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Le blog des profondeurs...
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LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

L’AMANT D’UN JOUR

Philippe GARREL - France 2017 1h16mn - avec Eric Caravaca, Esther Garrel, Louise Chevillotte... Scénario de Philippe Garrel, Jean-Claude Carrière, Caroline Deruas et Arlette Langmann. Festival de Cannes 2017, Quinzaine des réalisateurs.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’AMANT D’UN JOUR
Le cinéma en noir et blanc de Philippe Garrel est peuplé d’ombres et de spectres qui passent de film en film, disparaissent puis renaissent, pour composer inlassablement le motif permanent de son œuvre : la naissance et l’évanouissement du sentiment amoureux. Au cours d’une filmographie entamée à la fin des années soixante, les variantes de cette équation créatrice furent nombreuses et bien souvent douloureuses. Il semblerait que Garrel en ait trouvé, depuis peu, une formulation résolument douce et sereine. Un père, sa fille et une jeune amante : le cinéaste expose les parcours affectifs avec évidence, mettant à nu leurs comportements avec une authentique bienveillance. L'Amant d'un jour reprend la forme concise et aérée de son précédent film, L'Ombre des femmes. À nouveau, la beauté des images et le caractère romanesque du récit conduisent le cinéma de Garrel vers une respiration et une grâce toute retenue qui éclairent à merveille les sphères intimes de ses personnages.


Après une rupture, Jeanne retourne chez son père et découvre qu'il est en couple avec une jeune femme du même âge qu'elle. Ils gardent leur relation discrète : Ariane est étudiante, il est son professeur à l’université. De quoi redouter les regards extérieurs.
Ariane devient vite un précieux soutien pour Jeanne en l’aidant à surmonter son désarroi amoureux. En retour, Jeanne saura garder le secret au sujet des flirts épisodiques auxquels Ariane s’adonne dans le dos de son père. Mais la maturité en amour apprend à n’être dupe de rien…
Entre fougue et sagesse, le trio interprété par Esther Garrel, Louise Chevillotte et Eric Caravaca confère un bel équilibre à cette exploration du thème de la fidélité en amour. Les blessures existent, Philippe Garrel le sait bien. La beauté de son film est d’avoir su le capter sur les visages de la jeunesse. Sans oublier d’en proposer l’antidote par une hauteur de vue bienfaitrice.