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TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4€
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Le blog des profondeurs...
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LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

Séances les 9, 15 et 19 juillet à 10h30.

AYA DE YOPOUGON

Marguerite ABROUET et Clément OUBRERIE - film d'animation France 2013 1h28mn - avec les voix de Aïssa Maïga, Tatiana Rojo, Tella Kpomahou, Jacky Ido, Eriq Ebouaney, Emil Abossolo-Mbo... D’après leur fameuse bande dessinée.
POUR LES ENFANTS À PARTIR DE 8 ANS.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AYA DE YOPOUGONMarguerite Abouet a passé son enfance en Côte d’Ivoire dans les années 70 et, jeune auteure fraîchement débarquée en France, s’est inspirée des aventures de ses grandes sœurs et cousines pour raconter la vie drôle et trépidante du quartier de Yopougon. Entre histoires d’amour rocambolesques et fêtes tous les soirs dans les maquis, ces petits restaurants-dancings où l’on boit et danse jusqu’au bout de la nuit ; histoires de papas un peu volages, avec cette propension des garçons ivoiriens à aimer la frime occidentale, dans un pays qui s’ouvrait au marché mondial. L’histoire, avec la complicité du dessinateur Clément Oubrerie, est devenue une formidable et savoureuse BD que se sont arrachés les amoureux de l’Afrique et ceux qui veulent juste la découvrir. C’est également un film très réussi.

Au centre il y a Aya, une toute jeune fille qui, contrairement à ses meilleures amies Adjoua et Bintou qui vont gazer (en argot d’Abidjan : danser et draguer) la nuit dans les maquis, préfère étudier et assurer son avenir. Aya classe ses copines, qu’elle aime bien néanmoins, dans la catégorie C : Couture, Coiffure, Chasse au mari. D’ailleurs, conséquence collatérale, Adjoua tombe enceinte, probablement des œuvres du fils passablement abruti du gros industriel local, patron d’une entreprise de bières qui emploie le père d’Aya…
Aya de Yopougon en posant un regard amusé et tendre sur ce monde largement patriarcal, est un vrai hommage à la femme ivoirienne qui sait parfaitement mener sa barque face à des hommes le plus souvent inconséquents, qui ne savent pas forcément gérer leur « troisième bureau ». Et puis c’est aussi un regard drolatique sur ces années 70 ivoiriennes obsédées par la modernité et le mimétisme avec les modes occidentales.
Vous l’aurez compris, ce dessin animé particulièrement revigorant est surtout une ode au vivre ensemble, pas étonnant qu’il ait été produit par les réalisateurs (Antoine Delesvaux et Joan Sfar) du Chat du Rabbin, autre formidable appel à la tolérance dans la joie.