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Pour être à l’heure à Utopia !
Tout à commencé il y a environ 3 mois. Nous avions alors la simple idée de mettre un encart sur la gazette pour vous informer des bons plans et des forfaits avantageux pour accéder à l’intra-muros. Carte_Avignon, juil. 2017Tout à commencé il y a environ 3 mois. Nous avions alors la simple idée de...

POUR ÊTRE À L’HEURE À UTOPIA : places de parking
   PARKING PIOT : horaire de la navette de la Porte de l’Oulle à l’Île Piot. Lundi au samedi et dans les deux sens, sauf jours fériés, premier départ vers 7h20 et dernier vers 20h20 toutes les 10 minutes environ.PARKING DES ITALIENS : horaires de la navette (aller-retour gratuit au départ d...

Séances bébé
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux apparais...

100 pour 1
L’association 100 pour 1 dans le Vaucluse et environ met en place une action concrète pour refuser que des familles avec des enfants soient laissées à la rue.Elle procure gratuitement un logement à des familles et les accompagne pour une durée indéterminée. Ce sont actuellement des familles sans...

En collaboration avec l’association SOS homophobie d’Avignon et Miradas Hispanas. La séance de jeudi 8 juin à 20h30 sera suivie d’une rencontre avec les membres des deux associations.

PLUS JAMAIS SEUL

Écrit et réalisé par Alex ANWANDTER - Chili 2016 1h21mn VOSTF - avec Sergio Hernandez, Andrew Bargsted, Jaime Leva, Antonia Zegers, Astrid Roldan...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PLUS JAMAIS SEULDe longues nappes électro rappellent étrangement la B.O. de Aguirre, la colère de Dieu composée par Popol Vuh, Aguirre qui ouvrit un impraticable chemin d'expédition pour trouver l'Eldorado. Dans Plus jamais seul, c'est affirmer son identité dans une société profondément intolérante qui s'apparente à la quête du Graal.

Le film est d'abord l'histoire de Pablo, jeune lycéen chilien qui se découvre une passion pour le cabaret. Il porte en son cœur trois indéfectibles amours : l'un pour son amant Félix, l'autre pour sa meilleure amie Mari, le dernier pour son père Juan, avec qui il entretient une complicité silencieuse, des élans timorés, comme si les non-dits pouvaient subitement émerger et les prendre à la gorge. Le père cache quelques images du passé pendant que le fils s'évertue à dissimuler celles du présent, sa vie nocturne secrète, sa sexualité. Nous-mêmes, spectateurs, en sommes tenus à l'écart : les moindres bribes qui nous sont données à voir de la vie occulte de Pablo sont toujours accompagnées de musiques magistrales qui prennent le dessus sur les ambiances réelles d'une foule ou d'un spectacle, se superposent au corps jeune, flamboyant, de Pablo pendant qu'il danse : l'esthétique est belle, pop, on se délecte. Jusqu'à ce que Pablo soit victime d'une agression homophobe, spectaculaire de violence et d’absurdité. Et ce qui semblait être un film essentiellement centré sur la vie du jeune homme, un teen movie, devient, par une ingénieuse inversion de la ligne narrative, un portrait de la puissance de l'amour paternel, le récit de la manière dont le monde de Juan change après le traumatisme.

Une pression grandissante pèse sur Juan, dont le combat acharné pour rendre justice à son fils jouxte ses tentatives de sauvetage de l'usine dans laquelle il travaille, spécialisée dans la conception de mannequins de vitrine. Une entreprise confrontée à la loi du marché dont nous connaissons par cœur l'éternelle rengaine : la compétitivité face à la concurrence étrangère. Un intelligent parallèle est ici esquissé entre le métier du père et le rôle important que le corps joue tout au long du film, à travers le symbolisme sous-jacent du mannequin, à la plastique lisse et parfaite : l'abstraction de ce qu'un corps devrait être (quand bien même certains corps, à l'image de celui de Pablo, sont passés à tabac parce qu'ils apparaissent comme déviants) et la violence sociale qui est constamment faite au corps, spécialement envers celui des femmes, comme le fera remarquer le formidable personnage secondaire d'une toubib bienfaitrice : « Ah, c'est vous qui faites ces mannequins qui nous font nous sentir grosses ? ». Un échange comme une éclaircie d'humanité dans un monde de brutes embrouillé dans toutes formes de problématiques économiques, culturelles, historiques, générationnelles. Le film, d'une grande finesse, servi par une mise en scène et une esthétique subtilement maîtrisées, montre parfaitement cette complexité du social et de ses enjeux.

Il s'agit du premier long métrage d'Alex Anwandter, qui est une star de la chanson au Chili et dans toute l'Amérique latine. C'est à la suite de l'agression homophobe d'un de ses fans qui succomba à ses blessures, qu'Alex Anwandter a décidé d'écrire son premier film pour lui rendre hommage. Et c'est un merveilleux hommage.

Miradas hispanas est une association avignonnaise de diffusion des cinémas du monde hispanique. Voir site : miradashispanas.free.fr