LA GAZETTE
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TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
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Le blog des profondeurs...
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LES LUMIÈRES DE LA VILLE, DES NOUVELLES DU PROJET.
Les Lumières de la ville, c’est ce projet qui nous tient à coeur, celui que nous développons patiemment avec la dévouée Marie-Hélène de 100 pour 1 et le non-moins dévoué Christophe pour l’aspect technique. Sans oublier nos complices de Cinambule et du Collectif Inouï. C’est donc la création d’une «&...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

Ils viennent découvrir des films
Que nous les appellions migrants, immigrés, réfugiés… Qu’ils soient partis de chez eux pour des raisons économiques, de famine ou de guerre, raisons religieuses, orientation sexuelle… Ils ont fui l’âme abimée, espérant trouver un endroit où la vie serait possible. Ils sont jeunes et viennent de temp...

PÉTITION POUR QUE BEN RESTE EN FRANCE
Ben jeune ivoirien qui était hébergé par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) dans un hôtel à Avignon a reçu jeudi 19 octobre une Obligation de Quitter le Territoire Français et l’ASE a demandé une levée de placement. Ben peut donc se retrouver à la rue. Ben Diakite est né le 24/03/2000, il a un certifi...

Projection unique le lundi 17 juillet à 14h00, suivie d’une rencontre avec Dominique Wallon, fondateur du Festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt.

LA NOIRE DE…

Écrit et réalisé par Ousmane SEMBÈNE Sénégal 1966 1h05 - Avec Mbissine Thérèse Diop, Anne Marie Jelinek, Robert Fontaine, Momar Nar Sene...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)


Diouana est bonne à Dakar pour une famille de coopérants français et finit par s’envoler pleine d’illusions en compagnie de ses employés en direction de la France. La France que Diouana connaît est celle d’un espace ouvert aux promesses et aux rêves, ceux qui s’étalent sur les pages glacées des magazines. Mais tout cela sera de courte durée, car à peine arrivée en France, elle déchante. Entre le racisme décomplexé de Madame et Monsieur, surfant entre paternalisme et humiliation avec une aisance incroyable, Diouana devient un simple objet de commandement, un animal exotique pour les convives et dépérit peu à peu…

Considéré comme la première date clef de l’Histoire du cinéma africain, La Noire de… est peut être le premier film post-colonial africain. Ousmane Sembène (qui fut d’abord un romancier acclamé dans son Sénégal natal dans les années 50), avait choisi de prendre la caméra par souci de toucher un public plus large et pour une bonne part analphabète. Pour rompre également avec la culture d’exportation, qui voit les œuvres africaines déterminées par le lectorat occidental, ou les bourgeoisies locales, il expliquait que l’Afrique constituait son public, cependant que l’Europe n’était à ses yeux qu’un marché. D’autre part, accessoirement, le choix du récit de la Noire de… met en exergue l’attitude de la nouvelle bourgeoisie noire, imitant ostensiblement les comportements des Blancs.

Le film parcourt le sentiment d’enfermement et d’aliénation ressentie par Diaouana, quasiment cloîtrée dans la maison de ses patrons, se réfugiant dans un silence de protestation, tenant tête avec obstination à sa maîtresse. Entre douceur et rebellion, la jeune femme symbolise alors à elle seule toute la révolte des femmes contre l’injustice de la colonisation.