LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4€
Moins de 14 ans : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

LA CLÉ DES CHAMPS vous donne rendez-vous, le dernier de la saison, samedi 17 juin à 10h30 pour une discussion après la projection. Introduction puis discussion ouverte animée après le film par Jacques Mancuso, professeur en service associé avec le cinéma Utopia, qui propose des pistes d’analyse du film, relativement à sa construction, sa situation filmographique, et ses prolongements réflexifs… Cette Clé des champs sera l’occasion de faire une incursion dans le cinéma de Desplechin, pour parler un peu de l’écriture cinématographique en France aujourd’hui… Café offert avant le film à partir de 10h00 en guise d’échauffement ! Venez nombreux !

LES FANTÔMES D’ISMAËL

Arnaud DESPLECHIN - France 2017 1h50mn - avec Mathieu Amalric, Charlotte Gainsbourg, Marion Cotillard, Louis Garrel, Alba Rohrwacher, Laszlo Szabo, Hippolyte Girardot... Scénario d'Arnaud Desplechin, Julie Peyr et Léa Mysius. Festival de Cannes 2017 : Film d'ouverture.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES FANTÔMES D’ISMAËLAprès l'oubli – assez incompréhensible – par le comité de sélection du très beau Trois souvenirs de ma jeunesse il y a deux ans, Arnaud Desplechin est de retour dans la sélection officielle du Festival de Cannes, hors compétition – il s'en fiche probablement un peu et nous aussi – mais en ouverture. Qui le voudra verra dans Les Fantômes d’Ismaël bien des références, des chassés-croisés, de simples clins-d’œil ou des échos plus intimes à la filmographie d’Arnaud Desplechin, et plus largement au cinéma qu’il affectionne, qui le nourrit, qu’il admire.



Qui le voudra verra dans Les Fantômes d’Ismaël un hommage à peine dissimulé aux héroïnes hitchcockiennes, en particulier celles de Vertigo (le personnage interprété par Marion Cotillard se prénomme Carlotta…) ou de Rebecca : femmes à la beauté excessive et sauvage ou à la grâce plus froide et discrète dont les âmes sont traversées par la passion amoureuse, les fantômes du passé ou l’éternelle question de l’identité. Mais on peut bien évidemment plonger avec Ismaël et ses fantômes en étant vierge de toutes traces cinéphiles, le voyage n’en sera pas moins agréable, ni moins fort, peut-être même sera-t-il encore plus surprenant, plus déconcertant. C’est un film à tiroirs, un puzzle, un subtil assemblage de morceaux de vies éclatés, comme Desplechin les affectionne. Un film où la fiction dans la fiction se joue de nous et des codes classiques de narration, où le fantastique n’est jamais très loin. Un récit qui caresse comme pour s’en moquer les histoires d’amour tourmentées de ces pantins faits de chair et de mélancolie, puis qui glisse doucement vers la farce avant de se tourner comme par erreur vers le film d’espionnage et de finir dans les beaux draps de la comédie dramatique, sous lesquels, immanquablement, s’agite le trio amoureux (un homme, deux femmes). Autant dire que vous serez un peu baladé au milieu de ces personnages un peu fous… fous d’amour ou de regrets, fous de l’irruption inattendue des fantômes du passé, fous de la laborieuse fabrication d’un film, fous d'être promenés dans les arcanes des services secrets internationaux…

En dire trop serait sacrilège… alors voilà ce qu’en dit le maître de marionnettes : « C'est le portrait d'Ivan, un diplomate qui traverse le monde sans n'y rien comprendre. C'est le portrait d'Ismaël, un réalisateur de films qui traverse sa vie sans n'y rien comprendre non plus. C'est le retour d'une femme, d'entre les morts. C'est aussi un film d'espionnage… Cinq films compressés en un seul, comme les nus féminins de Pollock… » Ismaël (Mathieu Amalric, qui ré-endosse ici l'identité d'Ismaël Vuillard qu'il avait dans Rois et reine) – pas plus que Bloom, son maître en même temps que son exbeau-père – ne se remet pas de la mort de sa jeune épouse Carlotta, disparue il y a vingt ans. Il vit cependant une relation forte avec Sylvia (Charlotte Gainsbourg), astrophysicienne discrète mais passionnée : il l'aime, elle l'aime aussi, ils sont heureux, voilà tout. Mais à la veille du tournage de son nouveau film, consacré au portrait d'Ivan, personnage largement inspiré par son frère, Carlotta, pourtant déclarée officiellement morte, revient. Et bouleverse tout. Sylvia s'enfuit… Ismaël refuse que Carlotta revienne dans sa vie. Il a peur de devenir fou, s'échappe du tournage et s'enferme dans sa maison familiale à Roubaix. Peut-être qu’en tirant les ficelles des personnages de son film, loin du monde, il parviendra à recomposer les fragments passés et présents de sa tumultueuse existence…