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LE FEU QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS
 Il y a sept ans nous apprenions avec effroi l’explosion de 3 réacteurs nucléaires dans la centrale de Fukushima au Japon. Au pays du shintoïsme – un culte dédié à la nature -, le choc fut terrifiant. Il venait implacablement raisonner avec la mémoire traumatique d’Hiroshima et Nagasaki. Grand pe...

Procès de la faucheuse de chaises de Carpentras.
 Le 6 février, Nicole Briend, membre d’ATTAC, était convoquée au tribunal correctionnel de Carpentras pour avoir participé à une action collective de désobéissance civile : emprunter 3 chaises à l’agence locale de la BNP, qui devaient être rendues quand la banque aurait fermé toutes ses filiale...

A PART OF US
 Ou une odyssée photographique et toponymique à travers les USA, qui permet de se plonger dans les origines internationales de ce pays. Elle débutera à Amsterdam dans l’État de New York le 5 juin et s’achèvera à Avignon en Californie. Entre temps elle passera par Naples, Paris, China…Réalisée par le...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

JE LA CONNAISSAIS BIEN

(IO LA CONOSCEVO BENE) Antonio PIETRANGELI - Italie 1965 1h50mn VOSTF - avec Stefania Sandrelli, Mario Adorf, Jean-Claude Brialy, Ugo Tognazzi, Nino Manfredi, Franco Fabrizi... Scénario d’Antonio Pietrangeli, Ruggero Maccari et Ettore Scola.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

JE LA CONNAISSAIS BIENOn est ici au-delà de la simple découverte, de la curiosité cinéphile. On est
bien devant une réussite majeure du cinéma italien des années soixante, œuvre
d'un réalisateur très peu connu et encore moins reconnu : Antonio Pietrangeli a
réalisé dix films entre 1953 et 1969, Je la connaissais bien est l'avant-dernier et sans doute son meilleur. Franchement ne le ratez sous aucun prétexte !

Le portrait d'une jeune provinciale qui rêve de devenir actrice est l'occasion
pour Pietrangeli de brosser le tableau sans complaisance d'une société de la
consommation et des faux semblants, d'un monde qui cache son impitoyable
cruauté – et sa totale vanité – derrière un masque de sourires plaqués, d'embrassades hypocrites, de fêtes frelatées. Adriana (sublime Stefania Sandrelli, encore au début de sa carrière, dans l'un de ses plus beaux rôles) quitte son village natal pour faire carrière à Rome. Elle est belle, elle est fraîche, elle est candide, elle est joyeuse, elle croit que tout ça va suffire pour se faire accepter, se faire remarquer, se faire une place au soleil artificiel des plateaux. Elle multiplie les aventures et les emplois en quête d'un rôle… on comprend vite que sa quête est vouée à l'échec.

Je la connaissais bien frappe et fascine par son audace narrative et formelle, par sa complexité, la richesse et la profondeur des caractères et des situations. Adriana est un personnage fascinant et multiple : mutine et tragique, écervelée et perspicace, superficielle jusqu'à la bêtise, lucide jusqu'au vertige. Le scénario(co-écrit avec deux pointures : Ettore
Scola et Ruggero Maccari) est brillantissime, récit polyphonique et fragmenté
qui ouvre en permanence de nouvelles perspectives, qui avance en ruptures de rythme et de tonalité. On retiendra quelques séquences d'anthologie : la visite
d'Adriana à ses parents, l'humiliation publique de l'acteur vieillissant génialement interprété par Ugo Tognazzi… Bref on est tout près du chef d’œuvre inconnu…