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Le blog des profondeurs...
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Aux enseignantes et enseignants de tous degrés.
   Dans le cadre du dispositif Collège et Cinéma, le mercredi 18 octobre sera la journée de prévisionnement des films. Cette journée, destinée prioritairement aux enseignants du dispositif, sera, cette année, ouverte à toutes et tous.Ainsi, ce mercredi vous pourrez voir à 9h00 l’Île de Black Mòr,...

LES LUMIÈRES DE LA VILLE : APPEL A CASTING !
   L’association 100 pour 1 et le cinéma Utopia, lance le projet Les Lumières de la ville : faire un film en une journée avec la participation de 6 jeunes migrants et 6 spectateurs d’Utopia. L’association 100 pour 1 Vaucluse et environ aide des familles sans papiers à se loger et les prend en cha...

Discrètement, la Région PACA met fin aux formations aux premiers savoirs des plus démunis.
En septembre seront célébrées partout en France les journées de lutte contre l’illettrisme ; occasion pour les acteurs de la formation et de l’insertion de mobiliser et de rappeler l’importance de ce phénomène persistant, véritablefléau pour le développement humain et économique de notre société...

Faites pousser une ferme près de chez vous et donnez du sens à votre épargne avec Terre de liens !
   Faites pousser une ferme près de chez vous et donnez du sens à votre épargne avec Terre de liens !La ferme des Gavottes à Plan d’Orgon (13) a besoin de votre soutien pour pérenniser son activité agricole ! terredeliens.org/les-gavottes. En prêtant de l’argent à la Foncière Terre de liens, vous...

AUGMENTATION DES TARIFS À PARTIR DU 18 OCTOBRE 2017
  (La dernière fois c’était le 15 mai 2013). Le plein tarif passe à 7 euros et le carnet d’abonnement à 50 euros pour 10 places ! Par contre, le tarif reste à 4 euros pour les séances avant 13h et pour les moins de 14 ans.Les étudiants devront débourser 5,50€ au lieu de 5€, sauf bien entendu s’il...

La séance du mardi 27 juin à 20h15 sera suivie d’une discussion avec J.L. Puricelli, membre de l’École des Parents et des Éducateurs du Vaucluse.

AVA

Léa MYSIUS - France 2017 1h45mn - avec Noée Abita, Laure Calamy, Juan Cano, Tamara Cano, Baptiste Archimbaud, Franck Beckman... Scénario de Léa Mysius et Paul Guilhaume. Festival de Cannes 2017 : Semaine de la Critique.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AVADès la première séquence, on sait que ce premier film étonnant va nous plonger dans un univers à la fois sensuel et trouble. Nous sommes quelque part au bord de l’océan (à la pointe du Médoc, saura-t-on plus tard, non loin de Bordeaux) et un long plan séquence assez ébouriffant nous fait découvrir une petite plage puis une jetée où s’entassent de manière anarchique des familles de baigneurs. Au chaos des enfants qui se chahutent et des parents qui crient pour les appeler, répond celui des couleurs vives saturées de la lumière estivale, celles des maillots bon marché, des parasols de plage et des serviettes bigarrées, bien loin de l’ordre bourgeois des plages plus chics d’Arcachon, à quelques dizaines de kilomètres. Mais la caméra s’attache à un étrange chien noir qui contraste avec les couleurs de l’été et qui longe la grève avant de s’arrêter devant une adolescente endormie : il en profite pour lui dévorer ses frites. L’ado, c’est Ava, treize ans, mauvaise tête et un peu renfermée, comme bien des gamines de son âge, qui est là en vacances, dans une ambiance parfois électrique, avec sa mère, aussi extravertie et fofolle qu’Ava est réservée.



Cette première scène n’est pas anodine puisque le chien noir mais aussi le contraste entre la lumière et l’obscurité seront les fils directeurs du récit. Car Ava ne le sait pas encore dans les premières minutes du film, mais cet été est au sens propre le dernier été qu’elle verra de ses yeux puisqu’elle est atteinte d’une rétinite pigmentaire, une maladie dégénérative qui va peu à peu lui ôter toute vision nocturne avant de réduire considérablement la vision diurne à un petit cercle. Face à l’inéluctable, la mère l’a décidé, ce sera leur plus bel été. Mais mère et fille n’en ont pas forcément la même vision, d’autant que la mère, très affairée à sa relation enflammée avec un nouvel amant plus jeune, oublie assez vite de s’occuper d’Ava. Celle-ci va donc prendre le large et faire d’elle-même l’apprentissage de la vie tant qu’elle a encore pleinement ses facultés : ça passera notamment par la rencontre avec Juan, un jeune gitan, propriétaire du fameux chien noir et en délicatesse avec la maréchaussée.
Ce qui est formidable, c’est que le film, dans son énergie et sa manière de montrer la rage de vivre d’Ava, parvient à nous faire oublier le tragique du destin de l’adolescente, ce qui évacue tout l’aspect plombant et impose au contraire un ton pêchu voire joyeux, avec quelques moments franchement cocasses.
Durant cet été pas comme les autres, Ava, tout en parcourant le long chemin vers l’acceptation de sa maladie et de ses conséquences, va découvrir l’amour, la sexualité (que le film aborde d’ailleurs frontalement, sans complaisance mais sans fausse pudeur), mais aussi développer ses autres sens pour anticiper ce que sera sa nouvelle vie. Tout ça un peu en marge des conventions et des vies balisées, aux côtés de Juan et de ses amis gitans (très jolie scène de mariage traditionnel que n’aurait pas reniée Kusturica).

Le film, solaire, est porté par le jeu remarquable de ses trois comédiens : la révélation Noée Abita, à la fois mutine et rageuse, au regard charbon comme la nuit qui l’entoure peu à peu ; la toujours épatante Laure Calamy, formidable en mère sensuelle et un chouia irresponsable, ce qui ne l’empêche pas d’être infiniment aimante ; et le jeune Juan Cano, gitan andalou qui joue à merveille ce garçon mystérieux et sauvage, complice actif de l’éveil d’Ava. Léa Mysius, remarquée et primée dans plusieurs festivals pour trois courts métrages qui sortaient vraiment du lot, tout récemment co-scénariste des Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, s’impose avec ce premier long-métrage comme une réalisatrice plus que prometteuse.

L’École des Parents et des Éducateurs observe les transformations sociales affectant la vie familiale et les demandes du public. L’un des axes de réflexion de L’EPE du Vaucluse concerne les liens entre enfance / adolescence, famille et société, notamment à travers l’expression qu’en donnent les œuvres cinématographiques. EPE du Vaucluse • 04 90 82 79 48 • epe84@free.fr • www.ecoledesparents.org