »... Les abstentionnistes, souvent présentés comme des inconscients qui par désintérêt et insouciance finiraient par nous pousser dans les bras de l’extrème-droite, ne seraient-ils pas tout simple- ment des citoyens cohérents, et finale- ment courageux, qui envers et contre tout continuent à s’abstenir, insatisfaits des propositions de notre personnel politique, notamment en PACA ou en Nord- Pas-de-Calais Picardie où rode le Front National ?

Le film de Moïse Courilleau et Morgan Zahnd nous montre qu’il ne s’agit pas d’un désintérêt des Français mais plus particulièrement d’un acte conscientisé et volontaire. C’est l’expression d’une fracture entre la représentation nationale et les citoyens. Les Français ne se reconnaissent plus dans leurs hommes politiques. Notre système démocratique est en panne. Partant du principe qu’il est urgent de réfléchir à notre modèle politique et à son avenir, de repenser la place du citoyen dans notre système démocratique, J’ai pas voté propose le bilan de cette crise politique et met en avant des propositions.

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