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LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

En collaboration avec Le Point de Capiton. Le mercredi 7 juin à 18h30, la séance sera suivie d’une discussion animée par Simone Molina et des membres du Point de Capiton.

LOU ANDREAS-SALOMÉ

Cordula KABLITZ-POST - Allemagne 2016 1h53mn VOSTF - avec Katharina Lorenz, Nicole Heesters, Liv Lisa Fries, Matthias Lier, Alexander Scheer, Harald Schrott...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LOU ANDREAS-SALOMÉ« Je ne puis vivre selon un idéal, mais je puis vivre certainement ma propre vie. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe mais […] quelque chose qui est tout chaud de vie et plein d’allégresse. » Une bouffée de liberté traverse l’écran, une présence magnifique habite le film, un esprit vif argent, une vie captivante. Force et beauté. Et une liberté pure, brute, que Lou von Salomé taille comme un diamant tout au long de sa vie avec comme seuls outils une intelligence prodigieuse, au service d’une soif insatiable de connaissance, et une énergie digne de l’ensemble des volcans japonais. Une séquence marquante du film nous plonge dans le regard de l’actrice incarnant Lou au moment où, alpaguée par le nazisme montant, cloîtrée dans sa demeure, elle décide d’écrire, avec l'appui d'un jeune éditeur, ses mémoires. On voit valser dans ses yeux la vitalité, l’énergie sereine d’une vie qui a été portée avec conviction, joie et liberté.



Projet de longue date de Cordula Kablitz-Post, ce premier film entend mieux cerner cette femme que l’on connaît souvent uniquement à travers les hommes dont elle a croisé le chemin. Lou von Salomé est allemande d'origine russe, née en 1861 à Saint-Petersbourg, benjamine et seule fille d’une fratrie de 6 enfants. Elle étudie la théologie et la philosophie, parle plusieurs langues, devient essayiste, romancière, psychanalyste… Le film restitue cet étonnant parcours entre classicisme et stylisation – les transitions de la vie de Lou se figent sur fond de cartes postales – pour traduire au mieux à l'écran cette personnalité foisonnante, complexe, influente, souvent conflictuelle.

On a rarement vu une vie jalonnée de relations aussi riches. Lou fut la partenaire intellectuelle, d'égale à égal, de Nietzsche, Rilke, Freud ! Mais aussi de l'orientaliste Friedrich Carl Andreas (de quinze ans son aîné, dont elle accepta de devenir l'épouse à la seule condition que ce mariage ne soit pas consommé…), de Rée, Wedekind, Schnitzler, Hofmannsthal…

Tous ces hommes brillants, elle les a inspirés, envoûtés, éveillés et rendus à euxmêmes. L’œuvre qu’elle laisse fait le récit de ces relations (Journal, Mémoires, récits, nouvelles, articles de presse, « Lettre ouverte à Freud », contributions à la psychanalyse naissante, un essai sur Nietzsche). Elle avait des amis partout dans le monde, grande voyageuse, randonneuse acharnée malgré sa santé chancelante. Âme forte à la gaieté étonnante. On imagine cette défricheuse d'idées discuter philosophie dix heures par jour avec Nietzsche. Arpenter la poésie de Rilke, qui fut son amant. On la suit, lisant ses œuvres dans les salons littéraires, portée par une activité intellectuelle frénétique. Introduite dans le cercle d’intellectuels brillants, d’artistes et d’écrivains tenu par Malwida von Meysenbug, une des organisatrices du mouvement féministe.

Cette intelligence dangereuse (comme Freud la qualifia) est pourtant fort peu connue hors du milieu psychanalytique. Ce film nous donne l’occasion d’approcher la vie et les idées d’une femme extrêmement en avance sur son temps. Une femme qui rompt avec le mythe de la femme muse inspiratrice, qui conquiert une autonomie et une indépendance totales, une émancipation de la domination masculine autant sur le plan sexuel que psychologique. « Le monde ne te fera pas de cadeau. Crois-moi. Si tu veux avoir une vie, vole-la. »

LE POINT DE CAPITON
Pour clore avant l’été le cycle des films sur le thème fiction et narration…

Belle aventure ! Nous vous proposons de débattre autour du film Lou Andreas-Salomé, évoquant sa vie de romancière, essayiste, nouvelliste, psychanalyste. Bel hommage au féminin, hommage à la liberté, à l’intelligence et au désir de découverte au-delà des normes de l’époque. Nous aborderons tout un pan de l’histoire de la psychanalyse dans son temps : récit des origines, qui renvoie à la subversion de Freud quand il découvre la psychanalyse et qu’il accepte de se taire pour écouter les femmes qui viennent lui demander de l’aide. Récit qui dit combien le féminin, que Freud nommait « le continent noir », le fascinait et fascinait les hommes que Lou AndreasSalomé a côtoyés. Cette fiction nous permettra d’interroger autant cette époque du tournant des xixe et xxe siècles que notre temps. Lors du débat, il est à parier que des passerelles seront tentées entre hier et aujourd’hui… Nous vous attendons nombreux, et toujours actifs lors du débat qui suivra, comme ce fut le cas pour chacune des précédentes séances de ce cycle. Que chacun en soit ici remercié !
Pour les membres du C.A, Simone Molina, Présidente du Point de Capiton.